Des centaines d’élèves et fidèles séquestrés, un avertissement sur les risques sécuritaires et économiques pour la région du bassin du Lac Tchad.
Le Pape François a lancé dimanche un appel pressant pour la libération immédiate des élèves, prêtres et fidèles récemment enlevés au Nigeria et au Cameroun, exprimant sa «grande douleur» pour les jeunes otages et leurs familles.
L’alerte pontificale survient dans un contexte de recrudescence des violences ciblant les communautés chrétiennes dans la région du bassin du Lac Tchad, où les groupes armés exploitent la fragilité sécuritaire et économique.
Selon le Saint-Père, les gouvernements doivent agir rapidement pour protéger les populations et garantir que les écoles et églises restent des lieux sûrs. Le président nigérian Bola Tinubu a dû reporter plusieurs déplacements officiels pour suivre l’évolution de la situation, illustrant la pression politique engendrée par ces enlèvements.
Ces incidents ont déjà un impact sur l’éducation, le développement et la stabilité économique locale, suscitant des inquiétudes parmi les investisseurs et les acteurs régionaux. Les récentes attaques au nord-ouest du Nigeria et au Cameroun montrent que l’insécurité transcende les frontières, affectant la cohésion sociale et menaçant la liberté religieuse.
L’appel du Pape résonne donc comme un avertissement global : au-delà de la dimension humanitaire, l’instabilité menace la prospérité et la sécurité de toute la région.