21 Décembre 2025

Le préfet du Mbam et Inoubou, Jean Lazare Ndongo Ndongo, a conclu sa tournée de prise de contact dans l’arrondissement de Bokito par les cantons de Yangben et Ma’ala, le vendredi 19 décembre 2025.

Mbam et Inoubou (Cameroun) : le préfet trace la feuille de route pour la paix et le développement

Entre sécurité, cohésion sociale et infrastructures, le préfet fixe les priorités pour les cantons de Yangben et Ma’ala. Le préfet du Mbam et Inoubou, Jean Lazare Ndongo Ndongo, a conclu sa tournée de prise de contact dans l’arrondissement de Bokito par les cantons de Yangben et Ma’ala, le vendredi 19 décembre 2025. Cette visite, placée sous le signe de la sécurité et du développement local, a été marquée par des accueils chaleureux et des échanges constructifs avec les populations et les élites locales. À Yangben, l’accueil s’est déroulé devant l’école publique puis sur la mythique place du marché, face au palais historique du grand chef Yambassa. Les discours ont mis en lumière les réalisations de l’État : création de postes de gendarmerie, lycée et centre de santé intégré (CSI), ainsi que le dynamisme économique dans l’agriculture et l’élevage. Les doléances locales ont porté sur la réhabilitation des infrastructures routières, l’installation d’un chef de canton, le renforcement des centres de santé et des écoles, et l’érection de Yangben en arrondissement. Le préfet a répondu avec précision : Yangben ne sera pas laissé pour compte, et les doléances seront progressivement traitées selon les moyens de l’État. Il a insisté sur la cohésion sociale : résolution équitable des conflits entre éleveurs et agriculteurs, respect des autorités administratives et traditionnelles, et engagement des jeunes à cultiver la terre et à renoncer aux psychotropes. À Ma’ala, les discussions ont été similaires : modernisation des centres de santé, construction de salles de classe, création de puits et bitumage des routes. Le préfet a félicité les populations pour leurs efforts agricoles et insisté sur la paix et l’unité, condition essentielle au développement durable. La tournée a également permis de visiter les cantons d’Elip, Lemande et Gounou Sud, où la problématique des routes et de l’électricité reste centrale. Entre ces étapes, la visite du futur hôtel de Bokito, initié par le professeur Alaka Alaka, a montré l’engagement des élites locales pour le développement touristique et économique. À travers cette tournée, le préfet Ndongo Ndongo Jean Lazare a délivré un message clair : paix, cohésion et développement sont indissociables, et l’État du Cameroun est résolu à accompagner chaque canton dans la réalisation de ses priorités.

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Pour la troisième année consécutive, le pays rafle la moitié des places réservées aux étudiants internationaux et consolide son rayonnement scientifique.

Cameroun : Yaoundé s’impose comme le pôle africain d’excellence pour Polytechnique France

Pour la troisième année consécutive, le pays rafle la moitié des places réservées aux étudiants internationaux et consolide son rayonnement scientifique. Pour la troisième année consécutive, le Cameroun s’impose comme le principal pôle africain pour l’accès à l’École polytechnique (France). Sur les 37 places ouvertes aux étudiants internationaux en 2025, 17 sont occupées par des Camerounais, soit 50 % des admis, devançant le Maroc et confirmant Yaoundé comme centre d’excellence scientifique sur le continent. Tous les admis proviennent des classes préparatoires de Polytechnique Yaoundé, principalement du CPG de Vogt Saint-Jean, où les mentions Très Bien du Bac C suivent un programme intensif de deux ans pour préparer les concours des grandes écoles d’ingénieurs européennes : Polytechnique Paris, Centrale, Mines, Ponts et Chaussées, Polytechnique Lausanne et Bocconi. Cette préparation rigoureuse explique la performance constante des étudiants camerounais et leur réputation de « pays des génies ». Les étudiants bénéficient d’un suivi complet : orientation dans les filières adaptées à leurs compétences, accompagnement à l’intégration académique et sociale, et prise en charge des bourses par le gouvernement et les établissements locaux. Ces dispositifs garantissent la réussite et la continuité de leur parcours à l’international. À terme, la stratégie vise à encourager le retour au Cameroun des diplômés, qui pourront contribuer au développement scientifique, technologique et industriel du pays, notamment dans les secteurs stratégiques de l’ingénierie et des technologies avancées. Sur les 140 places réservées aux candidats internationaux, les Camerounais dominent largement, suivis de quelques Ivoiriens. Ce succès illustre non seulement l’excellence académique camerounaise, mais aussi sa capacité à structurer un centre régional de référence pour les grandes écoles d’ingénieurs, renforçant son influence scientifique et académique en Afrique et en Europe. Le Cameroun confirme ainsi son rôle stratégique et durable dans la formation scientifique de haut niveau, consolidant sa réputation de vivier de talents africains d’exception.

