septembre 2025

Cameroun : La mine de fer de Bipindi officiellement inaugurée, un tournant stratégique pour l’économie nationale

Le Cameroun a franchi une étape majeure dans la valorisation de ses ressources minières. Le 22 septembre 2025, le Premier ministre Joseph Dion Ngute a inauguré, au nom du président Paul Biya, la mine de fer de Bipindi Grand-Zambi, dans la région du Sud. Un projet structurant porté par G-Stone, filiale du groupe Bocom de l’industriel camerounais Dieudonné Bougne, qui suscite d’immenses attentes économiques et sociales. « C’est une étape stratégique pour l’avenir industriel du Cameroun », a déclaré le chef du gouvernement lors de la cérémonie. Et pour cause : avec une production projetée de 6 millions de tonnes de concentré de fer par an sur une durée de vie estimée à 56 ans, et une valeur du gisement évaluée à 33,3 milliards de dollars, ce projet pourrait devenir l’un des plus grands moteurs de croissance du pays. Des retombées économiques massives attendues Les projections officielles tablent sur 5 000 emplois directs à terme et des milliers d’emplois indirects, tandis que l’État percevra environ 10 % du chiffre d’affaires, en plus des impôts, taxes et dividendes. Mais au-delà des chiffres, le gouvernement évoque un « levier de transformation sociale » : routes, écoles, hôpitaux et infrastructures dans une région longtemps en marge des grands projets d’investissement. Actuellement, plus de 500 travailleurs camerounais sont déjà employés sur le site. « Chaque tonne de fer extraite devient le reflet d’un rêve collectif », a résumé un responsable local, saluant une dynamique d’émergence « portée par les Camerounais, pour les Camerounais ». Un projet aux dimensions géopolitiques et industrielles La mine de Bipindi intervient dans un contexte africain où plusieurs pays cherchent à reprendre le contrôle de leurs chaînes de valeur minières, tout en attirant des partenaires privés nationaux plutôt que des multinationales étrangères. Le fait qu’un groupe camerounais soit à la manœuvre est perçu comme un signal fort en matière de souveraineté économique. Reste à voir comment seront gérées les questions environnementales, les infrastructures de transport et la redistribution équitable des richesses. Mais une chose est claire : Bipindi Grand-Zambi pourrait devenir un pivot minier stratégique pour le Cameroun et un modèle de partenariat public-privé africain réussi.

Cameroun : La mine de fer de Bipindi officiellement inaugurée, un tournant stratégique pour l’économie nationale Read More »

Guinée : participation massive au référendum constitutionnel malgré le boycott de l’opposition

La GuinĂ©e a franchi une Ă©tape cruciale vers une Ă©ventuelle sortie de transition militaire. Selon les rĂ©sultats partiels annoncĂ©s par la Direction gĂ©nĂ©rale des Ă©lections, le taux de participation au rĂ©fĂ©rendum sur une nouvelle Constitution a atteint 91,4 %, sur plus de 80 % des bureaux de vote dĂ©pouillĂ©s. Sur les 23 662 bureaux de vote du pays, 19 454 ont Ă©tĂ© dĂ©pouillĂ©s et validĂ©s. Près de 4,8 millions d’électeurs se sont exprimĂ©s, dessinant une victoire du “oui” Ă  plus de 80 % dans la majoritĂ© des localitĂ©s. Entre lĂ©gitimation du pouvoir et pression internationale Ce scrutin, vivement contestĂ© par l’opposition, intervient quatre ans après le coup d’État de 2021, par lequel le colonel Mamadi Doumbouya a renversĂ© l’ancien prĂ©sident Alpha CondĂ©. Les dĂ©tracteurs du rĂ©gime accusent le rĂ©gime  militaire d’utiliser ce rĂ©fĂ©rendum pour consolider son pouvoir et ouvrir la voie Ă  une candidature prĂ©sidentielle. Pourtant, la forte participation, si elle est confirmĂ©e, envoie un signal ambigu Ă  la communautĂ© internationale. D’un cĂ´tĂ©, elle rĂ©pond aux exigences formelles d’un retour Ă  l’ordre constitutionnel exigĂ© par la CEDEAO, l’Union africaine et les partenaires occidentaux. De l’autre, elle risque de lĂ©gitimer un pouvoir de facto militarisĂ©, sans alternance rĂ©elle. Le vote s’est dĂ©roulĂ© globalement dans le calme, selon les observateurs. La Cour suprĂŞme, encore non rĂ©formĂ©e, devra proclamer les rĂ©sultats dĂ©finitifs. Elle est très attendue sur sa capacitĂ© Ă  faire preuve d’indĂ©pendance. Une transition incertaine vers les urnes Le rĂ©fĂ©rendum marque le dĂ©but d’une sĂ©quence Ă©lectorale sensible : les autoritĂ©s ont promis des Ă©lections prĂ©sidentielles et lĂ©gislatives d’ici fin 2025. Mais sans opposition structurĂ©e et dans un climat de mĂ©fiance politique, le risque d’une transition fragile demeure rĂ©el. Le peuple guinĂ©en, lui, semble partagĂ© entre aspiration au retour Ă  la dĂ©mocratie et acceptation pragmatique du pouvoir en place. Une dĂ©mocratie naissante sous haute tension.

