Politique & Gouvernance

Cameroun/Intelligence Artificielle : une ambition réaliste ou un mirage numérique ?

Lancée début juillet par la ministre des Postes et Télécommunications, Minette Libom Li Likeng, la Stratégie Nationale d’Intelligence Artificielle (SNIA) du Cameroun propose une transformation numérique ambitieuse à l’horizon 2040. Mais cette vision peut-elle réellement être mise en œuvre ? Et à quel coût ? Un écart entre ambition et capacités actuelles Le plan prévoit la création d’un GPT multilingue camerounais, 15 nœuds d’Edge Computing à énergie solaire, et la formation de 4 000 spécialistes IA par an via 5 centres d’excellence. Or, le budget initial global estimé avoisinerait 400 à 600 milliards FCFA (environ 650 à 1 milliard USD sur 15 ans) selon les premières analyses d’experts en politiques publiques numériques. À titre de comparaison, le Cameroun consacre aujourd’hui moins de 0,8 % de son PIB à la recherche et au numérique combinés. Infrastructures insuffisantes Le pays accuse encore un retard critique en connectivité (pénétration Internet de 34 % en 2025 selon DataReportal), et une capacité énergétique fragile (taux d’électrification rural à 28 %). Déployer des centres IA alimentés à l’énergie solaire nécessite non seulement des investissements lourds, mais aussi des compétences techniques peu disponibles localement à grande échelle. Formation : l’autre pilier incertain Former 4 000 experts par an représenterait près de 20 % de la capacité actuelle des universités technologiques du Cameroun. Le défi est donc autant financier qu’organisationnel. L’État devra s’appuyer sur des partenariats public-privé et une coopération accrue avec des institutions internationales (AFD, BAD, Banque mondiale). Positionnement géopolitique en Afrique centrale Politiquement, la SNIA sert aussi de levier pour positionner le Cameroun comme leader technologique régional, face à un environnement sous-régional encore peu structuré en matière d’IA. Mais sans coordination active avec ses voisins (Congo, Gabon, Tchad), la promesse d’un réseau IA d’Afrique centrale pourrait rester théorique. La stratégie camerounaise d’IA est visionnaire, mais sa réalisation dépendra d’un alignement rare entre volonté politique, financements durables, infrastructures numériques, et capital humain. Si ces conditions sont réunies, le Cameroun pourrait devenir un véritable hub technologique régional. Sinon, la SNIA risque de rester un catalogue d’intentions sans transformation concrète. Noël Ndong

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« RĂ©parations : l’Afrique et le Cameroun s’unissent pour revendiquer la justice »

