Au-delà de toutes les considérations, le défi majeur et immédiat est de rendre Eséka, viable pour une ville universitaire.
Les travaux d’aménagement du site de l’Ecole se poursuivent
L’installation de l’ENSPY met en lumière des urgences structurelles à savoir : désenclaver Eséka ; réhabiliter les routes ; améliorer le cadre urbain ; renforcer l’offre d’hébergement et moderniser les services essentiels (santé, transport, restauration, documentation). Le territoire doit également relever un défi socioculturel majeur : adopter les réflexes et exigences d’une véritable ville universitaire.

(Une cérémonie très courue)
Les enjeux stratégiques : transformer un territoire longtemps oublié
L’ouverture de ce campus porte des enjeux économiques (création d’un pôle de croissance), territoriaux (rééquilibrage régional), éducatifs (réhabilitation de la tradition de savoir), sanitaires, sociaux et culturels. Elle redonne au Nyong-et-Kéllé un rôle central dans l’aménagement national et ouvre la voie à une renaissance de l’identité locale, longtemps assoupie.
Les perspectives : Eséka au cœur des futures mutations administratives
À court terme, il s’agit de stabiliser les infrastructures universitaires et améliorer les services de base.
À moyen terme, Eséka pourrait devenir un centre administratif renforcé, dans le contexte du projet national de modernisation de la carte administrative porté par le Ministre Paul Atanga Nji.
À long terme, la ville peut aspirer à devenir un véritable hub universitaire, technologique et administratif, susceptible d’accompagner voire de catalyser la création de nouveaux arrondissements ou départements, selon les futurs découpages territoriaux.
En définitive, L’ENSPY–Ilanga n’est pas qu’une école : c’est le point de départ d’une reconfiguration profonde du Nyong-et-Kéllé.

(Bâtiment ENSPY)
Longtemps marginalisée, Eséka, détient désormais une opportunité historique de se moderniser, d’attirer des investissements et de devenir un moteur régional. La réussite de ce projet dépendra de la capacité collective — État, collectivités, communautés, secteur privé — à transformer l’élan universitaire en développement durable.
Simon Emmanuel Miyem
