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Cameroun : Un projet pilote pour autonomiser les femmes rurales grâce à la propriété intellectuelle

Au Cameroun, un projet pilote innovant vient d’être lancé pour renforcer l’autonomisation économique des femmes rurales en misant sur la propriété intellectuelle et l’innovation. Ce programme, déployé également au Burkina Faso, vise à valoriser les produits agricoles portés par les femmes, en leur permettant de protéger et de commercialiser leurs créations. Malgré leur rôle central dans l’agriculture – elles représentent 62 % de la main-d’œuvre agricole et produisent plus de 80 % des denrées locales – les femmes rurales camerounaises restent peu intégrées dans l’économie formelle. Moins de 15 % des brevets enregistrés à l’OAPI leur appartiennent, et plus de la moitié vivent sous le seuil de pauvreté. Avec un budget de 2,5 millions de dollars et une durée de 18 mois, le projet entend former les femmes, les accompagner dans le dépôt de brevets et soutenir des projets à forte valeur ajoutée. Il bénéficie du soutien de l’UNFPA, de l’OAPI, et de l’École nationale supérieure polytechnique de Yaoundé. Pour Marie Mballa Biloa, présidente des Bayams Sellams, c’est une opportunité décisive : « Nous avons perdu la propriété de plusieurs produits faute de protection. Ce projet nous donne enfin les moyens de valoriser et défendre nos créations ». Une étape prometteuse pour que l’innovation devienne un véritable moteur de changement social et économique pour les femmes rurales du Cameroun.

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Sanaga-Maritime : Une mobilisation encore timide pour le retrait des cartes d’électeur

Littoral : À deux mois et une semaine du scrutin, le Nkam reste à la traîne, la Sanaga-Maritime peine à suivre, entre désintérêt, manque d’information et contraintes logistiques Alors que le processus électoral s’accélère, le département de la Sanaga-Maritime peine à mobiliser ses électeurs. Au 29 juillet, seuls 1 800 retraits de cartes d’électeur y ont été enregistrés, sur un total de 352 391 cartes attendues dans toute la région du Littoral, selon Elecam. Une performance modeste, bien en deçà des attentes, qui s’explique par plusieurs facteurs. Parmi les causes évoquées : un désintérêt croissant des populations, souvent désabusées par le processus électoral, et un manque d’information claire sur les lieux et modalités de retrait. À cela s’ajoutent des contraintes logistiques : routes en mauvais état, distances importantes entre les villages et les centres de retrait, et une communication institutionnelle encore trop limitée dans certaines zones rurales. Le Wouri reste en tête avec plus de 4 600 cartes retirées, suivi du Moungo (environ 2 000), tandis que la Sanaga-Maritime stagne, juste au-dessus du Nkam, lanterne rouge avec seulement 436 cartes distribuées. Dans les arrondissements de Douala, le constat est tout aussi préoccupant : plus de 111 000 cartes attendent toujours d’être retirées à Douala 3e, 77 000 à Douala 5e, 44 000 à Douala 4e, 37 000 à Douala 2e, 29 000 à Douala 1er, et 562 à Douala 6e. Face à cette situation, Elecam multiplie les efforts avec une stratégie axée sur la sensibilisation médiatique et les opérations de proximité dans les marchés, quartiers et carrefours. « La communication directe est essentielle pour ramener les électeurs vers les centres de retrait », souligne Dorothée Eyango Locko, cheffe d’agence pour le Wouri. Mais le temps presse. À quelques semaines du scrutin, la faible mobilisation dans la Sanaga-Maritime pourrait peser lourd sur le taux de participation régional si des mesures plus ciblées ne sont pas rapidement mises en œuvre.

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