Africa & the World

la CAF à Mbankomo, Samuel Eto'o Fils a été réélu pour quatre ans à la présidence de la Fédération camerounaise de Football (FECAFOOT) et la FIFA

FECAFOOT: Victoire express, défis colossaux, Samuel Eto’o au pied du mur sportif

Entre bras de fer politique, fragilité financière et ambitions continentales, le football camerounais se trouve à un tournant stratégique Une réélection sans suspens mais lourde d’enjeux Le 29 novembre 2025, au Centre d’Excellence de la CAF à Mbankomo, Samuel Eto’o Fils a été réélu pour quatre ans à la présidence de la Fédération camerounaise de Football (FECAFOOT). Seul candidat en lice, l’ancien capitaine des Lions Indomptables a obtenu 85 VOIX sur 87, soit 97% des suffrages. La session s’est tenue sous la supervision de la FIFA -Souleymane Hassan Waberi – et de la CAF-Sarah Mukuna, confirmant une volonté de transparence après deux années de tensions institutionnelles. Un scrutin en plein bras de fer politique Cette reconduction survient malgré la tentative du Ministère des Sports de faire suspendre l’élection, évoquant irrégularités et exclusions contestées de clubs. Le Ministère de l’Administration territoriale (MINAT) est finalement intervenu pour autoriser la tenue de l’Assemblée générale. Ce double jeu institutionnel illustre les lignes de fracture persistances entre administration publique et FECAFOOT, dans un cadre où la FIFA interdit toute ingérence politique directe. Une leadership charismatique mais sous haute pression Entré en fonction en décembre 2021, Eto’o Fils a marqué son premier mandat par : Sa suspension de six par la FIFA en 2024, pour violation du code disciplinaire, a illustré la fragilité institutionnelle du système. Enjeux et Perspectives La réélection de Samuel Eto’o ouvre un mandat où les défis dépassent largement le terrain sportif. Au plan financier, la FECAFOOT doit assainir une situation complexe : arriérés de paiement aux clubs, contentieux juridiques avec d’anciens prestataires, et un déficit structurel estimé à plus de deux milliards de FCFA selon plusieurs sources internes. L’un des enjeux majeurs sera donc la restauration de la confiance des partenaires privés et des sponsors, alors que le marché sportif camerounais reste sous-exploité dans un contexte où le football constitue pourtant un puissant levier économique et diplomatique. Sur le plan sportif, la non-qualification pour la Coupe du Monde 2026 a fragilisé la crédibilité de l’institution. Les Lions Indomptables, jadis locomotive du prestige national, peinent à retrouver un niveau de performance stable. La nomination contestée de l’entraîneur Marc Brys par le Ministère des Sports en 2024 a mis en lumière une dualité institutionnelle improductive. L’un des défis prioritaires du second mandat d’Eto’o Fils sera précisément définir une gouvernance sportive claire, où les responsabilités techniques ne se heurtent plus aux ingérences et rivalités politiques. À l’échelle nationale, la professionnalisation du championnat – promesse phare de Samuel Eto’o – reste largement inachevée. Les clubs manquent de ressources, les infrastructures demeurent inégales et les calendriers irréguliers minent l’attractivité de la Elite One. Une réforme structurelle du modèle économique des clubs devient incontournable : régulation des salaires, contrôle financier, attractivité marketing, investissements dans la formation et les centres de performance. Sur le plan international, Eto’o Fils conserve un capital diplomatique rare en Afrique, grâce à son réseau au sein de la FIFA, de l’UEFA et de la CAF. Ce réseau pourrait permettre au Cameroun de renforcer sa position dans l’organisation de compétitions continentales et dans le développement de partenariats commerciaux sportifs. Cependant, ce capital peut s’éroder si la gouvernance interne reste marquée par des conflits ou un déficit de transparence. Enfin, l’image publique d’Eto’o reste un atout majeur auprès de la jeunesse, mais la personnalisation du pouvoir à la FECAFOOT demeure un sujet sensible. Plusieurs sociologues et analystes estiment que le football camerounais ne se relèvera durablement qu’à travers une institution forte, non centrée sur un individu. L’enjeu du second mandat est donc d’équilibrer leadership charismatique et réforme institutionnelle durable. Attaques, controverses et bilan : où en est le football camerounais ? Avant Eto’o (2010–2021) Sous Eto’o (2021–2025)Points positifs : Points faibles : Victoire facile, mandat difficile Réélu avec une majorité écrasante, Samuel Eto’o aborde un second mandat où les marges de manœuvre sont limitées par : L’ancien Pichichi conserve son aura, mais le football camerounais attend désormais des institutions instables, une gouvernance apaisée et des résultats tangibles.

