17 Décembre 2025

Wole Soyinka et la diplomatie du mépris : quand les États-Unis réaffirment leur pouvoir symbolique sur les voix africaines

L’annulation du visa du prix Nobel nigérian révèle la persistance d’une hiérarchie postcoloniale dans les relations intellectuelles entre l’Occident et l’Afrique. L’annulation du visa américain de Wole Soyinka, prix Nobel de littérature en 1986 et figure majeure de la pensée africaine contemporaine, dépasse largement la simple décision administrative. Elle s’inscrit dans une dynamique plus profonde : celle du contrôle idéologique et symbolique qu’exercent les États-Unis sur les intellectuels du Sud global, en particulier sur les voix africaines critiques du pouvoir occidental. À 91 ans, Soyinka incarne une génération d’intellectuels africains qui ont lutté contre les dictatures nationales tout en s’opposant aux ingérences étrangères. En révoquant son visa, Washington adresse un message clair : les États-Unis restent les gardiens autoproclamés du droit d’entrée dans l’espace symbolique du savoir mondial. Cette attitude traduit la persistance d’une géopolitique de la reconnaissance, où la légitimité intellectuelle africaine demeure subordonnée à l’approbation occidentale. Sous l’administration Trump, cette logique s’est accentuée, marquée par une politique migratoire et culturelle méfiante envers les intellectuels non occidentaux. L’annulation du visa de Soyinka, critique déclaré du trumpisme, s’inscrit dans ce climat de suspicion. Ce geste, justifié par des « dispositions réglementaires » du Département d’État, s’apparente moins à une procédure bureaucratique qu’à un acte de censure diplomatique. Plus profondément, l’affaire interroge le statut des intellectuels africains dans la sphère internationale. Alors que Soyinka a enseigné dans les plus prestigieuses universités américaines – Harvard, Cornell, Yale – son exclusion symbolique rappelle que la participation africaine à l’espace académique mondial reste conditionnée à une soumission politique implicite. Le refus de Soyinka de se plier à cette logique d’allégeance en fait un dissident dans le champ global du savoir. Ainsi, l’incident ne concerne pas seulement un visa, mais le rapport postcolonial entre pouvoir et pensée. En tentant de marginaliser la voix de Wole Soyinka, les États-Unis révèlent leur incapacité à tolérer une critique venue du Sud. Pourtant, en Afrique et au-delà, cette annulation consacre paradoxalement la stature morale du dramaturge : celle d’un homme dont la liberté d’esprit transcende les frontières et dénonce les hypocrisies d’un ordre mondial toujours inégal.

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À quelques jours de l’ouverture de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025 au Maroc, le football africain se retourne sur une décennie riche en exploits individuels et collectifs.

CAN 2025 : une décennie de héros avant le grand rendez-vous marocain

À l’approche du coup d’envoi de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, retour sur dix éditions marquées par des joueurs d’exception qui ont façonné l’histoire récente du football africain, avant un tournoi attendu comme un tournant sportif et symbolique. À quelques jours de l’ouverture de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025 au Maroc, le football africain se retourne sur une décennie riche en exploits individuels et collectifs. Depuis 2006, dix joueurs ont été sacrés meilleurs joueurs du tournoi, incarnant à la fois l’excellence technique, le leadership et les mutations du jeu africain. La période s’ouvre avec une figure tutélaire : Ahmed Hassan, capitaine emblématique de l’Égypte. Élu meilleur joueur en 2006 au Caire puis en 2010 en Angola, il reste une référence absolue. Meneur de jeu infatigable, Hassan a disputé 22 matchs de CAN et inscrit huit buts, guidant les Pharaons vers quatre titres continentaux (1998, 2006, 2008, 2010). Son influence lors de la CAN 2006, remportée à domicile avec quatre buts décisifs, symbolise l’âge d’or égyptien. En 2008 au Ghana, c’est Hosni Abd Rabo qui prend le relais. Milieu polyvalent, il marque quatre buts et orchestre le jeu d’une Égypte impériale, décrochant logiquement le trophée de meilleur joueur. Le football africain entre alors dans une phase de domination tactique nord-africaine. La CAN 2012 au Gabon et en Guinée équatoriale marque un basculement émotionnel avec le sacre historique de la Zambie. Capitaine courage, Christopher Katongo est élu meilleur joueur après avoir conduit les Chipolopolo au titre face à la Côte d’Ivoire. Auteur de trois buts, il incarne la résilience d’une nation marquée par le drame de 1993. En 2013 en Afrique du Sud, l’ailier burkinabè Jonathan Pitroipa illumine le tournoi. Sa vitesse et sa créativité portent le Burkina Faso jusqu’à sa première finale continentale. Malgré la défaite face au Nigeria, il est élu meilleur joueur, consacrant l’émergence de nations dites “outsiders”. La CAN 2015 en Guinée équatoriale voit l’avènement de Christian Atsu. Le Ghanéen, disparu tragiquement en 2023, marque les esprits par ses buts spectaculaires et son influence offensive, décrochant le titre de meilleur joueur malgré la défaite en finale. En 2017 au Gabon, le Cameroun renaît avec une génération inattendue. À 21 ans, Christian Bassogog dynamite les défenses et s’impose comme le meilleur joueur du tournoi, symbole d’un Cameroun combatif et imprévisible. La CAN 2019 en Égypte consacre Ismaël Bennacer. À seulement 21 ans, le milieu algérien dicte le tempo des Fennecs, les menant à leur deuxième titre continental. Sa performance ouvre la voie à son transfert au Milan AC, illustrant la connexion croissante entre CAN et football européen. En 2021 (jouée en 2022) au Cameroun, Sadio Mané entre définitivement dans la légende. Buteur décisif et tireur du penalty victorieux en finale face à l’Égypte, il offre au Sénégal sa première CAN et est logiquement élu meilleur joueur. Enfin, la CAN 2023 en Côte d’Ivoire sacre un défenseur : William Troost-Ekong. Patron des Super Eagles, buteur en finale, il devient le symbole d’un football africain plus tactique et équilibré. CAN 2025 : le calendrier clé La CAN 2025 se déroulera du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026 au Maroc. À l’heure où une nouvelle génération s’apprête à écrire l’histoire, ces dix figures rappellent que la CAN demeure le théâtre où se forgent les légendes du football africain.

