11 février 2026

Paul Biya rappelle ainsi que la jeunesse est appelée à être le rempart et le moteur de cette stabilité, en s’appropriant les valeurs républicaines et démocratiques.

Jeunesse, stabilité et ambition nationale : la boussole de Paul Biya

À la veille de la Fête de la Jeunesse, un discours de continuité stratégique et de projection responsable. À la veille de la Fête de la Jeunesse, le discours du Président de la République, Paul Biya, s’inscrit dans une tradition républicaine qui allie lucidité politique, constance stratégique et foi dans le potentiel de la jeunesse camerounaise. Loin d’un simple rituel, cette adresse trace les lignes de force d’un projet national fondé sur la stabilité, la paix et le développement inclusif, dans un contexte sous-régional et international marqué par de profondes turbulences. Sur le plan politique et institutionnel, le Chef de l’État réaffirme une vision de gouvernance fondée sur la continuité et la responsabilité. La stabilité des institutions camerounaises apparaît comme un acquis majeur, permettant au pays de préserver son unité et sa souveraineté dans un environnement géopolitique fragilisé par les conflits, le terrorisme et les recompositions stratégiques. Paul Biya rappelle ainsi que la jeunesse est appelée à être le rempart et le moteur de cette stabilité, en s’appropriant les valeurs républicaines et démocratiques. L’axe socio-économique occupe une place centrale dans le discours. Face aux défis de l’emploi des jeunes, le Président met en avant les politiques de promotion de l’entrepreneuriat, de la formation professionnelle et de l’économie productive. L’industrialisation progressive, la transformation locale des matières premières et la modernisation des infrastructures s’inscrivent dans une vision géoéconomique visant à renforcer la compétitivité du Cameroun et son attractivité. La jeunesse est ici perçue non comme un problème, mais comme une solution stratégique. Sur le plan sécuritaire et géostratégique, Paul Biya souligne les efforts constants de l’État pour garantir la paix sur l’ensemble du territoire. La lutte contre Boko Haram, la préservation de l’intégrité territoriale et la coopération sécuritaire régionale témoignent d’un leadership reconnu, soucieux de protéger les populations et de créer un environnement propice au développement. La dimension culturelle et du vivre-ensemble est également mise en exergue. Dans un pays riche de sa diversité, le Président insiste sur la cohésion nationale, le dialogue et le respect mutuel comme fondements de l’identité camerounaise. La jeunesse est appelée à transcender les clivages pour bâtir une nation solidaire, fière de ses cultures et ouverte sur le monde. Enfin, en matière de coopération et de développement, le discours s’inscrit dans une diplomatie équilibrée et pragmatique. Le Cameroun, sous l’impulsion de Paul Biya, entend renforcer des partenariats mutuellement bénéfiques, au service de la paix, de la croissance et de l’émergence. En somme, ce message à la jeunesse est un appel à la responsabilité, à l’engagement et à la confiance en l’avenir, porté par une vision présidentielle qui place l’humain, la stabilité et le progrès au cœur du destin national.

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Au Cameroun, la bataille contre le VIH est aussi une bataille pour le pouvoir, l’équité et l’avenir.

VIH au Cameroun : la fracture silencieuse

Quand le genre, les territoires et l’économie politique de la santé redessinent les lignes de sécurité nationale. Les derniers résultats épidémiologiques sur le VIH au Cameroun révèlent une réalité plus profonde qu’un simple enjeu sanitaire. Derrière la baisse relative de la prévalence nationale — passée de 3,4 % à 2,6 % chez les 15-49 ans — se dessine une crise structurelle où s’entrecroisent inégalités de genre, déséquilibres territoriaux et vulnérabilités socio-économiques, avec des implications géopolitiques et géostratégiques majeures. La première ligne de fracture est genrée. Les femmes concentrent l’essentiel du fardeau : une incidence de 0,24 %, quatre fois supérieure à celle des hommes, et une prévalence de 3,6 % contre 1,6 %. Cette surreprésentation féminine traduit une combinaison de facteurs systémiques : précarité économique, asymétries de pouvoir dans les relations sociales et sexuelles, accès inégal aux services de prévention et de soins. Sur le plan de l’intelligence économique, cette réalité affecte directement le capital humain national, en fragilisant une population clé de l’économie informelle, de l’agriculture et de la reproduction sociale. La géographie du VIH renforce ces vulnérabilités. Les écarts entre le Nord (1,5 %) et la région du Centre hors Yaoundé (4,6 %) soulignent l’impact des dynamiques territoriales : mobilité interne, corridors commerciaux, densité démographique et accès différencié aux infrastructures sanitaires. Ces disparités territoriales posent un enjeu de sécurité humaine, car elles créent des poches de forte vulnérabilité susceptibles d’alimenter l’instabilité sociale, les migrations internes non maîtrisées et la pression sur les services publics. L’analyse par âge révèle un autre angle critique. Si la suppression de la charge virale atteint 95 % chez les plus de 55 ans, elle s’effondre chez les jeunes adultes. Les femmes de 15 à 24 ans et les hommes de 25 à 34 ans affichent des taux proches de 50 %. Ce décrochage générationnel met en évidence une crise de confiance et d’appropriation des politiques de santé publique. Il interroge l’efficacité des dispositifs actuels face aux mutations culturelles, numériques et socio-économiques des jeunesses camerounaises. Sur le plan géostratégique, la lutte contre le VIH s’inscrit dans une équation régionale. Le Cameroun, pivot de l’Afrique centrale, ne peut dissocier sa trajectoire sanitaire de celle de ses voisins. La circulation transfrontalière des personnes, des biens et des forces de sécurité impose une coopération renforcée en matière de surveillance épidémiologique, de financement et d’harmonisation des politiques de santé. La recommandation du ministère — intensifier le dépistage communautaire et renforcer la Couverture Sanitaire Universelle — dépasse le cadre médical. Elle relève d’un choix stratégique de développement et de souveraineté. Atteindre l’objectif d’élimination du Sida d’ici 2030 suppose d’intégrer la santé comme un pilier de la sécurité nationale, de l’attractivité économique et de la stabilité régionale. Au Cameroun, la bataille contre le VIH est aussi une bataille pour le pouvoir, l’équité et l’avenir.

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