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Le pipeline Tchad–Cameroun, colonne vertébrale des exportations tchadiennes depuis 2003,

Pipeline Tchad–Cameroun : un corridor pétrolier sous tension géo-économique

Entre rendement limité, incertitudes tarifaires et rivalités régionales, Yaoundé cherche à sécuriser un levier stratégique. Un semestre en demi-teinte pour un actif stratégique Le pipeline Tchad–Cameroun, colonne vertébrale des exportations tchadiennes depuis 2003, a rapporté 20,3 milliards FCFA de droits de transit au Cameroun au premier semestre 2025, selon la revue d’exécution du budget de l’État publiée fin juin. Un chiffre en progression légère – à peine +2,5 % sur un an – mais loin de l’objectif annuel de 78,6 milliards FCFA, soit un taux de réalisation de 25,8 %, jugé « modeste » par plusieurs sources administratives. Pour un analyste ayant requis l’anonymat au sein d’une institution financière régionale : « Le pipeline reste sous-performant. Le Cameroun n’extrait pas encore tout le potentiel de sa rente de transit. Les volumes stagnent, la valeur tarifaire n’est pas révisée, et les arbitrages politiques entre Yaoundé, N’Djamena et Exxon-Mobil hérités du passé continuent de peser ». Dépourvu de façade maritime, le Tchad dépend entièrement de l’oléoduc de 1 080 kilomètres traversant le Cameroun pour exporter son brut vers le terminal offshore de Kribi. En contrepartie, Yaoundé perçoit une redevance de 1,321 dollar par baril, contre seulement 0,41 dollar au lancement du projet. Cette redevance a été réévaluée deux fois : Un baril qui rapporte peu à Yaoundé Selon l’avenant du 29 octobre 2013, la redevance doit être révisée tous les cinq ans, selon le taux d’inflation moyen au Cameroun. Pourtant, aucune revalorisation n’a été annoncée depuis octobre 2023 Un silence qui interroge acteurs économiques et diplomatiques. Pour Louise Bomba, experte en intelligence économique : « Le Cameroun ne peut plus se permettre de laisser la valeur du transit s’éroder. Dans la configuration actuelle, l’inflation nationale grignote le rendement réel de chaque baril transporté. C’est un sujet de souveraineté économique ». Un enjeu géopolitique au carrefour de trois États Le pipeline Tchad – Cameroun n’est pas qu’une simple infrastructure. C’est un outil de rapport de force régional. Entre le Tchad, qui dépend totalement du corridor ; le Cameroun, qui en tire une rente budgétaire ; et le Niger, qui souhaite depuis 2012 exporter son pétrole via cette même infrastructure, … l’oléoduc se transforme en instrument de diplomatie énergétique. Selon un diplomate CEEAC sous anonymat : « Le Niger veut un accès à la mer. Le Cameroun y voit une manne supplémentaire. Le Tchad craint une dilution de ses positions. Tout dépendra des arbitrages politiques et des garanties sécuritaires régionales ». Depuis la relance du dossier par Niamey en 2024, l’hypothèse d’un flux pétrolier nigérien via l’oléoduc suscite un regain d’intérêt à Yaoundé, qui espère augmenter ses revenus de transit. Selon des projections internes non publiées, l’arrivée du brut nigérien pourrait accroître les recettes camerounaises de 15 à 25 % à moyen terme. Un pipeline exposé aux risques sécuritaires L’oléoduc traverse des régions confrontées à : La sécurité du corridor devient un enjeu majeur. Un officier de la gendarmerie – anonymat requis – confie : « Les risques ne sont plus seulement physiques. Nous sommes confrontés à des cyberattaques visant les systèmes industriels, mais aussi à des opérations d’influence autour des contrats pétroliers ». Un actif sous-optimal Selon les données publiques et plusieurs analystes du secteur, le pipeline rapporte peu à l’État. Comparé à d’autres corridors pétroliers africains, la redevance de 1,321 dollar reste faible. Par exemple : Le rendement réel est en baisse. À cause de : La gestion du pipeline — longtemps sous influence de multinationales — n’a pas encore été pleinement « camerounisée » malgré les tentatives récentes. Nécessité d’un repositionnement stratégique Pour plusieurs économistes, le Cameroun devrait adopter une stratégie proactive : Le pipeline Tchad–Cameroun peut devenir un amortisseur budgétaire majeur pour Yaoundé, mais seulement si : Un trésor sous-exploité Pour l’instant, c’est un levier stratégique sous-tendu par d’importantes fragilités. Mais dans un contexte de montée des rivalités énergétiques en Afrique centrale, la fenêtre d’opportunité est réelle. Comme le résume une source diplomatique européenne : « Le pipeline n’est pas seulement un tube d’acier. C’est un outil de puissance. Le Cameroun doit décider s’il en fait une rente passive ou une arme stratégique ».

