Diaspora & Mondes Connectés

La dimension française est incontournable

Cameroun : Ahidjo, Biya, San Marco, les coulisses d’une succession aux enjeux franco-africains

Le 4 novembre 1982, le premier président camerounais quitte le pouvoir dans un pays économiquement dynamique, mais au cœur d’une recomposition politique et stratégique. Derrière la transition constitutionnelle, les réseaux français, les intérêts pétroliers et la bataille pour le contrôle de l’État méritent d’être examinés.

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Londres à l'épreuve de son histoire

Esclavage : Charles III exprime son horreur, Londres envisage des excuses, mais refuse de payer

À Antigua-et-Barbuda, le roi britannique reconnaît la monstruosité de la traite transatlantique. Le Premier ministre Andy Burnham ouvre la voie à un dialogue sur des excuses officielles, tout en excluant les réparations financières. Face aux revendications des Caraïbes, une question explosive ressurgit : peut-on réparer l’histoire avec des mots et des promesses de développement ?

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Celui de Mia Mottley, Première ministre de la Barbade, devant l’Assemblée générale des Nations unies, appartient à cette catégorie.

Mia Mottley : la voix de la conscience qui interpelle la conscience du monde

À l’ONU, la Première ministre de la Barbade rappelle que toutes les vies humaines ont la même valeur. Derrière cet appel à l’amour, à la justice et à la solidarité se dessine une ambition politique : faire entendre les peuples du Sud dans un ordre international où la protection des uns semble parfois compter davantage que celle des autres.

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La sécurité sanitaire, nouveau front de souveraineté

Choléra, Ebola, Mpox : l’Afrique centrale face à la guerre des épidémies

78 734 cas de choléra recensés dans quatre pays, dont 73 416 au Nigeria : à Douala, le Cameroun, le Tchad, le Nigeria et la République centrafricaine tentent de bâtir un bouclier sanitaire commun. Au-delà des déclarations, l’urgence est désormais celle des moyens, du renseignement épidémiologique et de la réaction rapide.

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États-Unis : les stérilisations forcées des femmes noires, un passé qui n’a pas totalement disparu

Des programmes eugénistes du XXe siècle aux controverses médicales contemporaines, l’histoire du contrôle du corps des femmes noires révèle une réalité persistante : la reconnaissance des droits reproductifs ne garantit pas toujours leur respect. Aujourd’hui, la pratique est illégale, mais les pressions, les discriminations et les atteintes au consentement continuent d’interroger le système de santé américain.

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Pour l’Afrique centrale, cela ouvre une autre bataille : celle de la maintenance aéronautique, de la formation et du fret.

Afrique centrale : le ciel, nouvelle frontière de l’intégration

Avec une flotte commerciale africaine appelée à plus que doubler d’ici 2045, l’aviation peut devenir l’un des moteurs de l’intégration régionale. Pour l’Afrique centrale, l’enjeu n’est plus seulement de transporter davantage de passagers, mais de connecter les capitales, fluidifier les échanges, créer des emplois et bâtir une filière aéronautique rentable.

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Vingt ans après sa création, la Cour africaine des droits de l'homme et des peuples se heurte à un paradoxe majeur

Justice africaine : l’exécution des décisions, nouveau test de crédibilité des États

