Diaspora & Mondes Connectés

Sous le Très Haut Patronage du président Paul Biya, les travaux seront présidés par le Premier ministre Joseph Dion Ngute, représentant le chef de l'État.

COMIFAC : Le Cameroun prend les commandes du Bassin du Congo

Présidence régionale, Plan de convergence 2026-2035, nouveau siège à Yaoundé : du 3 au 5 novembre 2026, le Cameroun se retrouve au cœur de la diplomatie forestière africaine. Derrière le cérémonial institutionnel, une bataille stratégique se dessine : qui financera, valorisera et contrôlera réellement l’avenir du deuxième massif forestier tropical mondial ?

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Vingt-trois ans après son déplacement de mars 2003, le souverain monégasque a retrouvé Yaoundé et le président de la République, Paul Biya, au Palais de l’Unité.

Paul Biya – Prince Albert II : au delà des retrouvailles, les nouveaux enjeux du partenariat Cameroun-Monaco

Vingt-trois ans après sa première visite au Cameroun, le prince souverain Albert II a retrouvé le président Paul Biya les 30 et 31 octobre 2026. Entre mémoire humanitaire, protection de l’enfance et perspectives de coopération, cette visite officielle remet en lumière une relation discrète, mais porteuse de possibilités.

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Parmi eux figure Mahop Ma Mbom.

Bambimbi/Cameroun : des héros de la résistance aux élites de la diaspora, le défi du développement

De Mahop Ma Mbom à Samuel Eto’o, des chefferies ancestrales aux ressortissants de Douala, Yaoundé, Édéa et de l’étranger, Babimbi possède un patrimoine historique et humain à valoriser. Mais entre fierté identitaire, réussites individuelles et développement local, le passage de la mémoire à l’action reste le véritable enjeu.

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Pour le Canada, le Cameroun peut également constituer une porte d’entrée vers l’Afrique centrale.

Yaoundé-Canada : la diaspora au cœur d’un nouveau corridor économique

Ouvert le 7 octobre à Yaoundé, le Salon de l’immigration et de l’investissement Afrique-Canada met en avant un enjeu désormais stratégique : transformer les mobilités, les compétences et les réseaux de la diaspora en investissements, en emplois et en partenariats économiques. La quatrième édition du Salon de l’immigration et de l’investissement Afrique-Canada (SACII) place le capital humain au centre du rapprochement entre le Cameroun et le Canada. Les participants étaient réunis à Yaoundé autour du thème « Investir dans le capital humain et l’innovation : un moteur de transformation économique et d’immigration sûre entre l’Afrique et le Canada ». Ils ont exploré les nouvelles possibilités de coopération dans les domaines de l’investissement, de l’innovation et de la mobilité. Au-delà de la question migratoire, le salon dessine ainsi un autre enjeu : faire de la diaspora un actif économique et relationnel entre les deux espaces. La Haut-commissaire du Canada au Cameroun, Marie-Claude Harvey, a insisté sur le rôle des communautés de la diaspora comme « ponts » entre les deux continents. Pour Ottawa, ces réseaux peuvent faciliter les échanges commerciaux, rapprocher les entreprises et favoriser la constitution de partenariats. Mais leur efficacité se mesurera surtout après le salon, à travers la transformation des contacts en projets et en investissements. Cette approche rejoint les préoccupations de Yaoundé. En août 2026, le ministère camerounais des Finances et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) ont engagé des discussions sur la mobilisation des ressources de la diaspora en faveur de l’emploi et du développement économique. L’objectif affiché est notamment de mieux articuler les politiques migratoires avec la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30) et d’orienter davantage les ressources vers les investissements productifs. Pour le Cameroun, l’enjeu est considérable. La diaspora ne représente pas seulement des transferts financiers. Elle constitue aussi un réservoir de compétences, de réseaux professionnels, d’accès aux marchés et de capitaux susceptibles d’accompagner les entreprises camerounaises vers l’international. Pour le Canada, le Cameroun peut également constituer une porte d’entrée vers l’Afrique centrale. Lors des célébrations de la Fête du Canada à Yaoundé en juillet, Marie-Claude Harvey avait présenté le Cameroun comme un partenaire important dans la région pour l’investissement et la coopération commerciale. Mais le développement de cette mobilité économique suppose également de sécuriser les parcours migratoires. Le SACII a ainsi mis en lumière les risques liés aux intermédiaires frauduleux promettant des visas canadiens. La diplomate canadienne a rappelé qu’aucun intermédiaire ne peut garantir l’obtention d’un visa et a invité les candidats à utiliser directement les procédures officielles. Le message est donc double : faciliter la circulation des compétences et des capitaux, tout en protégeant les candidats à la mobilité contre les réseaux frauduleux. Pour Yaoundé comme pour Ottawa, le véritable défi sera désormais de transformer le capital humain circulant entre les deux espaces en capital économique, technologique et entrepreneurial. Le SACII entend précisément se positionner sur ce nouveau corridor entre migration, diaspora et investissement.