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l’attaque de Washington offre au président un levier politique idéal : transformer un acte isolé en justification d’un verrou global.

Attaque de Washington : La décision choc de Donald Trump qui rebat les cartes de l’immigration mondiale

Le président américain déclenche la plus grande rupture stratégique depuis le 11 Septembre. L’attentat de Washington, qui a coûté la vie à la spécialiste Sarah Beckstrom et grièvement blessé un second membre de la Garde nationale, a offert au président américain Donald Trump l’occasion de déclencher l’une des ruptures politiques les plus radicales de ce début de mandat. Moins de vingt-quatre heures après l’attaque commise par Rahmanullah Lakanwal, un Afghan exfiltré en 2021 après avoir collaboré avec les forces américaines, Trump a annoncé vouloir « suspendre définitivement l’immigration en provenance de tous les pays du tiers-monde ». Un tournant historique qui dépasse largement le cadre sécuritaire, et dont les implications géopolitiques et géoéconomiques redessinent déjà les rapports de force internationaux. L’administration américaine relance ainsi une doctrine migratoire maximaliste : réexamen massif des cartes vertes, restrictions sur les visas, dénaturalisation de migrants jugés « incompatibles avec la civilisation occidentale », et expulsion accélérée des étrangers considérés comme un « fardeau public ». Le durcissement ne vise pas seulement les pays en crise, mais l’ensemble du Sud global : Afrique, Amérique latine, Moyen-Orient, Asie du Sud. Une coupure idéologique totale entre « Occident durable » et « monde instable ». Pourtant, les agences de renseignement américaines elles-mêmes soulignent que l’immigration subsaharienne ou latino-américaine n’a pratiquement aucun lien statistique avec le terrorisme sur le sol américain. Mais l’attaque de Washington offre au président un levier politique idéal : transformer un acte isolé en justification d’un verrou global. Une stratégie qui rappelle la logique du « travel ban » de 2017, mais à une échelle démultipliée. Sur la scène internationale, la décision crée une onde de choc. Les pays africains, déjà en désaccord avec Washington sur le Sahel, Gaza et la gouvernance mondiale, y voient une offensive politique ciblée, qui fragilise la coopération sécuritaire et économique. Les États d’Amérique latine dénoncent une mesure « punitive », tandis que les alliés européens s’inquiètent des effets collatéraux : si les flux vers les États-Unis se ferment brutalement, une pression migratoire accrue pourrait se réorienter vers l’Europe. Sur le plan stratégique, Donald Trump capitalise sur un récit de « civilisation assiégée », où l’immigration devient une menace existentielle. Cette rhétorique s’inscrit dans une compétition globale avec la Chine et la Russie : réduire l’ouverture migratoire pour concentrer les ressources sur la puissance interne, tout en projetant l’image d’un Occident apte à imposer ses normes. Mais l’attaque de Washington, aussi tragique soit-elle, ne saurait justifier une rupture globale aux conséquences démographiques, économiques et diplomatiques majeures. En voulant sanctuariser l’Amérique, Donald Trump prend le risque d’isoler davantage le pays — au moment même où le monde n’a jamais été aussi interdépendant.

