Sanaga maritime/Cameroun : féminicides et violences-Pouma et Edéa descendent dans la rue

Deux villes, deux journées, un même combat : défendre la vie et la dignité humaine. À Pouma, le 30 octobre, puis à Édéa, le 31 octobre 2026, la jeunesse de la Sanaga-Maritime entend transformer l’indignation en action.

Les 30 et 31 octobre, le CNJC appelle à une mobilisation citoyenne pour briser le silence, protéger les femmes et les enfants et faire de la lutte contre les violences une responsabilité collective.

Deux villes, deux journées, un même combat : défendre la vie et la dignité humaine. À Pouma, le 30 octobre, puis à Édéa, le 31 octobre 2026, la jeunesse de la Sanaga-Maritime entend transformer l’indignation en action.

À l’initiative du Conseil national de la jeunesse du Cameroun (CNJC), ces marches pour la paix et le vivre-ensemble veulent porter un message sans ambiguïté : les féminicides et les violences faites aux femmes et aux enfants ne peuvent plus être relégués au rang de faits divers.

Derrière chaque féminicide, il y a une vie brutalement interrompue, une famille meurtrie et une communauté confrontée à ses responsabilités. Derrière chaque violence, il y a parfois une victime réduite au silence par la peur, la dépendance, la honte ou l’absence de protection. C’est contre cette banalisation que les organisateurs veulent mobiliser les consciences.

De Pouma à Édéa, sortir de l’indifférence

Le 30 octobre, Pouma donnera le coup d’envoi de cette mobilisation citoyenne. Le lendemain, Édéa accueillera la clôture au Monument de l’Indépendance, lieu symbolique où l’appel à la liberté prendra une résonance particulière : celle de la liberté de vivre sans peur, d’être respectée et de grandir en sécurité.

Le choix des deux villes inscrit l’initiative dans une dynamique territoriale. Il ne s’agit pas seulement de dénoncer les violences, mais de rappeler que leur prévention commence au plus près des populations : dans les familles, les établissements scolaires, les quartiers, les associations et les communautés.

Le CNJC appelle ainsi les jeunes, les familles, les autorités, les associations et les leaders communautaires à prendre part à cette démarche. Car une marche, aussi visible soit-elle, ne suffit pas à enrayer les violences. Elle peut toutefois ouvrir un espace de parole, renforcer la vigilance collective et rappeler aux victimes qu’elles ne doivent pas rester seules.

Rose et blanc : les couleurs d’un refus

Les participants sont invités à porter du rose et du blanc, symboles de leur engagement. Mais au-delà des couleurs, l’enjeu est de faire émerger une culture du respect, du signalement et de la protection. Cela suppose d’écouter les victimes, de ne pas minimiser les menaces, de dénoncer les agressions et de faciliter l’accès à une aide adaptée.

Une femme n’est pas une cible. Un enfant ne doit jamais être abandonné face à la violence. La prévention exige des actes : une écoute attentive, une réponse rapide aux alertes, un accompagnement des victimes et une mobilisation durable des institutions comme des citoyens. Les 30 et 31 octobre, Pouma et Édéa sont donc appelées à faire entendre une même exigence.

La portée de cette mobilisation se mesurera autant à la participation dans la rue qu’aux engagements concrets qui lui survivront. Deux villes. Deux jours. Une seule exigence : zéro banalisation des violences. Pour les femmes, pour les enfants et pour les générations futures, la Sanaga-Maritime est invitée à marcher – et surtout à agir.

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