Un appel urgent depuis Addis-Abeba en Ethiopie. Lors de l’AssemblĂ©e de l’Union africaine Ă  Addis-Abeba, une demande longtemps rĂ©clamĂ©e a refait surface : celle des rĂ©parations pour les anciennes colonies africaines, victimes de la traite nĂ©grière et de l’exploitation coloniale. Dans le cadre de l’initiative « annĂ©e de la justice pour les Africains et les personnes d’origine africaine », les voix se sont Ă©levĂ©es pour rĂ©clamer une reconnaissance des souffrances passĂ©es. Le prĂ©sident du Ghana, John Mahama, a Ă©voquĂ© les disparitĂ©s Ă©conomiques encore prĂ©sentes : « Les descendants d’Africains rĂ©duits en esclavage continuent de faire face Ă  des inĂ©galitĂ©s sociales ‘. Les cicatrices d’un passĂ© Ă©prouvant De 1500 Ă  1900, des millions d’Africains ont Ă©tĂ© arrachĂ©s Ă  leurs terres et victimes de la traite nĂ©grière. Selon l’UNESCO, c’est près de 15 millions de personnes qui ont Ă©tĂ© dĂ©portĂ©es, entraĂ®nant une perte inestimable de vies et de richesses culturelles. Les consĂ©quences de ce passĂ© atroce se ressentent aujourd’hui encore, avec des prĂ©visions indiquant un dĂ©ficit de croissance en Afrique de 2,6 trillions de dollars d’ici 2030 si l’on n’agit pas pour remĂ©dier aux inĂ©galitĂ©s hĂ©ritĂ©es. Le cas du Cameroun Le Cameroun, ancien territoire colonial partagĂ© entre l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni, illustre parfaitement la lutte pour la reconnaissance des injustices passĂ©es. Les effets durables de la colonisation, des rĂ©voltes rĂ©primĂ©es dans le sang et des ressources exploitĂ©es, continuent d’imprĂ©gner la sociĂ©tĂ© camerounaise. Les appels Ă  rĂ©parations s’intensifient, soulignant la nĂ©cessitĂ© d’une reconnaissance officielle des crimes coloniaux et d’un soutien pour les populations touchĂ©es. La voix du Cameroun s’ajoute ainsi Ă  celle du continent, rappelant les interconnexions entre les luttes pour la justice. RĂ©parations : Au-delĂ  des finances La question des rĂ©parations se rĂ©vèle complexe. John Mahama souligne qu’elles doivent englober la restitution, la rĂ©habilitation et l’Ă©ducation sur les injustices passĂ©es. Cette dimension Ă©thique interroge Ă©galement la responsabilitĂ© des pays : qui doit payer ? Alors que les États europĂ©ens et nord-amĂ©ricains sont souvent pointĂ©s du doigt, d’autres acteurs, comme les pays arabes, sont curieusement absents du dĂ©bat. Un consensus historique Les 55 membres de l’UA ont uni leurs voix pour exiger justice. Cette dynamique marque un tournant dans la diplomatie africaine et appelle Ă  une conscience collective sur cette question cruciale. Le communiquĂ© final stipule clairement : « Il est temps que les nations qui ont profitĂ© de l’esclavage rendent des compte« . Vers une nouvelle ère de justice Avec une population africaine projetĂ©e Ă  2,5 milliards d’ici 2050, la demande de rĂ©parations devient encore plus pressante. Cette assemblĂ©e de l’Union africaine pourrait ĂŞtre le point de dĂ©part d’un parcours vers la justice sociale et la rĂ©conciliation. Ce dĂ©bat crucial appelle Ă  des actions concrètes pour transformer des promesses en rĂ©alitĂ©s tangibles, tant au niveau national qu’international. En dĂ©finitive, l’Afrique, et particulièrement le Cameroun, exigent justice, et cette voix unie ne peut ĂŞtre ignorĂ©e. NoĂ«l Ndong

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Présidentielle 2025 au Cameroun : Elecam sous pression face au flou sur les candidatures