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La CEDEAO a annoncé la suspension immédiate de la Guinée-Bissau de toutes ses instances décisionnelles, après le coup d’État militaire survenu le 26 novembre 2025

Guinée-Bissau : la CEDEAO frappe fort et suspend le pays après le coup d’État

Face à un nouveau putsch, l’organisation ouest-africaine active l’arsenal régional de crise et dépêche une médiation de haut niveau. La CEDEAO a annoncé la suspension immédiate de la Guinée-Bissau de toutes ses instances décisionnelles, après le coup d’État militaire survenu le 26 novembre 2025. La décision marque l’un des gestes les plus fermes de l’organisation depuis les coups d’État successifs qui ont ébranlé la région depuis 2020, de Bamako à Ouagadougou, en passant par Niamey. Réuni en session extraordinaire, le Conseil de Médiation et de Sécurité (CMS) a exprimé une « profonde préoccupation » face à cette nouvelle rupture institutionnelle, survenue à peine trois jours après un scrutin présidentiel et législatif marqué par une forte participation. La CEDEAO condamne “avec la plus grande fermeté” la prise de pouvoir par les militaires et exige la publication immédiate des résultats par la Commission électorale. Une ligne rouge franchie : la CEDEAO resserre son dispositif La suspension intervient en application du Protocole de 2001 sur la Démocratie et la Bonne Gouvernance, qui demeure le socle juridique de l’architecture sécuritaire ouest-africaine. L’organisation a également ordonné la libération sans délai des personnalités arrêtées, notamment des responsables électoraux. L’institution rappelle que les auteurs du putsch sont “individuellement et collectivement responsables” de la sécurité des civils et des personnes détenues — une mise en garde qui pourrait ouvrir la voie à des sanctions ciblées. Une médiation régionale de haut niveau Pour éviter que la crise ne dégénère en conflit prolongé, la CEDEAO a mandaté une médiation conduite par Faure Gnassingbé (Togo), José Maria Pereira Neves (Cabo Verde) et Bassirou Diomaye Faye (Sénégal), accompagnés du président de la Commission. Ce trio reflète l’équilibre géopolitique que cherche à maintenir l’organisation : un médiateur issu d’un pays continental, un autre d’un archipel lusophone, et une nouvelle figure politique ascendante en Afrique de l’Ouest — Faye — dont la diplomatie proactive marque un tournant. Le Sénégal en première ligne Dakar, voisin direct et puissance d’équilibre régionale, a joué un rôle déterminant dans l’exfiltration du président renversé Umaro Sissoco Embaló, arrivé sain et sauf au Sénégal jeudi soir. Le gouvernement sénégalais affirme être en contact avec l’ensemble des acteurs bissau-guinéens pour garantir la sécurité des détenus et des observateurs internationaux. Le président Bassirou Diomaye Faye, qui s’affirme de plus en plus comme un acteur central de la diplomatie ouest-africaine, a insisté sur « la nécessité absolue de protéger les populations » et de restaurer un climat apaisé pour le processus électoral. Un nouvel épisode d’instabilité dans un espace stratégique Avec quatre coups d’État réussis depuis 1974 et une multitude de tentatives, la Guinée-Bissau reste l’un des maillons faibles de la sécurité ouest-africaine. Situé au croisement des flux politiques, commerciaux et criminels de la façade atlantique, le pays représente un point de fragilité majeur dans la lutte régionale contre les trafics et l’influence croissante des réseaux transnationaux. La CEDEAO joue désormais sa crédibilité : après les départs du Mali, du Burkina Faso et du Niger de l’organisation, l’enjeu est d’éviter un nouvel effondrement institutionnel dans un espace où chaque coup d’État crée un précédent, et où l’équilibre politique régional n’a jamais été aussi sous tension.

