Noël Ndong

CONAC (Cameroun) : A Mbankomo, la lutte contre la corruption passe à l’ère de l’intelligence artificielle

CONAC (Cameroun) : A Mbankomo, la lutte contre la corruption passe à l’ère de l’intelligence artificielle

L’intelligence artificielle ne transforme pas seulement l’économie et l’administration. Elle modifie aussi les méthodes employées pour frauder, dissimuler des opérations et contourner les mécanismes de contrôle. C’est face à cette mutation que la Commission nationale anti-corruption (CONAC) a réuni, du 14 au 25 septembre 2026 à Mbankomo, une centaine de cadres de plusieurs administrations.

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Douala (Cameroun) : les grands chantiers au coeur de la tournée stratégique de Dion Ngute

Premier ministre, Joseph Dion Ngute, a effectué vendredi dernier une visite de travail dans la région du Littoral. De la réhabilitation de la Route nationale n°3 à la future zone industrialo-portuaire de la Dibamba, en passant par la pose de la première pierre du complexe hôtelier Kempinski Shekinah Palace à Bonanjo, cette descente a mis en lumière les priorités du gouvernement en matière d’infrastructures et d’investissements.

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TRADEX dans le Septentrion (Cameroun) : Garoua au cœur d’une nouvelle séquence d’investissement

À la Préfecture de la Bénoué, le Directeur général de TRADEX, Emmanuel Patrick Mvondo, a échangé avec le préfet Oumarou Haman Wabi sur les investissements projetés dans le département. Une rencontre qui illustre l’ancrage territorial croissant de l’entreprise dans le Septentrion.

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La réaction de l’UCE révèle aussi une transformation progressive de la diaspora camerounaise en France

Saint-Mammès en France: le combat d’une maire devient celui de la diaspora camerounaise

Après la condamnation de l’auteur de propos racistes et discriminatoires visant Leslie Halleur Echaroux, l’Union des Camerounais de l’Étranger élève la voix. Au-delà d’une affaire judiciaire, la diaspora camerounaise revendique sa place dans le combat citoyen contre toutes les formes de haine. Saint-Mammès, petite commune de Seine-et-Marne, devient le théâtre d’un débat qui dépasse largement ses frontières municipales. Dans un communiqué publié le 27 septembre 2026, l’Union des Camerounais de l’Étranger (UCE) exprime sa « plus ferme indignation » face aux propos haineux, racistes, sexistes et discriminatoires visant Leslie Halleur Echaroux, maire de la commune. La condamnation judiciaire de leur auteur constitue, pour l’organisation, une première réponse. Mais elle ne saurait suffire à épuiser le sujet. L’UCE entend inscrire cette affaire dans une réflexion plus large sur la protection des élus, la dignité humaine et le respect des principes républicains. Quand l’attaque personnelle vise aussi la République Pour l’UCE, une frontière fondamentale doit être préservée : celle qui sépare la critique politique ou municipale – inhérente au fonctionnement démocratique – des attaques fondées sur l’origine, la couleur de peau, le sexe ou l’orientation sexuelle. Leslie Halleur Echaroux a été élue par les habitants de Saint-Mammès. Son mandat lui confère une légitimité démocratique qui ne peut être remise en cause par des considérations liées à son identité personnelle. S’attaquer à une élue en raison de ce qu’elle est plutôt qu’en raison de ce qu’elle fait revient, selon l’UCE, à déplacer le débat démocratique vers le terrain de la discrimination. La nuance est importante : elle permet de défendre simultanément la liberté du débat public et le droit de chacun à être protégé contre les comportements discriminatoires. Une diaspora qui prend position La réaction de l’UCE révèle aussi une transformation progressive de la diaspora camerounaise en France. Ses organisations ne se limitent plus aux questions relatives au Cameroun. Elles entendent également participer aux débats qui concernent la société française, dans laquelle vivent, travaillent, étudient et exercent leurs responsabilités de nombreux Camerounais et Franco-Camerounais. Le soutien apporté à la maire de Saint-Mammès s’inscrit dans cette logique. L’UCE ne défend pas seulement une personne : elle affirme le droit de tout citoyen à exercer des responsabilités publiques sans être ramené à son origine ou à son identité. Cette prise de position possède également une portée symbolique. La diaspora camerounaise compte parmi les communautés africaines fortement implantées en France. Sa capacité à intervenir sur les questions de citoyenneté, de discrimination et de cohésion sociale participe à son inscription dans l’espace civique français. La justice, puis la vigilance citoyenne L’UCE salue le courage et la résilience de Leslie Halleur Echaroux et appelle les habitants de Saint-Mammès, les associations et les pouvoirs publics à ne pas banaliser les discours de haine. L’organisation insiste parallèlement sur la nécessité de laisser la justice poursuivre son travail dans le respect de l’État de droit et des procédures en cours. Car l’enjeu dépasse désormais le seul cas de Saint-Mammès. Dans une démocratie, l’élection ne protège pas un responsable public contre la critique ; elle ne doit cependant jamais devenir un prétexte pour légitimer la haine ou la discrimination. Pour la diaspora camerounaise, cette affaire devient donc un marqueur citoyen. Elle rappelle que l’intégration ne signifie ni effacement des origines ni retrait de la vie publique. Elle peut aussi signifier prendre part, aux côtés des autres citoyens, à la défense des principes communs. À Saint-Mammès, l’UCE entend ainsi faire du soutien à Leslie Halleur Echaroux un message plus large : la diversité peut être une réalité sociale ; l’égalité demeure un principe républicain.

