Afrique et Cameroun : liberté des femmes, l’avortement divise toujours

Sur l’avortement, les opinions se partagent.

Entre droits reconnus et tabous persistants, le continent avance sur la maternité et le mariage, mais reste scindé sur l’interruption de grossesse.

Au Cameroun et dans toute l’Afrique, les femmes gagnent du terrain sur leurs droits. Elles peuvent désormais choisir leur mariage et décider du nombre d’enfants qu’elles auront. Mais sur l’avortement, c’est une autre histoire.

C’est ce que révèle l’enquête Afrobarometer, menée entre 2024 et 2025 auprès de 51 000 personnes dans 38 pays africains. Selon l’étude, 75 % des Africains estiment que les femmes doivent décider quand se marier, et 62 % quand et combien d’enfants avoir. Les femmes elles-mêmes sont plus nombreuses à soutenir cette liberté.

La scolarité des jeunes mères est largement défendue. Huit citoyens sur dix jugent que les filles enceintes ou déjà mères doivent pouvoir poursuivre leurs études. L’éducation à la sexualité à l’école recueille également un large soutien, avec plus de 70 % d’avis favorables.

L’accès aux contraceptifs divise encore. 58 % des Africains sont favorables à ce que toute personne sexuellement active y ait accès, quel que soit son statut marital, et 53 % quel que soit l’âge. Mais dans les zones rurales et chez les moins instruits, le scepticisme reste fort.

Sur l’avortement, les opinions se partagent. Une majorité (63 %) accepte l’interruption de grossesse si la santé ou la vie de la femme est en danger. En cas de viol ou d’inceste, seulement 48 % trouvent l’avortement justifiable. Et si la femme ne veut pas d’enfant ou manque de ressources, 65 à 69 % s’y opposent.

Au Sénégal, la situation des violences basées sur le genre illustre un paradoxe. Près d’un tiers des citoyens voient fréquemment des violences contre les filles. Les violences conjugales et verbales restent courantes. Les victimes hésitent à porter plainte par peur ou par pression sociale.

Au Cameroun, le scénario est similaire. Les droits progressent, mais la société reste partagée sur l’avortement. Violences sexuelles et discriminations persistent. L’enquête souligne l’urgence de renforcer la protection des femmes et leur autonomie, tout en respectant les sensibilités locales.

L’Afrique avance. Mais certains combats sont loin d’être gagnés. Peut-être que le continent africain n’est pas prêt mené tous les combats à la fois. Surtout lorsqu’ils s’associent à l’éthique et à la spiritualité. C’est le cas de l’avortement.

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