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Vieillissement démographique : L’Afrique centrale face à un virage stratégique que la BERD juge décisif

Longtemps perçu comme une menace propre aux pays riches, le vieillissement démographique devient un enjeu émergent en Afrique. La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), dans son dernier rapport, alerte sur une réalité trop souvent sous-estimée : certaines économies africaines pourraient « vieillir avant de s’enrichir », un scénario qui menacerait leur compétitivité, leur stabilité financière et leurs ambitions d’industrialisation. Alors même que l’âge médian sur le continent reste de 20 ans, plusieurs régions – notamment l’Afrique du Nord, l’Afrique australe et progressivement l’Afrique centrale – connaissent une transition silencieuse : baisse de la natalité, allongement de l’espérance de vie, urbanisation rapide et mutation des modèles familiaux. Selon Beata Javorcik, économiste en chef de la BERD, ces trajectoires rappellent celles des pays post-communistes d’Europe de l’Est, aujourd’hui confrontés à une contraction de leur main-d’œuvre et un poids croissant des dépenses sociales. Cameroun et Afrique centrale : une jeunesse abondante, mais une transition déjà enclenchée En Afrique centrale, le Cameroun se distingue par une transition démographique plus rapide qu’il n’y paraît. La fécondité a reculé en milieu urbain, les femmes accèdent davantage à l’éducation, et les coûts liés à l’enfant – santé, logement, scolarité – augmentent. Dans des pays comme le Gabon ou le Congo, l’âge médian progresse déjà, et la proportion de personnes âgées pourrait doubler d’ici 2050. Ce vieillissement progressif intervient dans une région où les systèmes de retraite sont fragiles, fondés majoritairement sur des régimes publics non capitalisés, avec une base contributive limitée. Une réduction future de la population active représenterait un choc pour des économies déjà dépendantes des matières premières et exposées aux cycles de prix. Conséquences géoéconomiques : une nouvelle ligne de fracture du Sud global La dynamique démographique devient un enjeu géoéconomique majeur. Si l’Afrique centrale veut rester compétitive dans un monde où l’intelligence artificielle et l’automatisation redéfinissent le travail, elle doit investir massivement dans les compétences. Or, l’adoption de ces technologies reste faible, accentuant le risque d’un décrochage face à l’Asie émergente ou aux économies occidentales à forte robotisation. Pour le Cameroun et ses voisins, le vieillissement n’est pas qu’un défi social : c’est un facteur de vulnérabilité stratégique. Une population active stagnante ou en déclin affaiblit la capacité d’exportation, limite l’attractivité pour les investisseurs et pèse sur les capacités de défense et de stabilité interne. Dans un contexte de compétition des puissances pour l’influence en Afrique centrale – Chine, États-Unis, Russie, Turquie – la démographie devient un paramètre d’intelligence économique déterminant. Anticiper pour ne pas subir La BERD recommande un levier majeur : allonger la vie active et investir dans des politiques massives de formation continue. « Les jeunes doivent comprendre qu’ils porteront le fardeau des régimes de retraite », insiste Javorcik. Pour l’Afrique centrale, cela impose des réformes profondes : modernisation des systèmes de protection sociale, digitalisation de l’économie, montée en compétences technologiques et politiques migratoires régionales plus intégrées. Le vieillissement n’est pas une fatalité, mais un tournant stratégique. Pour le Cameroun comme pour l’ensemble de l’Afrique centrale, le moment d’agir, c’est maintenant — avant que la démographie ne devienne un frein à l’ambition continentale d’émergence.

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Miss Union Africaine 2025 : Une Reine pour un continent, l’Afrique et sa Diaspora unies pour briller