Guinée : participation massive au référendum constitutionnel malgré le boycott de l’opposition Read More »

Sport : Une génération dorée pour l’athlétisme botswanais

Ce triplé historique confirme la montée en puissance du Botswana sur la scène mondiale. Après plusieurs années d’investissements ciblés dans la formation et les infrastructures. Le pays récolte aujourd’hui les fruits d’une stratégie sportive nationale ambitieuse. Autre figure emblématique, Letsile Tebogo, déjà médaillé d’or aux Jeux olympiques de Paris en 2024, s’est qualifié pour la finale du 200 mètres, avec un chrono solide de 19 s 95 en demi-finale. À seulement 22 ans, il incarne une nouvelle génération de sprinteurs africains, à la fois performants et réguliers sur la scène internationale. Un message fort pour l’Afrique La réussite des athlètes botswanais à Tokyo envoie un signal fort à l’échelle continentale : l’Afrique ne se limite plus aux épreuves de fond. Elle s’impose désormais dans les sprints courts et le 400 m, longtemps dominés par les États-Unis et les Caraïbes. Avec Kebinatshipi, Ndori et Tebogo, le Botswana entre dans l’histoire et s’affirme comme un nouveau pôle de performance mondiale, symbole d’un sport africain en pleine diversification.

Sport : Une génération dorée pour l’athlétisme botswanais Read More »

Ghana – Migrants expulsĂ©s par les États-Unis : une plainte qui dĂ©range

Le Ghana est au cĹ“ur d’une controverse judiciaire et diplomatique. Le 17 septembre, des avocats ont dĂ©posĂ© une plainte contre l’État ghanĂ©en pour « dĂ©tention illĂ©gale » et « risque de refoulement » de migrants ouest-africains expulsĂ©s par les États-Unis. Une première dans l’histoire du pays, qui soulève des questions sur la souverainetĂ©, les droits humains et la coopĂ©ration sĂ©curitaire internationale. Selon les plaignants, quatorze personnes – originaires d’Afrique de l’Ouest – auraient Ă©tĂ© expulsĂ©es par les autoritĂ©s amĂ©ricaines et retenues sous supervision militaire dès leur arrivĂ©e au Ghana. Onze d’entre elles affirment avoir dĂ©posĂ© une demande d’asile aux États-Unis, rejetĂ©e sans possibilitĂ© de recours. Parmi les accusĂ©s figurent le procureur gĂ©nĂ©ral, le chef d’état-major des armĂ©es et le directeur de l’immigration. Jusqu’à prĂ©sent, ce type de critiques visait surtout les États-Unis, accusĂ©s de sous-traiter la gestion des expulsions Ă  des pays africains n’ayant aucun lien avec les migrants concernĂ©s. Après l’Eswatini, le Ghana devient le deuxième pays africain visĂ© par une plainte nationale pour ce type de coopĂ©ration. Un accord discret, aux implications sensibles Accra n’a jamais confirmĂ© l’existence d’un accord formel avec Washington sur la relocalisation de migrants, mais la rĂ©cente annonce du transfert de 40 nouvelles personnes semble confirmer une entente bilatĂ©rale discrète. Pour l’avocat principal des plaignants, le Ghana « joue le rĂ´le d’exĂ©cutant dans une politique migratoire contraire au droit international ». Le ministre ghanĂ©en des Affaires Ă©trangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, a tentĂ© de calmer le jeu : « Le Ghana n’est pas la cible des accusations de violation des droits humains ». Mais la pression monte, notamment de la part d’ONG internationales et de juristes rĂ©gionaux. Un dilemme stratĂ©gique pour Accra En acceptant ces expulsions, le Ghana risque de compromettre son image de pays stable et respectueux du droit international. Mais refuser l’appui amĂ©ricain pourrait nuire Ă  des coopĂ©rations sensibles, notamment en matière de sĂ©curitĂ©, de renseignement ou de dĂ©veloppement. Entre solidaritĂ© diplomatique et exigence de souverainetĂ© juridique, le Ghana marche sur une ligne Ă©troite, dont l’issue pourrait faire jurisprudence pour l’ensemble du continent.

