Attaque de Washington : La décision choc de Donald Trump qui rebat les cartes de l’immigration mondiale
Le président américain déclenche la plus grande rupture stratégique depuis le 11 Septembre. L’attentat de Washington, qui a coûté la vie à la spécialiste Sarah Beckstrom et grièvement blessé un second membre de la Garde nationale, a offert au président américain Donald Trump l’occasion de déclencher l’une des ruptures politiques les plus radicales de ce début de mandat. Moins de vingt-quatre heures après l’attaque commise par Rahmanullah Lakanwal, un Afghan exfiltré en 2021 après avoir collaboré avec les forces américaines, Trump a annoncé vouloir « suspendre définitivement l’immigration en provenance de tous les pays du tiers-monde ». Un tournant historique qui dépasse largement le cadre sécuritaire, et dont les implications géopolitiques et géoéconomiques redessinent déjà les rapports de force internationaux. L’administration américaine relance ainsi une doctrine migratoire maximaliste : réexamen massif des cartes vertes, restrictions sur les visas, dénaturalisation de migrants jugés « incompatibles avec la civilisation occidentale », et expulsion accélérée des étrangers considérés comme un « fardeau public ». Le durcissement ne vise pas seulement les pays en crise, mais l’ensemble du Sud global : Afrique, Amérique latine, Moyen-Orient, Asie du Sud. Une coupure idéologique totale entre « Occident durable » et « monde instable ». Pourtant, les agences de renseignement américaines elles-mêmes soulignent que l’immigration subsaharienne ou latino-américaine n’a pratiquement aucun lien statistique avec le terrorisme sur le sol américain. Mais l’attaque de Washington offre au président un levier politique idéal : transformer un acte isolé en justification d’un verrou global. Une stratégie qui rappelle la logique du « travel ban » de 2017, mais à une échelle démultipliée. Sur la scène internationale, la décision crée une onde de choc. Les pays africains, déjà en désaccord avec Washington sur le Sahel, Gaza et la gouvernance mondiale, y voient une offensive politique ciblée, qui fragilise la coopération sécuritaire et économique. Les États d’Amérique latine dénoncent une mesure « punitive », tandis que les alliés européens s’inquiètent des effets collatéraux : si les flux vers les États-Unis se ferment brutalement, une pression migratoire accrue pourrait se réorienter vers l’Europe. Sur le plan stratégique, Donald Trump capitalise sur un récit de « civilisation assiégée », où l’immigration devient une menace existentielle. Cette rhétorique s’inscrit dans une compétition globale avec la Chine et la Russie : réduire l’ouverture migratoire pour concentrer les ressources sur la puissance interne, tout en projetant l’image d’un Occident apte à imposer ses normes. Mais l’attaque de Washington, aussi tragique soit-elle, ne saurait justifier une rupture globale aux conséquences démographiques, économiques et diplomatiques majeures. En voulant sanctuariser l’Amérique, Donald Trump prend le risque d’isoler davantage le pays — au moment même où le monde n’a jamais été aussi interdépendant.