L’appel à candidatures pour la 11ᵉ édition de Miss Union Africaine est officiellement ouvert, marquant le début d’un cycle où la beauté africaine – au sein des diasporas – devient un véritable pouvoir d’influence internationale. Fondé par Odette Tedga, ce concours unique se positionne aujourd’hui comme la plate-forme géo-culturelle la plus ambitieuse dédiée aux jeunes femmes africaines et afro-descendantes. Casting continental et diasporique : 6 décembre 2025Grande finale panafricaine : 28 mars 2026 Un concours qui unit l’Afrique et ses diasporas dans une diplomatie culturelle nouvelle Miss Union Africaine s’impose désormais comme un outil de soft power africain, mobilisant autant les communautés afro-descendantes d’Europe, d’Amérique, des Caraïbes, du Moyen-Orient et d’Asie. Cette édition inscrit la diaspora au cœur de sa stratégie : Faire concourir les candidates issues des diasporas africaines. Un choix assumé : Parce que l’Afrique ne se limite pas à ses frontières ; elle vit, crée, entreprend et rayonne dans le monde entier. Des critères d’excellence pour représenter un continent en mouvement Pour refléter une Afrique ambitieuse, les exigences demeurent : Les futures candidates seront formées pour porter une parole forte sur la scène internationale : leadership féminin, climat, identité culturelle, innovation, diasporas, patrimoine. Un événement géo-culturel et artistique d’envergure mondiale La 11ᵉ édition célébrera la diversité créative de l’Afrique au sein de sa diaspora : mode, design, musiques afropop et traditionnelles, arts numériques, héritages ancestraux, autant de dimensions qui feront de Miss Union Africaine un showcase mondial de la culture afro. La diaspora y jouera un rôle central, en valorisant : Une vision : faire de la beauté africaine un symbole mondial d’influence Pour Odette Tedga, fondatrice du concours : « L’Afrique et sa diaspora forment une seule et même puissance culturelle. Miss Union Africaine doit porter cette voix avec courage, élégance et intelligence ». L’ambition est claire : positionner Miss Union Africaine parmi les grandes scènes mondiales, à l’égal des concours internationaux, tout en préservant l’âme, la fierté et la pluralité des identités africaines. Un message à la jeunesse africaine et afro-descendante Cette 11ᵉ édition est un appel : * à croire en son potentiel,* à incarner la beauté comme un outil d’influence,* à représenter un continent jeune, puissant, créatif, connecté,*à affirmer haut et fort la voix des diasporas. Miss Union Africaine 2025 : L’Afrique se célèbre. Les diasporas s’élèvent. Le monde regarde Slogan officiel Miss Union Africaine 2025 : « L’Afrique s’élève. La Diaspora rayonne. Une reine pour unir le monde ».

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Le Festival Mpo’o constitue l’un des plus puissants vecteurs de préservation et de transmission des traditions sawa : un patrimoine culturel à préserver

Edéa (Cameroun ) : Les enjeux du Festival Mpo’o-Patrimoine, développement et rayonnement

Le Festival Mpo’o constitue l’un des plus puissants vecteurs de préservation et de transmission des traditions sawa : un patrimoine culturel à préserver. À travers les danses patrimoniales, les rituels symboliques, l’exposition d’objets anciens, les récits oraux ou encore les œuvres d’art, l’événement consolide la mémoire collective et réaffirme l’identité Mpo’o. Il offre également une plateforme de dialogue intergénérationnel, permettant aux jeunes générations d’accéder à l’héritage culturel et aux savoirs ancestraux qui fondent la cohésion du groupe. A ce titre, il se veut un enjeu culturel majeur Un levier économique stratégique Dans une région où l’agriculture, l’élevage, la pêche et l’artisanat constituent des piliers essentiels du tissu local, le Festival joue un rôle d’accélérateur économique. L’afflux de visiteurs stimule les activités commerciales, crée des opportunités pour les producteurs locaux et génère des revenus pour les artisans, restaurateurs, transporteurs et acteurs touristiques. Les stands d’exposition deviennent une vitrine commerciale de premier plan, où produits agricoles, œuvres d’art et innovations artisanales trouvent acheteurs et partenaires. Le festival encourage par ailleurs la structuration de filières culturelles et touristiques durables, susceptibles d’avoir un effet multiplicateur sur l’économie régionale. Une ouverture vers les cultures des autres régions du Cameroun L’invitation d’organisations culturelles venues d’autres régions du Cameroun représente une opportunité stratégique pour le Comité d’organisation. En faisant venir des groupes artistiques bamoun, bamiléké, tikar, kotoko, béti ou foulbé, le Festival Mpo’o favoriserait une rencontre entre traditions diverses, un enrichissement de la programmation et une mise en valeur des patrimoines nationaux dans leur pluralité. Une telle démarche permettrait de dépasser le cadre strictement communautaire, renforçant le festival comme espace national de dialogue culturel et d’unité à travers la diversité. Un ancrage sous-régional pour un rayonnement accru Étendre ces invitations à des organisations culturelles de la sous-région Afrique centrale — Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad, République centrafricaine — conférerait au Festival Mpo’o une dimension diplomatique et stratégique supplémentaire. En devenant un lieu de rencontre transfrontalier, le festival contribuerait à la construction d’un espace culturel sous-régional cohérent, fondé sur des héritages souvent partagés. Ce positionnement renforcerait le rôle du Festival Mpo’o comme plateforme d’influence culturelle, de coopération et de rayonnement en Afrique centrale. Un instrument de diplomatie culturelle et de visibilité internationale Avec la présence attendue de délégations sawa, de la diaspora et de partenaires étrangers, le Festival renforce l’image du peuple Mpo’o au-delà des frontières nationales. Il participe activement à la diplomatie culturelle du Cameroun en projetant un message d’unité, de diversité et de vitalité patrimoniale. En tant que plateforme de visibilité identitaire, il affirme la place des Mpo’o dans le concert des grandes cultures africaines et contribue à leur rayonnement international. Un festival au carrefour des traditions et des ambitions modernes Entre fidélité aux racines et ouverture au monde, le Festival Mpo’o incarne un projet culturel, économique et diplomatique à part entière : préserver, valoriser, développer et rayonner. Un enjeu crucial pour les générations présentes comme futures. Simon Emmanuel Minyem