Ghana – Migrants expulsĂ©s par les États-Unis : une plainte qui dĂ©range Read More »

Ballon d’Or 2025 : Ousmane Dembélé entre dans la légende

C’est désormais officiel : Ousmane Dembélé est le Ballon d’Or 2025. L’ailier du Paris Saint-Germain a été couronné le lundi 22 septembre au théâtre du Châtelet à Paris, au terme d’une saison exceptionnelle. Le trophée lui a été remis par la légende brésilienne Ronaldinho, dans une salle comble réunissant l’élite du football mondial. À 28 ans, Dembélé devient le sixième Français à inscrire son nom au palmarès, rejoignant Kopa, Platini, Papin, Zidane et Benzema. Une récompense majeure pour celui qui a longtemps été freiné par les blessures et le doute. Mais en 2024-2025, tout a changé. Dembélé a brillé comme leader offensif du PSG, auteur d’une saison exceptionnelle conclue par un triplé historique : Ligue 1, Coupe nationale et Ligue des champions. Vitesse, créativité, régularité et efficacité : l’international français a porté son équipe dans les moments clés, enchaînant buts décisifs et prestations de haut vol. « Il a mûri, sur et en dehors du terrain », résume un ancien coéquipier au FC Barcelone. Libéré physiquement et mentalement, porté par la confiance de son entraîneur, Dembélé a franchi un cap attendu depuis des années. Ce sacre marque un tournant personnel, mais aussi une reconnaissance internationale pour le PSG, qui voit l’un de ses joueurs remporter pour la première fois le Ballon d’Or. Un symbole fort pour un club qui vise l’excellence et dont le rayonnement s’impose désormais aussi sur la scène individuelle.

Ballon d’Or 2025 : Ousmane Dembélé entre dans la légende Read More »

Paul Biya en Europe : un déplacement privé qui confirme la stabilité du pouvoir

Ă€ moins de trois semaines de l’élection prĂ©sidentielle du 12 octobre, le prĂ©sident camerounais Paul Biya a quittĂ© YaoundĂ© pour un court sĂ©jour privĂ© en Europe. Une absence maĂ®trisĂ©e qui s’inscrit dans la continuitĂ© de sa gouvernance et envoie un signal de stabilitĂ© aux partenaires du Cameroun. Un dĂ©placement conforme Ă  la pratique prĂ©sidentielle Dimanche 21 septembre, le prĂ©sident Paul Biya, 92 ans, a quittĂ© YaoundĂ© pour un sĂ©jour privĂ© en Europe, accompagnĂ© de son Ă©pouse Chantal Biya et de trois proches collaborateurs de haut rang : Samuel Mvondo Ayolo, Directeur du Cabinet Civil ; Vice-Amiral Joseph Fouda, Conseiller spĂ©cial ; Simon Pierre Bikele, Chef du Protocole d’État. Comme Ă  son habitude, la prĂ©sidence n’a pas prĂ©cisĂ© la destination ni la durĂ©e exacte du voyage. Ce format confidentiel correspond Ă  la gestion coutumière du prĂ©sident, qui alterne prĂ©sence sur le terrain et gouvernance Ă  distance, selon une organisation rodĂ©e. Gouvernance maintenue, institutions fonctionnelles Le dĂ©part du prĂ©sident n’interrompt en rien le calendrier Ă©lectoral. La Commission Ă©lectorale (ELECAM) poursuit la mise en Ĺ“uvre des opĂ©rations, tandis que les institutions rĂ©publicaines fonctionnent normalement. Aucun signe de vacance du pouvoir n’est Ă  signaler. « Ce n’est pas un dĂ©sengagement, mais un repositionnement stratĂ©gique », indique un cadre administratif Ă  YaoundĂ©. L’environnement politique reste stable, mĂŞme si des tensions persistent dans certaines rĂ©gions (Nord-Ouest, Sud-Ouest). L’appareil sĂ©curitaire reste pleinement opĂ©rationnel. Objectifs possibles du sĂ©jour : discrĂ©tion et coordination Plusieurs hypothèses crĂ©dibles sont avancĂ©es sur les objectifs de ce sĂ©jour prĂ©sidentiel : RĂ©actions diplomatiques : prudence et confiance Du cĂ´tĂ© des partenaires Ă©trangers, la tonalitĂ© reste mesurĂ©e : Ă€ Paris, on suit la situation « sans inquiĂ©tude particulière » ; Ă€ Bruxelles, l’Union europĂ©enne insiste sur « l’importance d’un scrutin apaisĂ©, crĂ©dible et transparent » ; Les organisations rĂ©gionales africaines saluent la stabilitĂ© institutionnelle et attendent le bon dĂ©roulement du processus Ă©lectoral. Un message implicite : sĂ©rĂ©nitĂ© avant l’échĂ©ance Loin d’un signe de retrait, ce sĂ©jour peut ĂŞtre interprĂ©tĂ© comme une dĂ©monstration de confiance dans la soliditĂ© du système institutionnel camerounais. Il reflète la volontĂ© du prĂ©sident de gĂ©rer le tempo politique avec calme, tout en consolidant les relations extĂ©rieures. « Paul Biya n’est pas en repli, il orchestre Ă  sa manière une phase de transition maĂ®trisĂ©e », rĂ©sume un analyste basĂ© Ă  Addis-Abeba. Un retour attendu, un discours stratĂ©gique possible Des sources proches du Cabinet civil indiquent que le prĂ©sident pourrait revenir avant la fin du mois. Il est attendu qu’il prononce un message Ă  la Nation Ă  l’approche du scrutin, rĂ©affirmant : Le sĂ©jour privĂ© du prĂ©sident Biya, annoncĂ© avec sobriĂ©tĂ©, s’inscrit donc dans une logique de continuitĂ© politique, de gestion stratĂ©gique du pouvoir et d’ouverture diplomatique. Ă€ l’heure oĂą le Cameroun entre dans une sĂ©quence Ă©lectorale dĂ©terminante, ce dĂ©placement discret renforce le sentiment d’une stabilitĂ© bien gardĂ©e. Ă€ suivre dans les prochains jours :

