Alors que les crises mondiales successives bousculent les équilibres géopolitiques et économiques, le Sommet mondial des gouvernements à Dubaï ouvre un espace de réflexion crucial pour repenser la coopération internationale et donner à l’Afrique les clés pour transformer ses ambitions en actions concrètes.
Du 3 au 5 février 2026, plus de 150 délégations gouvernementales, dirigeants mondiaux, décideurs économiques et scientifiques se réunissent pour débattre des moyens de façonner l’avenir face aux défis globaux : économiques, technologiques, climatiques et géopolitiques.
Selon Mohammed Al Gergawi, président de l’Organisation du Sommet, la conjoncture actuelle nécessite la création de forums plus inclusifs capables de garantir stabilité et prospérité durables à l’échelle mondiale. Pour l’Afrique, le sommet constitue une opportunité stratégique.
Le continent, riche de son potentiel démographique et économique, doit encore relever le défi de la rapidité des transformations globales. Les dirigeants africains sont confrontés à la nécessité de convertir la réinitialisation géopolitique mondiale en opportunités concrètes, en nouant des partenariats équilibrés et profitables.
Les présidents du Botswana, de la Sierra Leone et du Zimbabwe, parmi d’autres chefs d’État africains présents à Dubaï, auront ainsi l’occasion de se positionner sur la question cruciale : la prochaine décennie sera-t-elle celle de l’Afrique ?
Au-delà des annonces et promesses, la vraie question reste comment transformer cette ambition en impacts tangibles pour les populations, en termes de croissance inclusive, de sécurité économique et d’innovation technologique.
Le Sommet mondial des gouvernements met en lumière la nécessité pour l’Afrique de renforcer sa voix et sa stratégie globale, en alignant ses politiques nationales avec les enjeux internationaux et en participant activement à la gouvernance globale.
La capacité du continent à tirer parti de ces forums déterminera en grande partie son rôle dans le nouvel ordre mondial.