Elecam est appelĂ©e Ă  clarifier : quelles candidatures dĂ©posĂ©es, quels critères validĂ©s ? Ă€ moins de trois mois du scrutin prĂ©sidentiel du 12 octobre 2025, l’Élection Cameroon (Elecam) fait face Ă  une surenchère d’incertitudes autour de la validation des dossiers de candidature. MalgrĂ© l’ouverture du dĂ©pĂ´t entre 12 et 21 juillet, l’institution reste silencieuse sur les modalitĂ©s pratiques et les critères d’éligibilitĂ© rĂ©elle. Candidatures dĂ©posĂ©es Selon plusieurs sources, 15 dossiers ont Ă©tĂ© officiellement reçus Ă  Elecam en attendant leur validation : 1- Cabral Libii ( PCRN) 2- Joshua Osih ( SDF) 3- Paul BIYA ( RDPC) 4- Theiler Onana LĂ©on ( RDPC) 5- Maurice Kamto ( Manidem) 6- Bello Bouba ( UNDP) 7- Issa Tchiroma Bakary( FSNC) 8- Bougha Hagbe (MCNC), 9- Ruben Djaouro (PNPC) 10- Jean Blaise Gwet (MPCC) 11- Geneviève Zeh Amvene (candidate indĂ©pendante) 12- Eric Kamgan-Tan (LDCRC) 13- Akere Muna (parti Univers) 14- Bertin Kisob (CPSJ) – 1er dossier dĂ©posĂ© 15- Serge Espoir Matomba ( PURS) D’autres figures sont attendues. Le 22 juillet, sera publiĂ©e la liste des candidatures retenues; suivie de l’ouverture des contentieux pour ceux qui contesteraient le refus de leur candidature. La liste dĂ©finitive des candidatures validĂ©es devrait ĂŞtre publiĂ©e au plus tard le 17 aoĂ»t . Le 27 Septembre marquera l’ouverture de la campagne officielle et le 11 Octobre Ă  minuit la fin de la campagne. Le jour du vote est fixĂ© le 12 Octobre de 08h-18h00. Le flou plane sur les conditions de validation Des acteurs politiques comme Christian Ntimbane Bomo, candidat du parti HĂ©ritage, alertent sur le manque de transparence d’Elecam quant aux conditions d’investiture. Le code Ă©lectoral impose, via l’article 121, la collecte de 300 signatures d’élus locaux ou traditionnels par candidat indĂ©pendant ou petit parti. Or, avec le report des Ă©lections municipales et lĂ©gislatives Ă  2026, ce seuil semble devenu juridiquement impossible, suscitant le dĂ©bat sur sa lĂ©galitĂ©. Christian Ntimbane souligne aussi l’absence de règles claires concernant la forme lĂ©galisĂ©e exigĂ©e pour les actes d’investiture – et les autoritĂ©s compĂ©tentes pour les signer – alors qu’Elecam reste muet, trois jours après le dĂ©but du dĂ©pĂ´t des candidatures. Enjeux institutionnels et risques juridiques Entre gestion opaque et ouverture dĂ©mocratique Elecam est confrontĂ©e Ă  un enjeu majeur de communication et de gouvernance. Si elle ne clarifie pas rapidement les modalitĂ©s pratiques des dĂ©pĂ´ts, l’Ă©lection prĂ©sidentielle pourrait ĂŞtre entachĂ©e de contestations juridiques, d’exclusions de candidats indĂ©pendants et d’accusations de fermeture politique. Pour Christian Ntimbane Bomo, « Elecam ĂŞtre clair ou faire face Ă  l’annulation du scrutin devant le Conseil Constitutionnel » . La balle est dĂ©sormais dans le camp de l’organisme Ă©lectoral : publier les critères, permettre une comprĂ©hension claire des règles du jeu, ou encourir une dĂ©fiance croissante Ă  l’approche du scrutin. NoĂ«l Ndong

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SĂ©nĂ©gal : la France plie, la souverainetĂ© s’affirme!

today at 1:16 PM Le 17 juillet, le SĂ©nĂ©gal a opĂ©rĂ© un tournant historique en rĂ©cupĂ©rant le contrĂ´le du camp Geille Ă  Dakar, mettant ainsi un terme Ă  65 ans de prĂ©sence militaire française. Cette restitution, marquĂ©e par une cĂ©rĂ©monie sous les auspices du gĂ©nĂ©ral Mbaye CissĂ© et du gĂ©nĂ©ral Pascal Ianni, incarne l’Ă©mergence d’une Afrique qui revendique sa souverainetĂ©. « La souverainetĂ© ne s’accommode pas de la prĂ©sence de bases militaires dans un pays souverain », a dĂ©clarĂ© le prĂ©sident sĂ©nĂ©galais Bassirou Diomaye Faye, soulignant la montĂ©e d’un nationalisme africain croissant. Le retrait des forces françaises, qui compte environ 350 militaires, marque un dĂ©clin progressif dans toute l’Afrique de l’Ouest, initiĂ© en 2022 et culminant avec cette restitution Ă  Dakar. Alors que Paris reste prĂ©sent en Afrique Ă  travers une base allĂ©gĂ©e Ă  Djibouti, le SĂ©nĂ©gal aspire Ă  un « partenariat rĂ©novĂ© » avec la France, basĂ© sur la coopĂ©ration et non sur la tutelle. Ce choix pragmatique pose la question des futurs mĂ©canismes de sĂ©curitĂ© dans un contexte oĂą les menaces comme le terrorisme demeurent prĂ©occupantes. Le dĂ©part des troupes françaises pourrait indiquer une nouvelle ère pour l’Afrique, oĂą les nations ne cherchent plus Ă  se contenter de tutelles anciennes, mais souhaitent construire une autonomie solide, rĂ©clamant ainsi leur plein rĂ´le sur la scène internationale. NoĂ«l Ndong