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Réunis à Niamey à l’initiative du Centre national d’études stratégiques et de la sécurité (CNESS) et de l’ambassade du Maroc au Niger, responsables diplomatiques et experts ont unanimement salué le projet royal visant à offrir aux pays sahéliens un accès structuré à l’océan Atlantique.

Accès à l’Atlantique : l’initiative marocaine rebat les cartes économiques du Sahel, sous le regard de l’Afrique centrale

Débattue à Niamey, la feuille de route portée par Rabat pour désenclaver le Sahel met en lumière les coûts géopolitiques de l’enclavement africain et ravive, en creux, les limites logistiques et de gouvernance des États côtiers d’Afrique centrale, Cameroun en tête. Réunis à Niamey à l’initiative du Centre national d’études stratégiques et de la sécurité (CNESS) et de l’ambassade du Maroc au Niger, responsables diplomatiques et experts ont unanimement salué le projet royal visant à offrir aux pays sahéliens un accès structuré à l’océan Atlantique. Pensée comme une réponse stratégique à l’enclavement chronique du Mali, du Niger, du Burkina Faso et du Tchad, l’initiative marocaine entend transformer un handicap géographique majeur en levier de souveraineté économique et d’intégration régionale. Les chiffres rappelés lors de la conférence sont sans appel. Selon l’ONU et la Banque mondiale, les pays en développement sans littoral supportent des coûts de transport plus que doublés par rapport à leurs voisins côtiers, avec une croissance structurellement inférieure d’environ 20 %. En Afrique, où 16 États sont enclavés, cette contrainte se traduit par des délais logistiques allongés, une compétitivité affaiblie et une dépendance accrue vis-à-vis de corridors souvent instables. C’est dans ce contexte que le Maroc, par la voix du roi Mohammed VI, a proposé dès novembre 2023 une reconfiguration géopolitique de la façade atlantique africaine. L’objectif est clair : connecter durablement les économies sahéliennes aux marchés mondiaux, via des infrastructures portuaires, routières et ferroviaires intégrées, adossées à un partenariat Sud-Sud assumé. Pour Niamey, Bamako ou Ouagadougou, l’enjeu est existentiel : sécuriser les exportations, réduire les coûts logistiques et desserrer l’étau économique d’un enclavement historiquement pénalisant. Mais cette dynamique met aussi en lumière la situation paradoxale de l’Afrique centrale. Région largement ouverte sur l’Atlantique, elle peine pourtant à jouer pleinement son rôle de hub logistique continental. Le Cameroun, avec le port en eau profonde de Kribi, illustre ce contraste. Pensé comme une porte d’entrée pour le Tchad et la République centrafricaine, Kribi reste sous-exploité, freiné par des insuffisances de connectivité intérieure, des lourdeurs administratives et des problèmes de gouvernance des corridors de transit. À la différence de l’initiative marocaine, portée par une vision géostratégique cohérente et un pilotage politique centralisé, l’Afrique centrale souffre d’un déficit de coordination régionale au sein de la Cemac. Résultat : les pays enclavés de la sous-région continuent de supporter des coûts logistiques élevés, malgré leur proximité avec la mer. À Niamey, le consensus autour du projet marocain souligne ainsi une leçon plus large : l’accès à la mer ne suffit pas. Sans infrastructures intégrées, sécurité des corridors et gouvernance efficace, la façade atlantique reste une promesse inachevée. Pour le Sahel comme pour l’Afrique centrale, l’enjeu dépasse la logistique : il touche à la capacité des États africains à transformer la géographie en puissance économique et politique.

