Puissance militaire : le Cameroun tient son rang en Afrique centrale

Deuxième force de la CEMAC, l’armée camerounaise confirme sa solidité dans un environnement sécuritaire sous tension.

Le Cameroun maintient sa position stratégique en Afrique centrale. Selon l’édition 2026 du classement mondial des armées publié récemment par le site américain spécialisé Global Fire Power (GFP), le pays se classe 99ᵉ au niveau mondial, avec un Power Index de 2,1689, conservant ainsi sa deuxième place au sein de la CEMAC, derrière le Tchad.

Dans une sous-région marquée par des fragilités sécuritaires persistantes, ce classement confirme le statut du Cameroun comme pilier militaire régional, loin devant le Congo (117ᵉ mondial), le Gabon (132ᵉ) et la Centrafrique (143ᵉ). La Guinée équatoriale, absente du classement 2026, ne figure pas dans cette comparaison.

Un indice composite, révélateur de capacités structurelles

Le Power Index de Global Fire Power repose sur plus de 60 indicateurs, regroupés en six grandes catégories : effectifs humains, équipements militaires, capacités financières, logistique, ressources naturelles et paramètres géographiques. Plus le score est faible, plus la puissance militaire est jugée élevée.

À noter : l’indice n’intègre ni l’arsenal nucléaire, ni le facteur littoral comme élément pénalisant, ce qui permet une évaluation plus équilibrée des armées de pays enclavés ou semi-enclavés. Dans ce cadre, le score du Cameroun reflète une armée équilibrée, disposant de capacités opérationnelles réelles, même si son poids reste modeste à l’échelle mondiale.

Face au Tchad, deux modèles militaires distincts

Premier de la CEMAC, le Tchad se classe 85ᵉ mondial avec un score de 1,8594. Sa meilleure position s’explique notamment par une expérience opérationnelle accrue, forgée par des engagements répétés dans des théâtres de guerre régionaux (Sahel, bassin du lac Tchad), et par une armée historiquement structurée autour du combat terrestre.

Le Cameroun, pour sa part, mise sur une approche plus polyvalente, articulant défense territoriale, lutte contre le terrorisme et maintien de la stabilité intérieure, dans un contexte sécuritaire complexe.

Une armée sous pression mais en adaptation permanente

Selon les estimations de la CIA, les forces de défense camerounaises comptaient entre 45 000 et 50 000 militaires actifs en 2023, répartis entre l’armée de terre, la marine, l’armée de l’air et la gendarmerie nationale. Environ 10 000 soldats appartiennent aux unités d’élite, notamment le Bataillon d’intervention rapide (BIR) et la Garde présidentielle.

Ces effectifs sont régulièrement renforcés pour faire face à des menaces multiples :
– Boko Haram dans l’Extrême-Nord,
– groupes séparatistes armés dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest,
– et les enjeux croissants de sécurisation des frontières.

Un positionnement africain stable, mais des défis persistants

À l’échelle continentale, le Cameroun conserve sa 16ᵉ place, derrière les grandes puissances militaires africaines que sont l’Égypte (19ᵉ mondiale), l’Algérie (27ᵉ) et le Nigeria (33ᵉ). Sur le plan global, le trio de tête reste inchangé : États-Unis, Russie, Chine.

Si le classement GFP ne préjuge pas de l’efficacité tactique sur le terrain, il confirme néanmoins une réalité : le Cameroun demeure un acteur sécuritaire crédible en Afrique centrale, engagé dans une modernisation progressive de ses forces, à l’heure où la stabilité régionale reste un enjeu géostratégique majeur.

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