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De la CEMAC au marché continental, le chef de la diplomatie camerounaise défend une intégration africaine adossée à la transformation industrielle, à des financements plus accessibles et à une réforme de l’architecture économique mondiale. Pour Yaoundé le véritable test est désormais la capacité du Cameroun à produire, transformer et conquérir les marchés africains.

Lejeune Mbella Mbella : le Cameroun veut faire de la ZLECAf un accélérateur de puissance économique

De la CEMAC au marché continental, le chef de la diplomatie camerounaise défend une intégration africaine adossée à la transformation industrielle, à des financements plus accessibles et à une réforme de l’architecture économique mondiale. Pour Yaoundé le véritable test est désormais la capacité du Cameroun à produire, transformer et conquérir les marchés africains.

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Plus de 2 millions de Congolais vivent hors du pays

Paris : la RDC veut transformer sa diaspora en levier de puissance

La rencontre du 27 septembre à l’ambassade de la RDC en France place au premier plan une communauté de plus de 2 millions de Congolais à travers le monde. Compétences, entrepreneurs, transferts financiers, réseaux internationaux : Kinshasa cherche à mieux convertir ce capital humain en investissements, influence et développement. Plus de 2 millions de Congolais vivent hors du pays. De l’Afrique à l’Europe, cette diaspora constitue un réservoir de compétences, de capitaux et de réseaux encore insuffisamment structuré. À Paris, Kinshasa cherche à passer du lien communautaire à une véritable stratégie économique et d’influence. La diaspora congolaise s’installe au cœur de la stratégie de Kinshasa. Dimanche 27 septembre, l’ambassade de la République démocratique du Congo en France accueillera à Paris une « Rencontre avec la diaspora », sous le haut patronage du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, avec la coordination de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka et la participation de Crispin Mbadu Phanzu, ministre délégué chargé de la Francophonie et de la Diaspora. Le choix de Paris n’est pas anodin. France Diplomatie évaluait à 83 700 personnes la communauté de la RDC en France en 2022. Le ministère français de l’Intérieur recensait par ailleurs 101 911 ressortissants de RDC titulaires d’un titre de séjour en 2025, contre 94 059 en 2024, soit +8,3 %. Ces deux données ne recouvrent pas exactement le même périmètre, mais elles illustrent le poids croissant de la présence congolaise en France. À l’échelle mondiale, le phénomène est plus large. Selon les estimations des Nations unies pour 2024, environ 2,1 millions de personnes nées en RDC vivent à l’étranger. Les principaux pôles se trouvent en Afrique : Ouganda, Rwanda, Burundi et République du Congo, auxquels s’ajoutent la France et d’autres pays européens et nord-américains. La RDC figure ainsi parmi les principales terres d’origine des migrants africains, même si elle ne possède pas la première diaspora du continent. Une diaspora africaine, européenne et transnationale Cette géographie constitue une force particulière. Une partie importante de la diaspora est installée dans les pays voisins, au cœur des espaces économiques et commerciaux de l’Afrique centrale et orientale. Une autre s’est implantée en Europe, notamment en France, en Belgique et au Royaume-Uni, ainsi qu’en Amérique du Nord. Cette implantation donne aux Congolais de l’étranger un accès à plusieurs espaces économiques simultanément : marchés africains, Union européenne, Amérique du Nord, réseaux universitaires, financiers et technologiques. La diaspora n’est toutefois pas homogène. Elle comprend des salariés, commerçants, entrepreneurs, professions libérales, cadres, chercheurs, étudiants, personnels de santé, enseignants, acteurs culturels et responsables associatifs. En France, une estimation issue de données de l’Insee évoque environ 4 000 entrepreneurs, artisans, commerçants et chefs d’entreprise issus de la diaspora congolaise. Les secteurs cités sont notamment le commerce, les services, la restauration, le transport et l’entrepreneuriat. Par ailleurs, selon les données relayées par l’OIDC à partir de Campus France, 3 452 étudiants congolais de RDC étaient présents dans l’enseignement