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Elle pourrait devenir le symbole d’une Édéa mondiale, reliée par la mémoire, la solidarité et la volonté de construire l’avenir.

Édéa se retrouve à Zwingenberg (Cameroun) : la diaspora transforme la mémoire en force collective

Du 2 au 4 octobre, anciens élèves du Lycée d’Édéa et ressortissants de la ville venus du Cameroun, de France, d’Allemagne, du Canada, des États-Unis, de Côte d’Ivoire et d’ailleurs se retrouvent en Allemagne. Une assemblée générale qui prend des allures de rencontre mondiale, entre émotion, mémoire, solidarité et nouveaux projets.

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La réaction de l’UCE révèle aussi une transformation progressive de la diaspora camerounaise en France

Saint-Mammès en France: le combat d’une maire devient celui de la diaspora camerounaise

Après la condamnation de l’auteur de propos racistes et discriminatoires visant Leslie Halleur Echaroux, l’Union des Camerounais de l’Étranger élève la voix. Au-delà d’une affaire judiciaire, la diaspora camerounaise revendique sa place dans le combat citoyen contre toutes les formes de haine. Saint-Mammès, petite commune de Seine-et-Marne, devient le théâtre d’un débat qui dépasse largement ses frontières municipales. Dans un communiqué publié le 27 septembre 2026, l’Union des Camerounais de l’Étranger (UCE) exprime sa « plus ferme indignation » face aux propos haineux, racistes, sexistes et discriminatoires visant Leslie Halleur Echaroux, maire de la commune. La condamnation judiciaire de leur auteur constitue, pour l’organisation, une première réponse. Mais elle ne saurait suffire à épuiser le sujet. L’UCE entend inscrire cette affaire dans une réflexion plus large sur la protection des élus, la dignité humaine et le respect des principes républicains. Quand l’attaque personnelle vise aussi la République Pour l’UCE, une frontière fondamentale doit être préservée : celle qui sépare la critique politique ou municipale – inhérente au fonctionnement démocratique – des attaques fondées sur l’origine, la couleur de peau, le sexe ou l’orientation sexuelle. Leslie Halleur Echaroux a été élue par les habitants de Saint-Mammès. Son mandat lui confère une légitimité démocratique qui ne peut être remise en cause par des considérations liées à son identité personnelle. S’attaquer à une élue en raison de ce qu’elle est plutôt qu’en raison de ce qu’elle fait revient, selon l’UCE, à déplacer le débat démocratique vers le terrain de la discrimination. La nuance est importante : elle permet de défendre simultanément la liberté du débat public et le droit de chacun à être protégé contre les comportements discriminatoires. Une diaspora qui prend position La réaction de l’UCE révèle aussi une transformation progressive de la diaspora camerounaise en France. Ses organisations ne se limitent plus aux questions relatives au Cameroun. Elles entendent également participer aux débats qui concernent la société française, dans laquelle vivent, travaillent, étudient et exercent leurs responsabilités de nombreux Camerounais et Franco-Camerounais. Le soutien apporté à la maire de Saint-Mammès s’inscrit dans cette logique. L’UCE ne défend pas seulement une personne : elle affirme le droit de tout citoyen à exercer des responsabilités publiques sans être ramené à son origine ou à son identité. Cette prise de position possède également une portée symbolique. La diaspora camerounaise compte parmi les communautés africaines fortement implantées en France. Sa capacité à intervenir sur les questions de citoyenneté, de discrimination et de cohésion sociale participe à son inscription dans l’espace civique français. La justice, puis la vigilance citoyenne L’UCE salue le courage et la résilience de Leslie Halleur Echaroux et appelle les habitants de Saint-Mammès, les associations et les pouvoirs publics à ne pas banaliser les discours de haine. L’organisation insiste parallèlement sur la nécessité de laisser la justice poursuivre son travail dans le respect de l’État de droit et des procédures en cours. Car l’enjeu dépasse désormais le seul cas de Saint-Mammès. Dans une démocratie, l’élection ne protège pas un responsable public contre la critique ; elle ne doit cependant jamais devenir un prétexte pour légitimer la haine ou la discrimination. Pour la diaspora camerounaise, cette affaire devient donc un marqueur citoyen. Elle rappelle que l’intégration ne signifie ni effacement des origines ni retrait de la vie publique. Elle peut aussi signifier prendre part, aux côtés des autres citoyens, à la défense des principes communs. À Saint-Mammès, l’UCE entend ainsi faire du soutien à Leslie Halleur Echaroux un message plus large : la diversité peut être une réalité sociale ; l’égalité demeure un principe républicain.