Paul Biya en Europe : un déplacement privé qui confirme la stabilité du pouvoir Read More »

Tchad : Réforme constitutionnelle et débat sur les mandats présidentiels, entre stabilité et modèles africains

L’adoption rĂ©cente par le parlement tchadien d’une nouvelle Constitution, supprimant la limitation du nombre de mandats prĂ©sidentiels, suscite Ă  la fois espoirs et interrogations. PrĂ©vue pour consolider les institutions nationales dans un contexte de transition post-crise, cette rĂ©forme relance un dĂ©bat complexe et sensible : celui de la durĂ©e du pouvoir exĂ©cutif en Afrique.AdoptĂ©e Ă  une Ă©crasante majoritĂ© (171 voix pour, 1 contre), cette rĂ©forme allonge Ă©galement la durĂ©e du mandat prĂ©sidentiel de cinq Ă  sept ans. Elle devra ĂŞtre validĂ©e par le SĂ©nat, puis par le Congrès, avant d’entrer en vigueur. Pour le gouvernement tchadien, il s’agit d’un choix stratĂ©gique visant Ă  garantir la continuitĂ© politique, la stabilitĂ© institutionnelle et l’efficacitĂ© du dĂ©veloppement Ă©conomique et sĂ©curitaire. Une lecture culturelle et historique du pouvoir Dans certaines grilles de lecture africaines, notamment dans les systèmes traditionnels, la longĂ©vitĂ© au pouvoir est perçue non pas comme un excès, mais comme un signe de sagesse, d’expĂ©rience et de stabilitĂ©. Ă€ l’image des chefs traditionnels ou des rois coutumiers, souvent dĂ©signĂ©s Ă  vie, un dirigeant qui reste longtemps peut ĂŞtre vu comme garant d’une paix durable et d’une gestion continue, dans des sociĂ©tĂ©s oĂą l’instabilitĂ© a souvent Ă©tĂ© coĂ»teuse. « Le respect de l’autoritĂ©, la valorisation de la continuitĂ© et la crainte du vide institutionnel sont profondĂ©ment ancrĂ©s dans certaines cultures africaines », explique Dr. Ibrahim Nassour, politologue tchadien. « Mais ces Ă©lĂ©ments doivent aujourd’hui coexister avec les exigences modernes de responsabilitĂ©, d’alternance et de reddition des comptes ». Afrique centrale : une dynamique rĂ©gionale controversĂ©e Le cas tchadien n’est pas isolĂ©. En Afrique centrale, plusieurs pays ont modifiĂ© leur Constitution au cours des deux dernières dĂ©cennies pour supprimer la limitation du nombre de mandats : Cameroun (2008), Congo-Brazzaville (2015), GuinĂ©e Ă©quatoriale (2011), et plus rĂ©cemment la RCA. Ces rĂ©formes ont souvent Ă©tĂ© justifiĂ©es par des besoins de stabilitĂ©, dans des environnements fragiles ou en proie Ă  des menaces sĂ©curitaires. Toutefois, les critiques pointent les risques d’une personnalisation du pouvoir, de verrouillage politique et de faible renouvellement des Ă©lites. Elles soulignent aussi que l’absence d’alternance peut gĂ©nĂ©rer, Ă  terme, des tensions sociales et une perte de confiance dans les institutions. Vers une gouvernance hybride et contextualisĂ©e ? La rĂ©forme tchadienne ouvre donc une rĂ©flexion plus large sur les modèles de gouvernance adaptĂ©s au continent africain. Faut-il systĂ©matiquement transposer les standards occidentaux d’alternance ? Ou plutĂ´t imaginer des formules hybrides qui combinent lĂ©gitimitĂ© culturelle, efficacitĂ© de l’État et garanties dĂ©mocratiques ? Pour de nombreux acteurs panafricains, la solution ne rĂ©side pas uniquement dans le nombre de mandats, mais dans la qualitĂ© de la gouvernance, la transparence Ă©lectorale, la justice indĂ©pendante et la participation citoyenne effective. Autrement dit, un mandat illimitĂ© n’est pas nĂ©cessairement antidĂ©mocratique s’il s’inscrit dans un cadre institutionnel robuste, Ă©quitable et contrĂ´lĂ©. Au Tchad, comme ailleurs en Afrique, les rĂ©formes constitutionnelles posent des questions fondamentales sur la trajectoire dĂ©mocratique du continent. Entre les exigences de stabilitĂ©, les rĂ©alitĂ©s culturelles et les aspirations citoyennes, le dĂ©bat sur les mandats prĂ©sidentiels reste ouvert, pluriel et profondĂ©ment africain.