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Le 19 décembre 2025, la Cameroon Development Corporation (CDC), pilier de l’agro-industrie dans le Sud-Ouest du Cameroun, a franchi une étape majeure vers sa modernisation

Cameroun : 78,8 millions d’euros pour moderniser la CDC et dynamiser l’économie

Financement stratégique et infrastructures modernisées pour renforcer la chaîne de valeur agro-industrielle. Le 19 décembre 2025, la Cameroon Development Corporation (CDC), pilier de l’agro-industrie dans le Sud-Ouest du Cameroun, a franchi une étape majeure vers sa modernisation. Le gouvernement camerounais a sécurisé un financement de 78,8 millions d’euros (51,8 milliards FCFA) destiné à transformer ses unités industrielles, spécialisées dans l’hévéa, le palmier à huile et la banane. Ce financement, orchestré par Standard Chartered Bank à Londres, combine un crédit acheteur de 71,7 millions d’euros garanti par Bpifrance et un crédit commercial de 7,1 millions d’euros. Il permettra l’installation d’équipements modernes pour l’huile de palme, la margarine et la transformation de l’hévéa, renforçant la production et la compétitivité de la CDC sur le marché régional. La mise en œuvre a été confiée à la société française Tyllium, reconnue pour son expertise agro-industrielle. Les travaux, sous la supervision du ministère de l’Agriculture et du Développement rural et avec la CDC comme maître d’ouvrage délégué, s’étaleront sur 25 mois. Au-delà de la modernisation, le projet vise à valoriser les matières premières locales, réduire les importations et stimuler l’emploi dans une région touchée par des crises sécuritaires depuis 2016. Il contribuera à la création d’emplois directs et indirects et au renforcement de la chaîne de valeur agricole camerounaise. Cette initiative s’inscrit dans un effort global de redressement de la CDC, dont la dette salariale de 35,75 milliards FCFA (2018-2022) a été intégralement apurée entre 2024 et 2025. En sécurisant des financements stratégiques et en modernisant ses infrastructures, la CDC se positionne comme un levier essentiel pour le développement durable du secteur agro-industriel camerounais et pour l’affirmation du pays comme acteur clé de l’économie régionale.

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Décorations exceptionnelles de cadres de l’UNESCO et affirmation du rayonnement culturel camerounais.

Diplomatie culturelle : Le Cameroun muscle son soft power à Paris

Décorations exceptionnelles de cadres de l’UNESCO et affirmation du rayonnement culturel camerounais. Deux hauts responsables de l’UNESCO décorés et des officiers de police promus à l’Ambassade du Cameroun en France. À Paris, à l’Ambassade du Cameroun en France, une cérémonie officielle s’est tenue vendredi 20 décembre 2025, illustrant la montée en puissance du Cameroun sur la scène diplomatique et culturelle internationale. Par décret présidentiel, deux hauts responsables camerounais en fonction à l’UNESCO, dont le Directeur du Centre du patrimoine mondial, ont été décorés Chevaliers de l’Ordre national de la Valeur, à titre exceptionnel. La cérémonie a également été marquée par la promotion de deux officiers supérieurs de la police camerounaise au grade de commissaire de police principal. Médailles, décorations, pas stricts et galons parfaitement alignés sur les épaules. Devant un parterre de diplomates, de responsables internationaux et de membres de la diaspora, les récipiendaires reçoivent distinctions et promotions, symboles d’un engagement au service de l’État et de son rayonnement à l’étranger. Pour les hauts responsables de l’UNESCO, la distinction de Chevalier de l’Ordre national de la Valeur vient consacrer un travail diplomatique et culturel de long terme. Ces dernières années, le Cameroun a renforcé sa présence au sein de l’UNESCO, avec l’inscription et la valorisation de plusieurs éléments de son patrimoine culturel matériel et immatériel. Rites traditionnels, savoir-faire artisanaux et expressions culturelles témoignent de la richesse d’un pays souvent présenté comme une « Afrique en miniature ». Cette reconnaissance s’inscrit dans une stratégie assumée de diplomatie culturelle. En s’appuyant sur la diversité de son patrimoine et sur des cadres occupant des postes stratégiques au sein des institutions internationales, le Cameroun consolide son influence, non seulement à l’UNESCO, mais plus largement dans les cercles décisionnels multilatéraux. Pour l’Ambassadeur du Cameroun en France, ces distinctions relèvent d’une logique évidente. « Le président de la République a voulu honorer, à titre exceptionnel, des Camerounais qui se distinguent par leur engagement, leur loyauté et leur patriotisme. Ce sont des hommes qui travaillent à l’UNESCO et qui contribuent concrètement au rayonnement du Cameroun », a déclaré André-Magnus Ekoumou. Parmi les décorés, Lazare Eloundou Assomo, Directeur du Centre du patrimoine mondial à l’UNESCO, a souligné la portée collective de cette reconnaissance. « Je reçois cette médaille avec fierté, au nom du Cameroun mais aussi de l’UNESCO. Elle illustre l’excellente coopération entre le Cameroun et l’organisation, et l’importance accordée à la protection de notre patrimoine culturel », a-t-il affirmé. Au-delà de l’UNESCO, le Cameroun s’impose progressivement comme un acteur culturel de référence en Afrique centrale. Par son rôle de carrefour géoculturel, il participe à la structuration des politiques patrimoniales régionales et au renforcement des coopérations Sud-Sud dans le domaine culturel. Autre temps fort de la cérémonie : la promotion de deux officiers de police camerounais, élevés au grade de commissaire de police principal après plus de vingt années de carrière. La soirée s’est achevée par l’« arrosage des galons », tradition camerounaise mêlant solennité et convivialité. À travers ces distinctions, Yaoundé affirme une diplomatie du soft power fondée sur la culture, la compétence et la présence stratégique dans les institutions internationales, renforçant ainsi sa visibilité et son influence sur la scène mondiale.

