Électricité au Cameroun : 50 000 nouveaux branchements pour éviter le décrochage économique

Le Cameroun accélère la cadence dans un secteur électrique devenu un enjeu géoéconomique majeur pour la compétitivité du pays.

Avec 50 000 nouveaux branchements annoncés d’ici au troisième trimestre 2026, financés par le programme PforR de la Banque mondiale (180 milliards FCFA), l’État cherche autant à réduire le déficit énergétique qu’à sécuriser son attractivité industrielle dans un environnement régional de plus en plus concurrentiel.

Cette dynamique s’inscrit dans le Plan de redressement du secteur de l’électricité (PRSEC), doté de 400 milliards FCFA sur 2024-2026. L’objectif est clair : transformer un réseau historiquement fragile en un actif stratégique, capable de soutenir la demande croissante des entreprises et d’éviter que les coupures récurrentes ne deviennent un frein durable aux investissements.

Une course contre le temps pour maintenir l’avantage comparatif

En 2025, le gouvernement a déjà réalisé 103 002 branchements et électrifié 133 localités, portant l’accès national à 74 %. Mais cette progression, significative, ne suffit pas encore à répondre aux impératifs d’un tissu productif dont les besoins dépassent désormais 450 MW supplémentaires.

Dans un contexte où les économies émergentes voisines – Nigéria, Ghana, Côte d’Ivoire – modernisent rapidement leurs infrastructures, le Cameroun cherche à éviter un « coût de l’énergie » handicapant son positionnement régional. La fiabilité électrique devient ainsi un facteur-clé de souveraineté économique.

Des investissements structurants pour réparer les fragilités du réseau

Les marchés déjà signés par la Sonatrel et Eneo (désormais sous contrôle de l’État) constituent un premier levier. Ils portent sur :

  • l’optimisation des postes de transformation ;
  • la réhabilitation des lignes haute tension ;
  • le remplacement de 11 600 poteaux en bois par des poteaux en béton ;
  • la migration de 1,5 million de compteurs vers le prépaiement.

Ce dernier point est essentiel : il permet de réduire les pertes commerciales, de sécuriser les recettes et donc de stabiliser l’équilibre financier du secteur.

Un appui multilatéral au cœur de la stabilité énergétique

Les 228 milliards FCFA apportés par la Banque mondiale et la Banque africaine de développement jouent un rôle d’amortisseur stratégique, garantissant l’exécution d’un programme qui vise non seulement l’accès, mais surtout la résilience énergétique du pays.

Avec 2,1 millions de foyers déjà raccordés et 75 000 nouveaux clients en 2024, le Cameroun avance – mais la réussite du PRSEC conditionnera largement sa capacité à soutenir la croissance, attirer les investissements et consolider sa place dans l’économie régionale.

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