Tchad : Réforme constitutionnelle et débat sur les mandats présidentiels, entre stabilité et modèles africains Read More »

Paul Biya s’envole pour l’Europe : retraite stratégique ou manœuvre d’équilibriste avant le scrutin du 12 octobre ?

Ă€ moins de trois semaines d’un scrutin prĂ©sidentiel capital au Cameroun, le prĂ©sident Paul Biya, 92 ans, a quittĂ© YaoundĂ© le dimanche 21 septembre pour ce que le Cabinet civil qualifie sobrement de « court sĂ©jour privĂ© en Europe ». Officiellement banal. Officieusement, cette absence soulève un faisceau de questions gĂ©opolitiques, Ă©conomiques et institutionnelles, Ă  l’heure oĂą le pays aborde une phase Ă©lectorale Ă  hauts risques. « Ce type de voyage, Ă  quelques jours d’un scrutin majeur, est tout sauf anodin », confie un diplomate europĂ©en. « Cela peut aussi indiquer une volontĂ© de contrĂ´ler les agendas hors des regards camerounais ». Une dĂ©lĂ©gation verrouillĂ©e, un agenda discret AccompagnĂ© de son Ă©pouse Chantal Biya, le prĂ©sident a voyagĂ© avec une dĂ©lĂ©gation resserrĂ©e, Ă  haute valeur symbolique : Samuel Mvondo Ayolo, Directeur du Cabinet Civil ; Vice-Amiral Joseph Fouda, Conseiller spĂ©cial Ă  la PrĂ©sidence ; Simon Pierre Bikele, Chef du Protocole d’État. Aucune indication n’a Ă©tĂ© donnĂ©e sur la destination exacte, ni sur la durĂ©e rĂ©elle du sĂ©jour. L’ambiguĂŻtĂ© du format « privĂ© » ouvre la voie Ă  toutes les hypothèses : contrĂ´le diplomatique discret, consultations mĂ©dicales, ou encore sĂ©curisation de soutiens internationaux. Contexte politique : tensions, crispations et incertitudes L’élection prĂ©sidentielle du 12 octobre 2025, Ă  laquelle Paul Biya est candidat pour un 8e mandat, s’annonce sous tension : Une opposition fracturĂ©e mais active, dĂ©nonçant un processus verrouillĂ© ; Une crise anglophone persistante, mais en basse intensitĂ©; Des spĂ©culations rĂ©currentes sur l’état de santĂ© du prĂ©sident. Une absence au timing stratĂ©gique Ce dĂ©part du territoire, Ă  la veille d’un scrutin sensible, envoie plusieurs signaux : 1. Stature prĂ©sidentielle Ă  l’international :Rencontrer des partenaires Ă©trangers ou des investisseurs dans un cadre non-public pourrait conforter une image de chef d’État toujours central, lĂ©gitime, et opĂ©rationnel. Le prĂ©sident chercherait ainsi Ă  montrer qu’il reste un interlocuteur crĂ©dible, malgrĂ© son âge avancĂ© et les appels internes au renouveau. 2. Message de continuitĂ© institutionnelle :La prĂ©sence de son cercle restreint dans la dĂ©lĂ©gation montre que le cĹ“ur du système reste verrouillĂ© et compact. 3. ManĹ“uvre diplomatique silencieuse :La formulation « court sĂ©jour privĂ© » est un outil de flexibilitĂ© politique : elle permet des ajustements discrets selon l’agenda, notamment en cas de rencontres bilatĂ©rales ou nĂ©gociations sensibles (sĂ©curitaires, Ă©conomiques ou Ă©lectorales). 4. Mise Ă  distance de la pression intĂ©rieure : Hors du territoire, le prĂ©sident Paul Biya Ă©vite la pression directe de l’opinion, des journalistes locaux, ou des oppositions. RĂ©actions diplomatiques & signaux internationaux MĂŞme sans dĂ©claration officielle majeure, les chancelleries occidentales suivent ce dĂ©placement avec attention : 1. France : Paris, puissance traditionnelle en zone CFA, suit « avec intĂ©rĂŞt » l’évolution de la situation. Des sources diplomatiques indiquent que le Quai d’Orsay attend des clarifications sur l’agenda prĂ©sidentiel, la santĂ© du chef de l’État et la tenue effective d’un scrutin crĂ©dible. 