Afrique centrale – la bataille invisible : Quand Washington avance sous bannière évangélique

La montée des réseaux évangéliques proches du courant MAGA s’inscrit dans une recomposition plus vaste de l’influence en Afrique centrale, où se croisent désormais intérêts religieux, diplomatiques, sécuritaires et économiques.

Entre diplomatie spirituelle, rivalités stratégiques et pressions géoéconomiques, l’offensive religieuse américaine redessine les rapports de force face aux ambitions russe et chinoise.

La montée des réseaux évangéliques proches du courant MAGA s’inscrit dans une recomposition plus vaste de l’influence en Afrique centrale, où se croisent désormais intérêts religieux, diplomatiques, sécuritaires et économiques. Cette diplomatie religieuse – illustrée par la tournée africaine de Paula White-Cain, qualifiée comme « la première utilisation de la « diplomatie chrétienne de Trump » – fonctionne en parallèle des instruments officiels et vise à gagner des cœurs politiques et sociaux.

L’Afrique centrale concentre ressources naturelles (minerais, hydrocarbures), corridors logistiques et enjeux migratoires – autant d’atouts que convoitent puissances et acteurs non étatiques. Par ailleurs, la part du christianisme en Afrique subsaharienne a fortement augmenté : la région héberge désormais une part croissante des chrétiens mondiaux, renforçant la réceptivité aux réseaux évangéliques. « Sub-Saharan Africa is now home to about 31% of the world’s Christians », note le Pew Research.

Par ailleurs, la part du christianisme en Afrique subsaharienne a fortement augmenté : la région héberge désormais une part croissante des chrétiens mondiaux, renforçant la réceptivité aux réseaux évangéliques. « Sub-Saharan Africa is now home to about 31% of the world’s Christians », note le Pew Research.

L’Afrique centrale concentre ressources naturelles (minerais, hydrocarbures), corridors logistiques et enjeux migratoires – autant d’atouts que convoitent puissances et acteurs non étatiques. Par ailleurs, la part du christianisme en Afrique subsaharienne a fortement augmenté : la région héberge désormais une part croissante des chrétiens mondiaux, renforçant la réceptivité aux réseaux évangéliques. « Sub-Saharan Africa is now home to about 31% of the world’s Christians », note le Pew Research.

Stratégies comparées

– États-Unis – soft power religieux + instruments officiels
Washington combine désormais la diplomatie traditionnelle (AFRICOM, USAID, coopération bilatérale) et un soft power religieux porté par évangéliques proches de l’exécutif. Cette tactique vise à créer des relais sociopolitiques, faciliter l’accès aux gouvernements et promouvoir des agendas normatifs (liberté religieuse, valeurs conservatrices) susceptibles d’ouvrir des corridors diplomatiques et économiques. Cette approche complète un effort pour retrouver du terrain perdu face à d’autres puissances.

– Russie – sécurité paramilitaire et influence transactionnelle
La Russie déploie une stratégie centrée sur la sécurité et le renseignement, souvent via des acteurs paramilitaires (Wagner puis structures réaffectées), fourniture d’armements et contrats militaires contre concessions politiques et accès aux ressources. Cette tactique a renforcé l’empreinte russe en Zone Sahel-Centrale, mais s’accompagne d’abus et de risques réputationnels documentés.

– Chine – infrastructure, investissements et chaînes d’approvisionnement
La Chine privilégie le levier économique : financement d’infrastructures (routes, ports, corridors BRI), investissements industriels et sécurisation des chaînes de valeur (minerais, énergie). Les chiffres évoquent des dizaines de milliards engagés via contrats de construction et investissements BRI, faisant de Pékin un acteur incontournable pour les projets de long terme.

Implications sécurité / renseignement

L’activisme religieux américain peut servir de vecteur d’influence diplomatique mais expose aussi à des risques : polarisation sociétale, instrumentalisation politique, et chevauchement avec priorités de renseignement (accès à réseaux locaux, information). La présence russe, souvent militarisée, apporte court terme sécurité mais fragilise l’État de droit; la stratégie chinoise crée dépendances économiques structurantes.

Recommandations diplomatiques (succinctes)

  1. Encadrer tout partenariat religieux par des mécanismes transparents de coopération civile.
  2. Renforcer la diplomatie régionale multilatérale (UA, CEEAC) pour arbitrer influences concurrents.
  3. Accroître la résilience économique locale (transparence minière, SWF, développement industriel) pour réduire la vulnérabilité aux ingérences.

En somme, l’offensive évangélique américaine s’insère dans une compétition stratégique à multiples facettes : le succès régional dépendra moins d’un acteur religieux que de la capacité des pays d’Afrique centrale à gouverner, diversifier leurs partenariats et protéger leur souveraineté.

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