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Sommet Afrique-États-Unis : le commerce en première ligne, mais des enjeux migratoires délicats

Le rĂ©cent sommet Ă  Washington, rĂ©unissant cinq chefs d’États africains et l’administration Trump, a culminĂ© avec des discussions sur le commerce et la sĂ©curitĂ©, tout en rĂ©vĂ©lant des exigences inattendues de la part des États-Unis concernant la gestion des migrants. Trois jours de nĂ©gociations intensives ont permis aux dirigeants de Gabon, GuinĂ©e-Bissau, Mauritanie, LibĂ©ria, et SĂ©nĂ©gal de prĂ©senter leurs atouts respectifs aux investisseurs amĂ©ricains. Le prĂ©sident sĂ©nĂ©galais, Bassirou Diomaye Faye, a notamment mis en avant la stabilitĂ© politique de son pays, tandis que le Gabon a mis l’accent sur ses richesses minières. MalgrĂ© l’absence d’accords majeurs, ces discussions ont jetĂ© les bases d’une coopĂ©ration Ă©conomique renforcĂ©e, alors mĂŞme que l’administration Trump avait une demande particulière. Selon des sources, le prĂ©sident amĂ©ricain a proposĂ© de relocaliser des migrants en situation irrĂ©gulière, notamment des criminels en attente d’expulsion, vers les pays prĂ©sents au sommet. Cette exigence, rĂ©vĂ©lĂ©e par le Wall Street Journal, soulève des interrogations. Trump II exige la relocalisation des migrants en situation irrĂ©gulière en Afrique Le prĂ©sident du LibĂ©ria, Joseph Boakai,  a confirmĂ© que la question des demandeurs d’asile a Ă©tĂ© abordĂ©e. Il a dĂ©clarĂ© : Â«Â Ils n’obligent personne, mais ils veulent que nous sachions que c’est une prĂ©occupation« . En effet, l’administration amĂ©ricaine semble mettre une pression croissante sur les pays africains pour qu’ils acceptent des expulsĂ©s, et ce mĂŞme dans des contextes oĂą les pays concernĂ©s, comme le NigĂ©ria, peinent dĂ©jĂ  Ă  gĂ©rer leurs propres dĂ©fis internes. Le chef de la diplomatie nigĂ©riane, Yusuf Tuggar, a dĂ©noncĂ© cette pression, affirmant que son pays, avec une population de plus de 210 millions, n’est pas en position d’accueillir des centaines de VĂ©nĂ©zuĂ©liens, soulignant les dĂ©fis que cela reprĂ©senterait. Ce sommet illustre la tension croissante entre les impĂ©ratifs Ă©conomiques et les rĂ©alitĂ©s migratoires. Les enjeux sont vastes, mĂŞlant intĂ©rĂŞts stratĂ©giques et diplomatie dans un contexte global de sĂ©curitĂ© instable. Le dialogue entre l’Afrique et les États-Unis, bien qu’encourageant, doit donc naviguer avec prudence entre le dĂ©veloppement d’un partenariat commercial et la gestion des crises migratoires complexes. En ce sens, la relation post-sommet pourrait transformer les interactions bilatĂ©rales, posant la question essentielle : jusqu’oĂą l’Afrique est-elle prĂŞte Ă  aller pour renforcer ses liens Ă©conomiques, tout en prĂ©servant sa souverainetĂ© face aux demandes amĂ©ricaines ? NoĂ«l Ndong