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Sécurité, mémoire coloniale et rivalités globales : Moscou redessine sa stratégie africaine.

« L’Afrique se réveille » : Moscou accélère son offensive diplomatique sur le continent

Sécurité, mémoire coloniale et rivalités globales : Moscou redessine sa stratégie africaine. Réunis au Caire à l’occasion de la deuxième Conférence ministérielle du Forum de partenariat Russie-Afrique, les représentants africains et russes ont été témoins d’un discours à forte portée symbolique et stratégique du ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov. Dans une déclaration très politique, le chef de la diplomatie russe a affirmé que « l’Afrique se réveille après l’ère coloniale », inscrivant la relation russo-africaine dans une lecture postcoloniale du monde et dans une dynamique de recomposition de l’ordre international. Pour Moscou, le renforcement de la paix et de la sécurité en Afrique constitue à la fois une condition du développement durable du continent et un facteur clé de stabilité mondiale. Sergueï Lavrov a rappelé l’engagement de la Russie aux côtés des États africains dans les domaines sécuritaires, évoquant des actions concrètes telles que le déminage, la neutralisation des engins explosifs improvisés, ainsi que la formation des forces armées et des services de sécurité. Au-delà de cette coopération opérationnelle, le ministre a insisté sur la mise en œuvre effective de la décision prise lors du deuxième sommet Russie-Afrique visant à instaurer un mécanisme permanent de dialogue de haut niveau. L’objectif est clair : coordonner les efforts russo-africains en matière de sécurité et consolider une architecture de coopération fondée, selon Moscou, sur le respect de la souveraineté, de l’égalité des partenaires et des intérêts mutuels. Le discours de Sergueï Lavrov s’est également distingué par une critique directe de l’héritage colonial occidental. Selon lui, nombre de conflits actuels en Afrique trouvent leurs racines dans un système colonial ayant bouleversé les trajectoires historiques naturelles des peuples africains, imposé des frontières artificielles et façonné des économies extraverties au profit des anciennes puissances coloniales. Il a par ailleurs dénoncé la persistance de formes de néocolonialisme et affirmé la disponibilité de la Russie à accompagner les États africains dans l’élaboration d’instruments juridiques visant à évaluer, voire indemniser, les préjudices liés à la période coloniale. Cette rhétorique trouve un écho croissant sur le continent, dans un contexte de défiance accrue envers l’Occident et de quête de partenariats alternatifs. Moscou entend capitaliser sur cette dynamique pour renforcer son influence diplomatique, sécuritaire et économique. Sur le plan commercial, Sergueï Lavrov a souligné une hausse de 13 % des échanges russo-africains l’an dernier, atteignant 28 milliards de dollars, un niveau jugé encore inférieur au potentiel réel du partenariat. En évoquant un « deuxième réveil » de l’Afrique et la montée en puissance de son rôle international, la Russie inscrit clairement sa stratégie africaine dans une vision multipolaire du monde, révélatrice d’une compétition géopolitique désormais assumée autour d’un continent devenu central dans les équilibres du XXIᵉ siècle.

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