Centrafrique : trois leaders de la société civile arrêtés après la mobilisation contre la hausse du carburant

La contestation contre la hausse des prix du carburant prend une tournure politique en République centrafricaine.

Le BRDC dénonce une répression des voix critiques et exige la libération immédiate d’Elysée Nguemale, Quentin Claver Ngbouando et Stève Francis Bendo Ndeny, interpellés le 15 octobre à Bangui.

La contestation contre la hausse des prix du carburant prend une tournure politique en République centrafricaine. Dans un communiqué publié le 15 octobre 2026 à Bangui, le Bloc républicain pour la défense de la Constitution du 30 mars 2016 (BRDC) dénonce l’arrestation de trois responsables de la société civile par les éléments de la Compagnie nationale de sécurité (CNS).

Les personnes interpellées sont Elysée Nguemale, Quentin Claver Ngbouando, respectivement coordonnateurs de l’Organisation de la gouvernance démocratique en Centrafrique (OGDC) et de la plateforme I-GWE, ainsi que l’activiste Stève Francis Bendo Ndeny.

Selon le BRDC, ces arrestations interviennent après la journée « ville morte » organisée le lundi 12 octobre pour protester contre l’augmentation des prix du carburant, décidée par le gouvernement sans concertation avec les parties concernées.

Les trois responsables auraient été interpellés alors qu’ils tenaient une conférence de presse au Centre Jean-XXIII, à Bangui, consacrée au bilan de cette mobilisation.

Le bloc estime que la contestation répond aux préoccupations d’une population confrontée à la cherté de la vie et à la dégradation du pouvoir d’achat. Il accuse les autorités de privilégier la répression plutôt que le dialogue avec les organisations citoyennes.

Le BRDC condamne ce qu’il qualifie d’arrestations et de détentions arbitraires, invoque le respect des libertés fondamentales et réclame la libération « immédiate et inconditionnelle » des trois militants.

Au-delà de ces interpellations, l’affaire pose la question de la gestion politique du mécontentement social en Centrafrique. Dans un contexte de tensions sur le coût de la vie, la réponse des autorités à une mobilisation pacifique peut peser sur les relations entre le pouvoir et la société civile.

La transparence sur les motifs des arrestations, le respect des procédures judiciaires et la possibilité d’un dialogue sur les prix du carburant seront déterminants pour éviter une aggravation des tensions.

À ce stade, les accusations formulées par le BRDC constituent la version de cette organisation. Les motifs officiels des arrestations et la réaction des autorités n’apparaissent pas dans le communiqué transmis.

VOUS POURRIEZ AIMER

"Investissez dans le boom agricole du Cameroun – [Explorez les opportunités]"

Table des matières

Vous avez des questions ou besoin de l'aide d'un expert ?

Notre équipe est là pour accompagner votre croissance.
Partagez ceci

Publicité

Aucun article trouvé !

Scroll to Top