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Afrique du Sud : l’ancien président Jacob Zuma en visite au Maroc

Après la crise du Covid-19, l’Afrique sera confrontĂ©e Ă  une rĂ©alitĂ© nouvelle. Compter plus sur ses propres ressources que sur l’aide au dĂ©veloppement pour faire face aux sĂ©quelles laissĂ©es par la pandĂ©mie. L’ancien Premier ministre du Burkina Faso, Tertius Zongo, directeur de la chaire Sahel de la Fondation pour les Ă©tudes et la recherche sur le dĂ©veloppement international (Ferdi) et Emmanuel Pinto Moreira, directeur de recherche Ă  la Banque africaine de dĂ©veloppement (Bad), font le point. Emmanuel Pinto Moreira appelle Ă  une autre mondialisation. A court terme, il s’interroge sur le ciblage des personnes les plus pauvres, souligne la difficultĂ© de confiner des populations qui travaillent dans l’informel – prioritaires en matière d’aides. Ă€ plus long terme, il pense que cette crise va donner l’opportunitĂ© Ă  une forme de « dĂ©globalisation », en termes de blocs (Chine, Europe et Occident, Afrique, etc.). A cet Ă©gard, la Zone de libre-Ă©change continentale africaine (ZLECAf) reprĂ©sente « une opportunitĂ© intĂ©ressante », souligne-t-il, « à condition qu’elle soit bien menĂ©e : taxation commune, politiques de libĂ©ralisations communes, etc ». Tertius Zongo souligne pour sa part que l’Afrique est diverse. C’est le cas de la rĂ©gion du Sahel, confrontĂ©e Ă  l’insĂ©curitĂ© et Ă  la pauvretĂ©. Ce qui ne permet pas d’assurer le dĂ©veloppement. Il rappelle que l’aide au dĂ©veloppement n’a jamais créé le dĂ©veloppement – elle l’accompagne simplement – nĂ©anmoins, « il s’agit de parer au plus urgent, face aux difficultĂ©s budgĂ©taires des pays africains ». Ces facteurs de fragilitĂ© sont enracinĂ©s dans les pays sahĂ©liens. Et la paix est un bien public qui impose d’agir, indique l’ancien Premier. « Mais comment-agir ? « , poursuit-il. Il propose de « croiser les diffĂ©rents regards afin de dĂ©finir les points sur lesquels il faut avancer ». « Les politiques Ă©conomiques n’ont jamais pris en compte les facteurs de fragilitĂ© de l’Afrique. Il faut amĂ©liorer la rĂ©flexion sur l’économie-politique de nos pays ; il faut s’appuyer davantage sur l’histoire de nos sociĂ©tĂ©s. Cette question n’est jamais posĂ©e ainsi », ajoute-t-il. Pour que l’aide soit efficace, plusieurs conditions doivent ĂŞtre remplies. A savoir, une approche collĂ©giale, une association de tous les acteurs, une innovation en matière d’acteurs, « ne faisant plus appel systĂ©matiquement au grandes institutions ou aux grandes entreprises, en associant les ONG et les collectivitĂ©s locales, en aidant les pays Ă  rester maĂ®tres de leur politique« . L’urgence, pour Tertius Zongo, revient Ă  sauver des vies, en renforçant les systèmes de santĂ©. Il faut aussi garder l’économie en Ă©tat de marche, garantir le bon fonctionnement des services publics, et parvenir Ă  « planter les graines d’une rĂ©silience future ». Sur le plan politique, il plaide pour un Ă©quilibre entre la libertĂ© et la sĂ©curitĂ©. Pour conclure; « il faut Ă©teindre rapidement les vellĂ©itĂ©s nationalistes qui affaiblissent les efforts de panafricanisme, accĂ©lĂ©rer la coopĂ©ration et l’intĂ©gration rĂ©gionale. » NoĂ«l Ndong

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