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la 77ᵉ édition du Festival Mpo’o s’apprête à transformer Edéa en un immense carrefour de culture, d’histoire et de célébration identitaire.

Cameroun-Ville d’Edéa : Festival Mpo’o 2025 (28/12 au 14/12/2025)

Du 28 novembre au 14 décembre 2025, la Sanaga Maritime, à Edéa, va battre au rythme des tam-tams ancestraux : la 77ᵉ édition du Festival Mpo’o s’apprête à transformer Edéa en un immense carrefour de culture, d’histoire et de célébration identitaire. Déjà, la ville bruisse d’impatience. Entre les deux ponts du fleuve Sanaga, où se tiendra la cérémonie d’ouverture le 29 novembre, se dressent d’ores et déjà avec fière allure, les tentes en matériaux locaux. Le décor s’annonce en couleurs, chants, et effervescence pour le plaisir d’une foule de festivaliers venus du département, de Douala, du Littoral et des régions voisines. Les Sawa, attendus en délégations massives, promettent une ambiance de retrouvailles, de communion et de mémoire partagée. Face aux eaux majestueuses du fleuve Sanaga, les autorités et chefs traditionnels seront au premier rang. Le ministre des Arts et de la Culture Pierre Ismaël Bidoung Mpatt, le ministre des Transports Jean Ernest Masséna Ngallé Bibéhé, le gouverneur du Littoral Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, ainsi que les leaders coutumiers des Elog Mpo’o donneront à ce lancement une solennité rare. Sur les rives enchantées du fleuve Sanaga Au cœur de la célébration en 2024 Très attendues, les prises de parole de Monsieur Epassy Ndoumbe Raymond en sa qualité du Président du comité d’organisation, celle de Sa Majesté Ndjoke Essawe Maurice, Président de l’Assemblée Coutumière et Traditionnelle des Elog MPO’O (ACTEM) et enfin celle du Président de la Chambre coutumière et Traditionnelle, Monsieur Mbimbog Biboum Justin. Tous auront un même fil conducteur : célébrer l’héritage Mpo’o, rappeler la force du vivre-ensemble et porter le thème de l’année, « Fêtons ensemble… le triomphe du rassemblement », comme un message à la fois culturel et citoyen. Leurs discours, très attendus, devraient revenir sur l’importance d’un festival désormais incontournable dans le calendrier sawa, devenu au fil du temps une véritable vitrine du patrimoine local. Un carrefour de cultures, de métiers et de mémoire Mais le protocole ne sera qu’un prélude. Le cœur du festival battra dans les expositions, les ateliers, les performances et les rencontres. Le vernissage d’œuvres d’art et de pièces patrimoniales ouvrira la voie à des heures de découverte : photographies rares, objets rituels, archives familiales… autant de fragments d’histoire remis en lumière. Les stands d’exposition feront eux aussi la part belle aux produits agricoles, aux métiers traditionnels, aux savoir-faire artisanaux et à l’art culinaire – cette économie créative qui reste le moteur silencieux mais essentiel des communautés Mpo’o. Et, surtout, la scène culturelle promet d’être un véritable hymne à la diversité : danses guerrières ou festives, course de pirogue, chants hypnotiques, lutte traditionnelle, récits oraux transmis de génération en génération, rituels symboliques… L’expression Mpo’o, multiple et puissante, promet de reprendre toute sa place d’antan. Rendre au festival son âme Au-delà de la fête, l’enjeu est clair : préserver l’esprit originel du Festival Mpo’o. Les organisateurs le répètent : il est temps d’en finir avec l’image d’un événement parfois dévoyé, réduit à un marché d’alcools, de grillades, de poissons braisés ou, – pire – comme un lieu de dérives sociales, ouvert à des excès contraires à la vocation du rassemblement. La 77ᵉ édition veut renouer avec la profondeur, la transmission et la dignité de cette célébration séculaire. Faire du festival un espace d’éducation, de renaissance culturelle, d’affirmation identitaire, où chaque geste et chaque parole renouent avec la mémoire d’un peuple. Avec une programmation dense, un afflux record de visiteurs et une volonté affichée de remettre la culture au centre, l’édition 2025 pourrait bien marquer un tournant historique pour le Festival Mpo’o – un retour aux sources, mais avec l’élan d’une renaissance. Simon Emmanuel MINYEM