supérieur français durant l’année universitaire 2024-2025. Ces chiffres doivent être lus comme des indicateurs de tendance plutôt que comme un recensement exhaustif de la diaspora économique. À l’échelle mondiale, il n’existe pas, en revanche, de statistique consolidée permettant de répartir précisément les Congolais de la diaspora par secteur professionnel. C’est déjà l’un des enjeux : Kinshasa connaît encore imparfaitement le potentiel économique, scientifique et technologique de ses ressortissants à l’étranger. Des milliards de dollars, mais encore beaucoup de transferts familiaux La première puissance économique de la diaspora reste celle des transferts. La Banque mondiale estime que les envois de fonds reçus par la RDC représentaient 3,6 % de son PIB en 2025. Rapporté au PIB de quelque 91 milliards de dollars, cela correspond à un ordre de grandeur d’environ 3,3 milliards de dollars. Mais ces flux servent principalement à soutenir les familles, la consommation, l’éducation, la santé ou le logement. Le défi stratégique est de parvenir à convertir une partie plus importante de ces ressources en capital productif : entreprises, immobilier structuré, agriculture, industrie, numérique, infrastructures, services financiers ou transformation des matières premières. Une force réelle, mais plusieurs fragilités La diaspora congolaise dispose de plusieurs atouts : un volume humain important, une forte implantation régionale, une présence européenne ancienne, des compétences diversifiées, des réseaux associatifs, des étudiants et des entrepreneurs, ainsi qu’une capacité financière mesurable. Mais ses faiblesses sont également identifiables : fragmentation des réseaux, dispersion des initiatives, faible connaissance mutuelle des compétences, manque de données consolidées, insuffisance des mécanismes d’investissement et difficulté à transformer les transferts individuels en projets collectifs. À cela s’ajoute une autre difficulté : les populations congolaises à l’étranger comprennent une importante composante humanitaire. Fin 2025, le HCR recensait plus de 1,24 million de réfugiés et demandeurs d’asile originaires de RDC dans les pays concernés, principalement en Afrique. Cette réalité rappelle que le terme « diaspora » recouvre des situations économiques et sociales très différentes. Paris, laboratoire d’une nouvelle relation La rencontre du 27 septembre intervient donc à un moment où Kinshasa cherche à mieux organiser cette ressource humaine transnationale. La France constitue déjà un espace économique important pour la RDC. En 2025, les exportations françaises vers le Congo-Kinshasa ont représenté 190 millions d’euros, tandis que les importations françaises en provenance de RDC ont atteint 217,5 millions d’euros, contre 141 millions en 2024. La diaspora peut se situer à l’interface de ces échanges : identifier des partenaires, attirer des investisseurs, faciliter l’accès aux marchés, transférer des compétences, accompagner les entreprises congolaises et créer des passerelles technologiques. Le véritable enjeu de la rencontre parisienne dépasse ainsi le simple dialogue communautaire. Il est institutionnel : comment identifier les compétences ? Comment financer les projets ? Comment sécuriser les investissements de la diaspora ? Comment associer les entrepreneurs de Kinshasa, Lubumbashi ou Goma à ceux de Paris, Bruxelles, Londres, Johannesburg ou Montréal ? La RDC dispose déjà d’un capital humain international considérable. Ce qui lui manque encore, c’est une architecture capable de le fédérer. De communauté à réseau. De réseau à investissement. D’investissement à influence. C’est dans cette transformation que se joue désormais une partie de la

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Le dossier révélé par France 24 et Forbidden Stories place le Cameroun au cœur d'une nouvelle pratique de la politique migratoire américaine.

Expulsés américains en Afrique : le Cameroun au coeur de la nouvelle diplomatie migratoire de Trump

De Yaoundé à Washington, les expulsions vers des pays tiers redessinent les rapports de force migratoires entre les États-Unis et l’Afrique. Pour le Cameroun, l’enjeu dépasse l’accueil de quelques dizaines de migrants : il touche à sa souveraineté, à sa diplomatie et à son positionnement stratégique.

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