Classement de Shanghai 2025 : l’Afrique décroche du Top 1000
Avec seulement 17 universitĂ©s classĂ©es contre 20 l’an passĂ©, le continent enregistre un recul inquiĂ©tant qui reflète ses fragilitĂ©s chroniques en matière de recherche, de financement et de gouvernance universitaire. Le classement 2025 de Shanghai Ranking, l’un des plus influents au monde dans le domaine universitaire, confirme une tendance inquiĂ©tante : l’Afrique peine Ă s’imposer dans l’élite acadĂ©mique mondiale. Cette annĂ©e, seulement 17 universitĂ©s africaines apparaissent dans le Top 1000, contre 20 en 2024. Une contre-performance significative, dans un contexte mondial oĂą la compĂ©tition pour l’excellence acadĂ©mique s’intensifie. Un classement dominĂ© par l’Occident Comme chaque annĂ©e, les premières places sont largement trustĂ©es par les universitĂ©s anglo-saxonnes : Harvard, Stanford, MIT, Cambridge ou encore Berkeley dominent le haut du tableau. Sur les 20 premières institutions mondiales, 16 sont amĂ©ricaines, 2 britanniques, 1 française (Paris-Saclay) et 1 chinoise (Tsinghua). Le Shanghai Ranking repose sur des critères strictement axĂ©s sur la performance scientifique et acadĂ©mique : nombre de Prix Nobel, mĂ©dailles Fields, chercheurs les plus citĂ©s, publications dans Nature et Science, ou encore impact des publications indexĂ©es. Ces indicateurs favorisent les Ă©tablissements disposant d’un Ă©cosystème de recherche robuste et financĂ©, ce qui creuse l’écart entre les grandes puissances universitaires et les pays en dĂ©veloppement. Afrique : une performance concentrĂ©e et inĂ©gale Sur les 17 universitĂ©s africaines prĂ©sentes dans le classement : Deux pays concentrent donc plus de 80 % des universitĂ©s africaines classĂ©es. Le reste du continent, y compris des poids lourds dĂ©mographiques comme le Nigeria, le Kenya ou la RDC, est absent du classement, rĂ©vĂ©lant une fracture dans l’investissement et les politiques de l’enseignement supĂ©rieur. Les mieux classĂ©es sont sud-africaines : CĂ´tĂ© Ă©gyptien, Cairo University arrive en tĂŞte, dans la tranche 401-500, suivie d’Alexandria University et Ain Shams University. Les autres institutions africaines prĂ©sentes : Un recul inquiĂ©tant Trois universitĂ©s africaines sortent du classement cette annĂ©e : Ce retrait souligne le manque de continuitĂ© et la fragilitĂ© des politiques de recherche sur le continent. Une dynamique Ă reconstruire Le recul africain s’explique par plusieurs facteurs structurels : Ă€ titre de comparaison, des pays comme la Chine, l’Inde ou la CorĂ©e du Sud, grâce Ă une stratĂ©gie nationale d’excellence acadĂ©mique, voient leur nombre d’universitĂ©s classĂ©es progresser chaque annĂ©e. Recommandations pour un sursaut africain Pour espĂ©rer remonter dans les classements mondiaux, les pays africains doivent : Le Shanghai Ranking 2025 agit ici comme un miroir sĂ©vère, rĂ©vĂ©lant Ă la fois les retards du continent et le potentiel encore inexploitĂ© de son capital humain. Pour transformer la formation supĂ©rieure en levier de dĂ©veloppement, l’Afrique devra investir massivement dans l’excellence scientifique – et rompre avec le cycle de sous-performance.
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