2. Union europĂ©enne : Bruxelles a appelĂ© YaoundĂ© Ă  garantir « des Ă©lections libres, transparentes, et inclusives », avec accès des mĂ©dias et observation internationale. La suite du sĂ©jour prĂ©sidentiel pourrait conditionner l’attitude de l’UE en matière d’aide et de coopĂ©ration post-Ă©lectorale. 3. ONG internationales : Human Rights Watch et Freedom House dĂ©noncent les restrictions Ă  la presse, la rĂ©pression dans les rĂ©gions anglophones et les dĂ©tentions arbitraires. Une dĂ©nonciation qui ne reflète pas toujours la rĂ©alitĂ© sur le terrain. A ce jour, aucune partie, aucune rĂ©gion du Cameroun n’est en Ă©bullition. 4. Diasporas et oppositions camerounaises : Certaines, surtout très minoritaires, critiques, rĂ©clament des explications publiques sur la finalitĂ© rĂ©elle de ce dĂ©placement et interpellent la communautĂ© internationale. 5. Chine, Turquie, Émirats : Acteurs Ă©conomiques majeurs au Cameroun, ces puissances non-occidentales pourraient voir dans cette visite une opportunitĂ© de renforcer leur prĂ©sence. Enjeux sĂ©curitaires, Ă©conomiques et gĂ©opolitiques 1. SĂ©curitĂ© intĂ©rieure :Une sĂ©curitĂ© intĂ©rieure renforcĂ©e, entre les mains du ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Ji, combinĂ©e Ă  la coordination sĂ©curitaire, – ministère de la DĂ©fense, DGSN -, dans les zones sensibles (Nord, ExtrĂŞme-Nord, rĂ©gions anglophones), oĂą l’armĂ©e mène des opĂ©rations contre Boko Haram et les milices sĂ©paratistes. 2. Économie sous tension : Les marchĂ©s et bailleurs de fonds internationaux suivent l’évolution politique avec prudence. En cas d’absence prolongĂ©e ou de tensions Ă©lectorales, la prime de risque souveraine du Cameroun pourrait augmenter, et certains investisseurs suspendre leurs engagements. GĂ©opolitique rĂ©gionale Le Cameroun reste un pivot stratĂ©gique en Afrique centrale, entre instabilitĂ© en Centrafrique, fragilitĂ© au Tchad et tensions dans le golfe de GuinĂ©e. Les partenaires internationaux veillent Ă  la stabilitĂ© de YaoundĂ© pour Ă©viter une contagion rĂ©gionale. Risques et incertitudes 1. Rumeurs de vacance du pouvoir : Une absence mal gĂ©rĂ©e pourrait amplifier les doutes sur la capacitĂ© de Paul Biya Ă  gouverner, voire Ă  mener une campagne Ă©lectorale active. 2. Tensions internes au sein du rĂ©gime : En cas de flottement, des rivalitĂ©s pourraient Ă©merger entre les barons du pouvoir, notamment dans l’armĂ©e et le gouvernement. 3. Recul diplomatique : Un mutisme prolongĂ© ou une mauvaise communication avec les alliĂ©s occidentaux pourrait fragiliser les appuis traditionnels du rĂ©gime. Le « court sĂ©jour privĂ© » de Paul Biya en Europe, Ă  trois semaines d’un scrutin crucial, n’est ni neutre ni sans portĂ©e stratĂ©gique. Derrière la prudence sĂ©mantique, se dessinent des calculs de lĂ©gitimitĂ©, des manĹ“uvres diplomatiques discrètes, et des messages adressĂ©s tant aux partenaires Ă©trangers qu’aux acteurs internes. Si le Cameroun entre dans une zone de fĂ©brilitĂ©, cette fĂ©brilitĂ© reste bien contrĂ´lĂ©e et surveillĂ©e, et « contenable Â».