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Brazzaville y voit un signal de confiance dans sa trajectoire macroéconomique et dans la crédibilité de sa gouvernance budgétaire.

Dette souveraine : le Congo revient sur les marchés, au prix fort

En rouvrant son euro-obligation de 2025, Brazzaville refinance ses échéances proches et teste la confiance des investisseurs internationaux, dans un environnement financier plus favorable mais toujours exigeant pour les économies d’Afrique centrale. Le Congo a annoncé la réouverture de son obligation internationale émise en novembre 2025, pour un montant de 260 millions de dollars, dans une opération destinée à lisser son profil de dette et à couvrir des échéances imminentes. Réalisée sous le régime Regulation S et placée à la Bourse de Londres sous droit anglais, l’opération, pilotée par Citigroup, s’inscrit dans une stratégie assumée de retour durable du pays sur les marchés financiers internationaux. L’instrument concerné conserve les caractéristiques de l’émission initiale : un coupon élevé de 9,875 % et une maturité finale en novembre 2032, avec un remboursement du principal échelonné en cinq tranches entre 2028 et 2032. Un coût du financement jugé important par les marchés, reflet à la fois du risque souverain perçu et des conditions encore restrictives pour les pays africains à revenu intermédiaire sur les marchés internationaux de capitaux. Sur le plan géoéconomique, l’opération répond à un impératif immédiat : refinancer une partie de la dette intérieure arrivant à échéance en janvier et février 2026. Pour les autorités congolaises, il s’agit d’éviter une pression excessive sur la trésorerie de l’État tout en améliorant le calendrier d’amortissement de la dette publique. Le gouvernement met également en avant l’impact positif attendu sur la liquidité du marché financier sous-régional de la Cemac, dans un contexte où l’intégration financière reste un enjeu clé de stabilité régionale. Sur le plan international, cette réouverture intervient alors que l’appétit des investisseurs pour les actifs africains montre des signes de reprise, porté par l’anticipation d’un assouplissement monétaire global et par la recherche de rendements élevés. Brazzaville y voit un signal de confiance dans sa trajectoire macroéconomique et dans la crédibilité de sa gouvernance budgétaire. « Cette opération reflète la discipline et l’agilité de notre stratégie de gestion de la dette », a déclaré le ministre des Finances, Christian Yoka. Mais ce retour sur les marchés n’est pas sans risques. À près de 10 %, le coût du service de la dette limite les marges budgétaires dans un pays encore très dépendant des revenus pétroliers et exposé aux chocs exogènes. D’un point de vue géostratégique, la capacité du Congo à maintenir la confiance des investisseurs dépendra étroitement de sa discipline budgétaire, de la transparence de sa gestion de la dette et de sa coordination avec les cadres régionaux et multilatéraux. Plus qu’un simple refinancement, cette opération constitue donc un test : celui de la soutenabilité financière du Congo et de sa capacité à conjuguer accès aux marchés, stabilité régionale et gouvernance économique crédible sur le long terme.

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Diplômée en ingénierie et en finance, Joëlle Itoua Owona débute son parcours professionnel dans la finance internationale, au cœur de la place new-yorkaise.

