29 Décembre 2025

Le retour de la Formule 1 en Afrique, longtemps cantonné au rang de vœu pieux, prend une tournure concrète. Le Rwanda s’affirme désormais comme un candidat sérieux pour accueillir un Grand Prix à l’horizon 2029, avec une ambition qui dépasse largement la seule organisation d’une course automobile.

Formule 1 : le Rwanda accélère et vise un Grand Prix africain dès 2029

Le retour de la Formule 1 en Afrique, longtemps cantonné au rang de vœu pieux, prend une tournure concrète. Le Rwanda s’affirme désormais comme un candidat sérieux pour accueillir un Grand Prix à l’horizon 2029, avec une ambition qui dépasse largement la seule organisation d’une course automobile. Dans un entretien accordé à The Athletic, Jean-Guy Afrika, directeur général du Rwanda Development Board, a confirmé que les discussions avec la Formule 1 progressent rapidement. « Nous sommes en lice pour éventuellement organiser un événement de Formule 1 ici en 2029 », a-t-il déclaré, évoquant un projet structurant pensé comme un levier de transformation urbaine et économique. Un projet urbain et économique global La stratégie rwandaise repose sur une vision intégrée. Le futur Grand Prix serait adossé au développement d’un nouvel écosystème urbain autour de l’aéroport, combinant infrastructures de transport, hôtellerie, loisirs et espaces d’affaires.« Nous voulons utiliser l’aéroport comme une opportunité pour développer pratiquement une toute nouvelle ville », explique Jean-Guy Afrika. Dans cette optique, la construction du circuit ferait partie d’un ensemble plus large incluant zones de divertissement, centres de congrès et équipements touristiques. Le dirigeant insiste sur la nature particulière de la Formule 1 : « En F1, les gens viennent avant tout pour le divertissement. C’est un événement d’une semaine. » Un format qui, selon Kigali, s’intègre parfaitement à la stratégie nationale de montée en gamme du tourisme et d’attractivité des investissements. Bien plus qu’un simple week-end de course Au-delà du Grand Prix lui-même, le Rwanda voit dans la Formule 1 un outil d’influence économique et diplomatique. « C’est un sport fréquenté par des PDG internationaux, des entrepreneurs de la tech, des personnes à très hauts revenus », souligne Jean-Guy Afrika. « Il est beaucoup plus ciblé. » Le pays ne ferme pas la porte à l’accueil de championnats supports comme la Formule 2 ou la Formule 3, mais l’enjeu est plus large : positionner le Rwanda comme une plateforme africaine du sport-business, de l’innovation et des grands événements mondiaux. « Restez attentifs, car il pourrait y avoir de belles surprises dans un avenir proche », glisse-t-il. Une Afrique toujours absente de la grille La Formule 1 n’a plus couru en Afrique depuis 1993, lors du dernier Grand Prix d’Afrique du Sud à Kyalami. Depuis, le championnat s’est mondialisé, multipliant les courses au Moyen-Orient, en Asie et en Amérique, tout en laissant de côté un continent de plus de 1,4 milliard d’habitants. Cette absence est de plus en plus critiquée, y compris au sein du paddock. Des figures comme Lewis Hamilton plaident ouvertement pour un retour en Afrique, estimant qu’un championnat « mondial » ne peut durablement ignorer un continent entier. Rwanda–Afrique du Sud : duel à venir ? Si Kigali avance ses pions avec méthode et discrétion, l’Afrique du Sud reste en embuscade. Le circuit de Kyalami, rénové et homologué, nourrit toujours l’espoir d’un retour historique. La bataille pour le premier Grand Prix africain de l’ère moderne de la F1 semble donc ouverte. Avec une vision à long terme, un calendrier assumé et un projet adossé au développement économique, le Rwanda entend toutefois changer la donne. Si le pari aboutit, 2029 pourrait marquer non seulement le retour de la Formule 1 en Afrique, mais aussi l’entrée du continent dans une nouvelle géographie du sport automobile mondial.

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Au Cameroun, cette décision concerne directement Christopher J. Lamora, ambassadeur des États-Unis à Yaoundé depuis 2022.

Diplomatie : le Cameroun pris dans le grand recentrage « America First » de Donald Trump

Le Cameroun figure parmi les treize pays africains touchés par le rappel prochain de diplomates américains décidé par l’administration Trump II, dans un vaste mouvement de recomposition de la politique étrangère des États-Unis. Selon des informations concordantes révélées par Politico et précisées par The Guardian, les chefs de mission d’au moins 29 pays ont été informés que leurs fonctions prendront fin en janvier 2026, marquant une nouvelle étape du recentrage diplomatique voulu par Donald Trump autour de la doctrine « America First ». D’après deux responsables du département d’État cités anonymement par The Guardian, les notifications ont commencé à être envoyées la semaine dernière. Les diplomates concernés sont majoritairement des diplomates de carrière, nommés sous l’administration de Joe Biden et ayant survécu à une première vague d’évictions au début du second mandat de Donald Trump, laquelle ciblait surtout des profils politiques. La chaîne Africanews précise que le département d’État a confirmé le principe de ce remaniement, tout en le qualifiant de « processus standard », rappelant qu’« un ambassadeur est un représentant personnel du président ». Au Cameroun, cette décision concerne directement Christopher J. Lamora, ambassadeur des États-Unis à Yaoundé depuis 2022. Diplomate chevronné, spécialiste reconnu des affaires africaines, il cumule près de trente ans d’expérience sur le continent. Nommé par Joe Biden en avril 2021, confirmé par le Sénat en décembre de la même année, il incarnait une diplomatie américaine fondée sur la continuité : coopération sécuritaire dans le bassin du lac Tchad, appui sanitaire, gouvernance démocratique et partenariats économiques. Lors de sa prise de fonctions, Christopher J. Lamora soulignait le caractère symbolique de son retour au Cameroun, pays où sa carrière diplomatique avait débuté à Douala au début des années 1990. Son rappel marque ainsi la fin d’un cycle, celui d’une politique africaine américaine cherchant à conjuguer stabilité, multilatéralisme et influence douce, dans un contexte de concurrence accrue avec la Chine et la Russie. Le département d’État précise que les diplomates rappelés conserveront leur statut et pourront être réaffectés à Washington ou à d’autres postes. Mais l’enjeu dépasse les simples trajectoires individuelles. Les futurs ambassadeurs devraient être choisis parmi des profils jugés pleinement alignés avec la vision de Donald Trump, traduisant une volonté assumée de reprise en main politique de la diplomatie américaine. Pour Yaoundé, ce changement ouvre une phase d’incertitude maîtrisée. Le Cameroun reste un partenaire stratégique des États-Unis en Afrique centrale, mais devra composer avec une diplomatie américaine plus transactionnelle, davantage centrée sur les intérêts sécuritaires, économiques et migratoires de Washington. Dans un contexte post-électoral sensible et de recomposition géopolitique régionale, ce remaniement illustre une tendance lourde : l’Afrique demeure un théâtre stratégique majeur, mais de plus en plus abordé à travers le prisme des priorités nationales américaines, plutôt que celui du partenariat de long terme.

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