Paul Biya s’envole pour l’Europe : retraite stratégique ou manœuvre d’équilibriste avant le scrutin du 12 octobre ? Read More »

Édéa : Carrefour industriel du Cameroun entre héritage colonial et ambitions modernes

SituĂ©e au cĹ“ur du triangle stratĂ©gique Kribi–ÉdĂ©a–Douala, la ville d’ÉdĂ©a, dans la rĂ©gion du Littoral, est bien plus qu’un simple nĹ“ud logistique. Elle est le tĂ©moin silencieux de plus d’un siècle de transformations industrielles, politiques et sociales qui ont marquĂ© l’histoire du Cameroun moderne. Un passĂ© colonial fondateur Initialement peuplĂ©e par les peuples Bakoko et Bassa, ÉdĂ©a tire son nom du mot « E’dea (Adiè) », signifiant « terre des ancĂŞtres ». C’est au tournant du XXe siècle que la ville entre pleinement dans l’histoire coloniale. Sous le protectorat allemand (1884-1916), ÉdĂ©a devient un point stratĂ©gique d’accès vers l’arrière-pays camerounais. Les colons allemands y bâtissent des infrastructures clĂ©s, dont le cĂ©lèbre pont de la Sanaga, encore appelĂ© « pont allemand » , construit en 1911. Ce pont mĂ©tallique en arc Ă  tablier suspendu est l’un des symboles de l’ingĂ©nierie allemande en Afrique centrale et en Afrique de l’Ouest, assurant Ă  la fois la circulation routière et ferroviaire, jusqu’au dĂ©but des annĂ©es 1980. Pont allemand « lancé » en 1911 Ă  EdĂ©a Si les archives ne permettent pas de confirmer avec certitude le nom du tout premier Allemand Ă  s’installer Ă  ÉdĂ©a, il est Ă©tabli que la ville a servi de base aux premières missions techniques et administratives du pouvoir colonial allemand dans la rĂ©gion. Le site exact d’implantation des premiers colons est localisĂ© autour de l’actuel quartier Koukouè, aujourd’hui zone industrielle Ă©mergente. Le barrage d’ÉdĂ©a : colonne vertĂ©brale Ă©nergĂ©tique du pays L’un des plus grands tournants industriels de la ville a lieu avec la construction du barrage hydroĂ©lectrique d’ÉdĂ©a sur le fleuve Sanaga, mis en service en 1954. Construit pour fournir l’énergie nĂ©cessaire Ă  l’usine d’aluminium Alucam, ce barrage est vite devenu un pilier de la politique Ă©nergĂ©tique nationale. Il fournit aujourd’hui encore une part significative de l’électricitĂ© utilisĂ©e non seulement dans l’industrie, mais aussi dans les mĂ©nages Ă  travers le pays. Le complexe hydroĂ©lectrique comprend Ă©galement une centrale Ă©lectrique d’une puissance initiale de 264 MW, qui a Ă©tĂ© progressivement modernisĂ©e. Ce projet, l’un des plus ambitieux de l’époque coloniale tardive, a permis Ă  ÉdĂ©a d’être parmi les premières villes d’Afrique centrale Ă  bĂ©nĂ©ficier d’une Ă©lectrification Ă  grande Ă©chelle. EdĂ©a, berceau de l’industrialisation Dans la mĂŞme dynamique, l’État camerounais crĂ©e en 1976 la Cellulose du Cameroun (Cellucam), usine gĂ©ante de pâte Ă  papier, officiellement inaugurĂ©e le 18 mars 1981 par le prĂ©sident Ahmadou Ahidjo. Avec près de 2 000 emplois directs et plus de 5 000 emplois indirects, Cellucam devient un pilier de l’économie locale. Cependant, des pannes techniques, un incendie majeur en 1982 et une mauvaise gestion prĂ©cipitent sa faillite. Aujourd’hui, l’État ambitionne de relancer le site via une technopole forĂŞt-bois, portĂ©e par la SCIEB, pour transformer la rĂ©gion en hub industriel du bois. Une ville en mutation : entre hĂ©ritage et modernisation Plus d’un siècle après l’arrivĂ©e des Allemands, ÉdĂ©a continue de se rĂ©inventer. L’inauguration de la cimenterie Central Africa Cement (CAC), le 19 septembre 2025, financĂ©e Ă  hauteur de 12 milliards FCFA, marque une nouvelle ère industrielle. L’unitĂ© produira 1 million de tonnes de ciment par an, exploitant les gisements locaux de calcaire et de pouzzolane, rĂ©duisant ainsi la dĂ©pendance aux importations. Cette initiative s’inscrit dans la politique nationale d’import-substitution, alignĂ©e sur la Vision 2035 du Cameroun, et devrait gĂ©nĂ©rer plus de 120 emplois directs et plusieurs centaines d’emplois indirects. Elle relance Ă©galement le plaidoyer des autoritĂ©s locales, qui rĂ©clament la crĂ©ation d’une zone franche industrielle, la rĂ©habilitation du rĂ©seau routier, l’accès Ă  l’eau potable, Ă  l’électricitĂ©, et la relance du projet de port sec Ă  Mbegne. Une centralitĂ© gĂ©opolitique et Ă©conomique rĂ©gionale SituĂ©e Ă  la croisĂ©e des grandes infrastructures nationales – rail, route, fleuve, Ă©nergie – ÉdĂ©a est aujourd’hui appelĂ©e Ă  devenir un hub industriel et logistique majeur de la sous-rĂ©gion. Avec la montĂ©e en puissance de la Zone de libre-Ă©change continentale africaine (ZLECAF), la ville peut capitaliser sur sa position gĂ©ographique pour devenir un centre de compĂ©titivitĂ© rĂ©gionale, Ă  condition d’investir durablement dans ses infrastructures et dans le respect des normes sociales et environnementales. En rĂ©sumĂ©

Édéa : Carrefour industriel du Cameroun entre héritage colonial et ambitions modernes Read More »