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Plus de 2 millions de Congolais vivent hors du pays

Paris : la RDC veut transformer sa diaspora en levier de puissance

La rencontre du 27 septembre à l’ambassade de la RDC en France place au premier plan une communauté de plus de 2 millions de Congolais à travers le monde. Compétences, entrepreneurs, transferts financiers, réseaux internationaux : Kinshasa cherche à mieux convertir ce capital humain en investissements, influence et développement. Plus de 2 millions de Congolais vivent hors du pays. De l’Afrique à l’Europe, cette diaspora constitue un réservoir de compétences, de capitaux et de réseaux encore insuffisamment structuré. À Paris, Kinshasa cherche à passer du lien communautaire à une véritable stratégie économique et d’influence. La diaspora congolaise s’installe au cœur de la stratégie de Kinshasa. Dimanche 27 septembre, l’ambassade de la République démocratique du Congo en France accueillera à Paris une « Rencontre avec la diaspora », sous le haut patronage du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, avec la coordination de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka et la participation de Crispin Mbadu Phanzu, ministre délégué chargé de la Francophonie et de la Diaspora. Le choix de Paris n’est pas anodin. France Diplomatie évaluait à 83 700 personnes la communauté de la RDC en France en 2022. Le ministère français de l’Intérieur recensait par ailleurs 101 911 ressortissants de RDC titulaires d’un titre de séjour en 2025, contre 94 059 en 2024, soit +8,3 %. Ces deux données ne recouvrent pas exactement le même périmètre, mais elles illustrent le poids croissant de la présence congolaise en France. À l’échelle mondiale, le phénomène est plus large. Selon les estimations des Nations unies pour 2024, environ 2,1 millions de personnes nées en RDC vivent à l’étranger. Les principaux pôles se trouvent en Afrique : Ouganda, Rwanda, Burundi et République du Congo, auxquels s’ajoutent la France et d’autres pays européens et nord-américains. La RDC figure ainsi parmi les principales terres d’origine des migrants africains, même si elle ne possède pas la première diaspora du continent. Une diaspora africaine, européenne et transnationale Cette géographie constitue une force particulière. Une partie importante de la diaspora est installée dans les pays voisins, au cœur des espaces économiques et commerciaux de l’Afrique centrale et orientale. Une autre s’est implantée en Europe, notamment en France, en Belgique et au Royaume-Uni, ainsi qu’en Amérique du Nord. Cette implantation donne aux Congolais de l’étranger un accès à plusieurs espaces économiques simultanément : marchés africains, Union européenne, Amérique du Nord, réseaux universitaires, financiers et technologiques. La diaspora n’est toutefois pas homogène. Elle comprend des salariés, commerçants, entrepreneurs, professions libérales, cadres, chercheurs, étudiants, personnels de santé, enseignants, acteurs culturels et responsables associatifs. En France, une estimation issue de données de l’Insee évoque environ 4 000 entrepreneurs, artisans, commerçants et chefs d’entreprise issus de la diaspora congolaise. Les secteurs cités sont notamment le commerce, les services, la restauration, le transport et l’entrepreneuriat. Par ailleurs, selon les données relayées par l’OIDC à partir de Campus France, 3 452 étudiants congolais de RDC étaient présents dans l’enseignement supérieur français durant l’année universitaire 2024-2025. Ces chiffres doivent être lus comme des indicateurs de tendance plutôt que comme un recensement exhaustif de la diaspora économique. À l’échelle mondiale, il n’existe pas, en revanche, de statistique consolidée permettant de répartir précisément les Congolais de la diaspora par secteur professionnel. C’est déjà l’un des enjeux : Kinshasa connaît encore imparfaitement le potentiel économique, scientifique et technologique