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World Vision appelle à protéger les plus vulnérables au cœur de la crise migratoire mondiale.

Journée internationale des migrants (18/12/2025) : L’histoire invisible de millions d’enfants déracinés

World Vision appelle à protéger les plus vulnérables au cœur de la crise migratoire mondiale. À l’occasion de la Journée internationale des migrants, World Vision France alerte sur une crise humaine sans précédent : 123,2 millions de personnes vivent aujourd’hui déracinées, selon les dernières données du HCR. Parmi elles, des dizaines de millions d’enfants, souvent invisibles dans les statistiques, mais exposés aux pires dangers.World Vision appelle les gouvernements à créer des voies migratoires sûres, à renforcer la protection des enfants et des femmes, et à replacer la dignité humaine au cœur des politiques migratoires. Comprendre pour agir : migrants, réfugiés, vies suspendues Être migrant, c’est vivre dans un pays autre que celui où l’on est né – qu’il s’agisse de fuir la violence, la pauvreté, ou les effets du changement climatique.Être réfugié, c’est être contraint de fuir en raison de persécutions, conflits ou violences graves, en bénéficiant d’une protection internationale garantie par la Convention de Genève de 1951. Deux statuts différents, mais une même réalité : celle de vies brisées, souvent sans retour possible. Une crise planétaire : une personne sur 67 déracinée La planète compte aujourd’hui 123,2 millions de personnes déplacées de force – un record historique. Parmi elles : Femmes et enfants : les premières cibles, les dernières protégées Les enfants sont les plus exposés : Sur le terrain : protéger, soigner, reconstruire World Vision intervient dans les zones les plus touchées – Soudan, Ukraine, Éthiopie, Afghanistan – en fournissant : L’organisation accompagne aussi les femmes dans la prévention des violences et leur autonomie économique.Au-delà de l’urgence, elle soutient des programmes de résilience, d’agriculture, et de formation professionnelle, tout en plaidant pour des politiques plus protectrices envers les enfants. Un appel à la responsabilité « Les migrants et réfugiés ne sont pas des statistiques : ce sont des vies, des enfants et des familles que nous devons protéger », a déclaré Camille Romain des Boscs, directrice générale de World Vision France. Depuis 75 ans, World Vision est la première ONG mondiale dédiée à la protection des enfants dans les contextes les plus fragiles. Présente dans près de 100 pays, elle intervient en urgence humanitaire comme dans des programmes de développement à long terme, grâce notamment au parrainage d’enfants. Son approche intégrée couvre l’éducation, la santé, l’eau potable et la lutte contre toutes les formes de violence.

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