Diaspora : Joëlle Itoua Owona, quand la Silicon Valley soigne l’Afrique

Diplômée du MIT et ex-financière à New York, la fondatrice d’Afriwell Health mise sur la télémédecine pour révolutionner l’accès aux soins sur le continent, avec le soutien de Google et de la Banque mondiale. À la croisée de la finance, de la technologie et de la santé publique, Joëlle Itoua Owona incarne une nouvelle génération d’entrepreneurs africains décidés à résoudre, de l’intérieur, les défis structurels du continent. Fondatrice d’Afriwell Health, une plateforme de télémédecine qui met en relation patients et médecins en Afrique, cette Camerounaise formée au MIT a fait le choix rare mais assumé de quitter une carrière prometteuse à New York pour s’attaquer à l’un des angles morts du développement africain : l’accès aux soins. Diplômée en ingénierie et en finance, Joëlle Itoua Owona débute son parcours professionnel dans la finance internationale, au cœur de la place new-yorkaise. Elle y acquiert une solide expertise en analyse de risques, en levée de fonds et en structuration de projets complexes. Mais derrière les chiffres et les marchés, une conviction s’impose progressivement : la technologie ne peut être un simple levier de rentabilité, elle doit aussi être un outil d’impact social. C’est ce constat qui la pousse à fonder Afriwell Health. La plateforme répond à une réalité bien connue du continent : pénurie de médecins, inégalités territoriales, coûts élevés des consultations et systèmes de santé souvent sous tension. Grâce à la télémédecine, Afriwell Health permet aux patients, y compris dans les zones enclavées, d’accéder à des consultations médicales à distance, à un suivi personnalisé et à des professionnels de santé qualifiés, sur le continent et dans la diaspora. Le projet séduit rapidement des partenaires de poids. Afriwell Health bénéficie notamment du soutien de Google et de la Banque mondiale, qui y voient une solution capable de renforcer les systèmes de santé africains tout en favorisant l’innovation locale. Pour Joëlle Itoua Owona, ces appuis internationaux ne sont pas une fin en soi, mais un moyen d’accélérer l’impact. « L’Afrique n’a pas besoin de solutions importées clés en main, mais d’outils pensés par et pour les Africains », aime-t-elle rappeler. À travers Afriwell Health, elle défend une vision claire : faire de la technologie un pont entre expertise médicale, inclusion sociale et souveraineté sanitaire. Un pari audacieux, à l’image de son parcours, qui place l’innovation africaine au cœur des enjeux globaux de santé.

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Cette articulation entre niveau local et diplomatie vaticane confère à l’ACEAC une capacité d’influence accrue dans les débats internationaux sur la paix, la gouvernance et les droits humains en Afrique centrale.

Afrique centrale : l’Église catholique face aux fractures sécuritaires et morales des Grands Lacs

Réunis à Kinshasa, les évêques de l’ACEAC appellent à une paix structurelle, dénoncent les idéologies de violence et renforcent leur rôle d’acteur géopolitique et social dans une région en crise chronique À l’heure où l’Afrique centrale reste l’un des épicentres mondiaux de l’instabilité sécuritaire, les évêques de l’Association des Conférences Épiscopales de l’Afrique Centrale (ACEAC) ont placé la paix, la justice et la protection des plus vulnérables au cœur de leur XVᵉ Assemblée plénière, tenue à Kinshasa du 10 au 14 décembre. Bien au-delà d’un rendez-vous pastoral, cette rencontre s’inscrit dans une lecture lucide des rapports de force régionaux et des défaillances structurelles des États. Dans une sous-région minée par les conflits armés, les ingérences transfrontalières, l’exploitation illégale des ressources et la faiblesse persistante des institutions publiques, l’Église catholique entend affirmer une présence qui dépasse le cadre spirituel. « Notre sous-région est astreinte depuis plus de trente ans à des perturbations profondes de la paix », a rappelé le président sortant de l’ACEAC, Mgr José Moko, dénonçant implicitement les logiques de prédation et de violence qui alimentent les crises des Grands Lacs. Les travaux ont mis l’accent sur l’élaboration d’un plan triennal pour la paix, conçu comme un outil de plaidoyer et de médiation à l’échelle régionale. Les évêques ont également insisté sur l’urgence d’intégrer l’accompagnement psychologique des victimes de violences armées et d’abus dans la pastorale, une reconnaissance explicite des traumatismes collectifs laissés par des décennies de conflits et d’impunité. Face à ce qu’ils qualifient d’« idéologies meurtrières », les prélats ont souligné la responsabilité des élites politiques et militaires, sans toutefois les nommer, dans la perpétuation de cycles de violence. Dans une région où les mécanismes judiciaires nationaux peinent à fonctionner, l’Église se positionne de plus en plus comme un acteur moral de référence, capable de documenter, d’alerter et d’accompagner les victimes lorsque les États sont défaillants. La dimension géopolitique des échanges a également été renforcée par la collaboration étroite avec le Saint-Siège, notamment le dicastère pour le Service du développement humain intégral. Cette articulation entre niveau local et diplomatie vaticane confère à l’ACEAC une capacité d’influence accrue dans les débats internationaux sur la paix, la gouvernance et les droits humains en Afrique centrale. L’Assemblée a enfin acté le renouvellement de ses instances dirigeantes avec l’élection de Mgr Joachim Ntahondereye, évêque de Muyinga au Burundi, à la présidence de l’ACEAC. Dans un contexte de recomposition régionale incertaine, ce nouveau leadership hérite d’un défi majeur : faire de l’Église non seulement une conscience morale, mais un acteur structurant de stabilisation dans une région où la paix reste fragile et largement conditionnée par des enjeux géopolitiques qui la dépassent.

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