de ses ressortissants à l’étranger. Des milliards de dollars, mais encore beaucoup de transferts familiaux La première puissance économique de la diaspora reste celle des transferts. La Banque mondiale estime que les envois de fonds reçus par la RDC représentaient 3,6 % de son PIB en 2025. Rapporté au PIB de quelque 91 milliards de dollars, cela correspond à un ordre de grandeur d’environ 3,3 milliards de dollars. Mais ces flux servent principalement à soutenir les familles, la consommation, l’éducation, la santé ou le logement. Le défi stratégique est de parvenir à convertir une partie plus importante de ces ressources en capital productif : entreprises, immobilier structuré, agriculture, industrie, numérique, infrastructures, services financiers ou transformation des matières premières. Une force réelle, mais plusieurs fragilités La diaspora congolaise dispose de plusieurs atouts : un volume humain important, une forte implantation régionale, une présence européenne ancienne, des compétences diversifiées, des réseaux associatifs, des étudiants et des entrepreneurs, ainsi qu’une capacité financière mesurable. Mais ses faiblesses sont également identifiables : fragmentation des réseaux, dispersion des initiatives, faible connaissance mutuelle des compétences, manque de données consolidées, insuffisance des mécanismes d’investissement et difficulté à transformer les transferts individuels en projets collectifs. À cela s’ajoute une autre difficulté : les populations congolaises à l’étranger comprennent une importante composante humanitaire. Fin 2025, le HCR recensait plus de 1,24 million de réfugiés et demandeurs d’asile originaires de RDC dans les pays concernés, principalement en Afrique. Cette réalité rappelle que le terme « diaspora » recouvre des situations économiques et sociales très différentes. Paris, laboratoire d’une nouvelle relation La rencontre du 27 septembre intervient donc à un moment où Kinshasa cherche à mieux organiser cette ressource humaine transnationale. La France constitue déjà un espace économique important pour la RDC. En 2025, les exportations françaises vers le Congo-Kinshasa ont représenté 190 millions d’euros, tandis que les importations françaises en provenance de RDC ont atteint 217,5 millions d’euros, contre 141 millions en 2024. La diaspora peut se situer à l’interface de ces échanges : identifier des partenaires, attirer des investisseurs, faciliter l’accès aux marchés, transférer des compétences, accompagner les entreprises congolaises et créer des passerelles technologiques. Le véritable enjeu de la rencontre parisienne dépasse ainsi le simple dialogue communautaire. Il est institutionnel : comment identifier les compétences ? Comment financer les projets ? Comment sécuriser les investissements de la diaspora ? Comment associer les entrepreneurs de Kinshasa, Lubumbashi ou Goma à ceux de Paris, Bruxelles, Londres, Johannesburg ou Montréal ? La RDC dispose déjà d’un capital humain international considérable. Ce qui lui manque encore, c’est une architecture capable de le fédérer. De communauté à réseau. De réseau à investissement. D’investissement à influence. C’est dans cette transformation que se joue désormais une partie de la

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Transformer la solidarité en investissement

La diaspora africaine : Le géant financier encore sous-exploité

En 2025, les transferts de fonds des migrants africains ont franchi le seuil historique de 124 milliards de dollars. Plus que de simples envois d’argent à destination des familles, ces flux constituent désormais l’une des principales sources de financement du continent. Pourtant, faute de politiques adaptées, cette manne alimente davantage la consommation que l’investissement. Et si le véritable défi n’était plus de mobiliser la diaspora, mais de transformer sa solidarité en moteur de développement ?

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