Par-delà les textes, c’est désormais la capacité des États africains à appliquer les décisions de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples qui est en jeu. Réunis à Dakar, magistrats, universitaires, avocats et défenseurs des droits humains ont dressé un constat préoccupant : la justice continentale progresse sur le plan juridique, mais demeure largement entravée au stade de son exécution. Une faiblesse qui dépasse la seule question judiciaire et touche directement à la gouvernance, à l’État de droit et à la réputation internationale des États africains. Selon le rapport 2025 de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples, seules deux des 104 décisions rendues ont été pleinement exécutées, tandis qu’une dizaine seulement l’ont été partiellement. Organisé par Le ministère sénégalais de la Justice avec le soutien du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH) et d’Amnesty International Sénégal, a organisé l’atelier de Dakar. L’atelier a réuni des représentants du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, de la Gambie, de la Guinée, de la Mauritanie, du Niger et du Nigeria afin d’identifier les leviers susceptibles d’améliorer l’exécution des décisions judiciaires régionales. « La résistance de certains États à l’exécution de ces décisions constitue une menace sérieuse pour la crédibilité de l’architecture internationale de protection des droits humains », a averti le garde des Sceaux sénégalais, Me Moussa Sarr. Au-delà du droit, un enjeu de gouvernance Sur le plan géopolitique, cette question dépasse largement le champ judiciaire. À l’heure où plusieurs pays africains revendiquent une plus grande souveraineté dans les affaires internationales, la capacité à respecter leurs propres engagements devient un élément déterminant de leur crédibilité diplomatique. Les investisseurs internationaux, les institutions financières et les partenaires bilatéraux accordent une importance croissante à la sécurité juridique. L’effectivité des décisions de justice est désormais considérée comme un indicateur majeur de qualité institutionnelle, au même titre que la stabilité politique ou la transparence économique. Pour Robert Kotchani, représentant régional du HCDH pour l’Afrique de l’Ouest, le véritable défi réside désormais dans l’application des normes. « La ratification ne suffit pas », a-t-il rappelé. « Derrière chaque convention ratifiée, derrière chaque arrêt rendu, il y a des femmes et des hommes qui attendent que justice soit faite et produise des effets concrets dans leur vie quotidienne. » La présidente de la Commission nationale des droits de l’homme du Sénégal, Amsatou Sow Sidibé, partage cette analyse. « Le droit international exige de nos États non seulement de souscrire aux normes, mais surtout de les rendre effectives au plan interne », a-t-elle insisté, rappelant que « le juge national demeure le premier juge du droit international ». Le Sénégal veut montrer l’exemple L’atelier de Dakar traduit également l’ambition du Sénégal de renforcer son positionnement comme référence régionale en matière d’État de droit. Depuis 2024, plus de 70 magistrats sénégalais ont été formés au droit international des droits humains, selon le ministère de la Justice. La présidente de chambre à la Cour suprême, Abibatou Babou Wade, a rejeté l’idée selon laquelle les magistrats constitueraient un frein à l’application des décisions internationales. « Le juge n’est pas l’obstacle. Il est, si on lui donne les moyens, le premier artisan de la solution », a-t-elle affirmé. Elle a cité le précédent des Chambres africaines extraordinaires, créées après l’arrêt rendu en 2012 par la Cour internationale de Justice dans l’affaire Hissène Habré, comme illustration d’une coopération réussie entre souveraineté nationale et justice internationale. « Appliquer une décision internationale n’est pas un abaissement de la souveraineté, mais son expression la plus haute », a-t-elle déclaré. Une crédibilité continentale en construction Le président de la Cour africaine, Blaise Tchikaya, a rappelé que la juridiction célèbre cette année son vingtième anniversaire et a déjà rendu près de 400 décisions. Il a également souligné la modernisation progressive de la Cour, qui autorise désormais le dépôt de certaines requêtes par voie électronique, y compris via WhatsApp, pour les personnes habilitées. Mais l’accès direct des citoyens demeure limité : seuls huit États africains autorisent actuellement les particuliers et les ONG à saisir directement la Cour. Pour Julien Ngane Ndour, directeur des droits humains au ministère sénégalais de la Justice, le défaut d’exécution crée une « double victimisation » : celle de la violation initiale, puis celle résultant du non-respect de la décision rendue. Au-delà de la réparation individuelle, l’effectivité des décisions de la Cour africaine est devenue un véritable enjeu réputationnel pour les États. Dans une Afrique qui aspire à peser davantage dans la gouvernance mondiale, la solidité des institutions judiciaires apparaît désormais comme l’un des fondements essentiels de sa crédibilité politique, économique et diplomatique.

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