Bassa Power /l’Assiko vs Makouné : la bataille culturelle de deux danses sur la scène internationale

Assiko Deux danses, une identitĂ© : le peuple Bassa du Cameroun voit ses traditions convoitĂ©es, projetant l’Assiko et le MakounĂ© dans une rivalitĂ© douce au cĹ“ur de la diplomatie culturelle africaine. Makounè Au croisement de la musique, du patrimoine immatĂ©riel et de la diplomatie culturelle, deux danses emblĂ©matiques du peuple Bassa-Mpoo-Bati, l’Assiko et le MakounĂ©, s’imposent comme de puissants vecteurs d’influence africaine sur la scène mondiale. Tandis que l’une sĂ©duit les grandes scènes francophones, l’autre fait son chemin dans les universitĂ©s afrodescendantes et les festivals panafricains. Assiko, MakounĂ© : Deux danses, deux âmes du peuple bassa L’Assiko, popularisĂ©e par le mythique Jean Bikoko Aladin dans les annĂ©es 1950, est une danse de rĂ©sistance et d’élĂ©gance. Pieds nus, pagne serrĂ©, le danseur affronte la gravitĂ© en cadence, souvent au son de la guitare sèche et d’un rythme syncopĂ© frappĂ© sur une lame de fer et une bouteille. Elle est devenue un emblème de la culture Bassa dans les diasporas. Le MakounĂ©, plus ancien et ritualisĂ©, s’enracine dans les cĂ©rĂ©monies communautaires et la danse collective.   PortĂ©e par des percussions plus graves et des pas circulaires Ă©voquant la terre, la spiritualitĂ© et la cohĂ©sion du clan, cette danse connaĂ®t un regain d’intĂ©rĂŞt dans les centres culturels notamment de Douala et Kribi. « Le MakounĂ© est l’ADN rituel, l’Assiko est l’expression sociale. Ce sont les deux faces d’un peuple restĂ© debout malgrĂ© l’histoire coloniale », analyse Pr. Armand N. Nkou, anthropologue Ă  l’UniversitĂ© de YaoundĂ© I. Assiko, MakounĂ© : Une rivalitĂ© Ă  l’export, enjeu de soft power culturel Depuis 2022, l’Assiko a Ă©tĂ© inscrit dans plusieurs festivals europĂ©ens (Paris, Marseille, Genève, Bruxelles, Berlin Madrid, MontrĂ©al), avec des troupes bassa en rĂ©sidence artistique. En 2024, il a gĂ©nĂ©rĂ© plus de 800 000 € de retombĂ©es culturelles indirectes, selon le Ministère camerounais des Arts et de la Culture. Le MakounĂ©, quant Ă  lui, a Ă©tĂ© intĂ©grĂ© dans plusieurs programmes universitaires afrodescendants aux États-Unis et en Afrique du Sud, notamment Ă  l’universitĂ© Howard et Ă  Cape Town. Des chorĂ©graphes y voient une matrice originelle comparable au Mapouka ivoirien, au Kizomba angolais ou aux danses bantoues du KasaĂŻ. « Ce qui se joue, c’est la bataille symbolique pour inscrire un hĂ©ritage dans la conscience africaine globale », explique Grace Obado, chercheuse en diplomatie culturelle Ă  Nairobi. GĂ©opolitique du patrimoine : vers une reconnaissance Ă  l’UNESCO ? Le Cameroun envisage de proposer l’Assiko Ă  l’inscription sur la liste du patrimoine immatĂ©riel de l’UNESCO en 2026, un projet portĂ© par des acteurs comme l’Institut National des Arts du Cameroun (INAC) et l’Association Bassa en Mouvement. Mais certains intellectuels plaident pour une reconnaissance conjointe. C’est le cas de Nicole Ebanda, historienne de l’art : « Le MakounĂ© et l’Assiko sont les jambes d’un mĂŞme corps. Les dissocier, c’est affaiblir la narration culturelle de l’Afrique centrale ». Vers une politique culturelle rĂ©gionale ? Avec plus de 2,5 millions de Bassa au Cameroun, et une diaspora en France, aux États-Unis en Allemagne, au Canada et au Gabon, la valorisation de ces danses dĂ©passe le simple folklore. Elle touche Ă  la diplomatie culturelle, Ă  la mĂ©moire postcoloniale et Ă  l’intelligence Ă©conomique du patrimoine. Pour Cheikh Tidiane Gadio, ancien ministre des Affaires Ă©trangères du SĂ©nĂ©gal, « l’Afrique ne doit pas se contenter de danser. Elle doit savoir pourquoi elle danse, et comment danser peut devenir un levier Ă©conomique, identitaire et gĂ©opolitique ». NoĂ«l Ndong

Bassa Power /l’Assiko vs Makouné : la bataille culturelle de deux danses sur la scène internationale Read More »

Scroll to Top