Culture & Heritage

Le dossier Congo-CEMAC dépasse donc largement Brazzaville.

CEMAC : du risque congolais Ă  la nouvelle bataille financière de l’Afrique

La situation du Congo ne peut plus être regardée à la seule échelle de Brazzaville. Elle révèle les fragilités d’une CEMAC confrontée au poids de la dette, mais aussi celles d’une Afrique désormais prise entre des besoins de financement croissants, un coût du capital plus élevé et la recomposition du système financier mondial.

CEMAC : du risque congolais Ă  la nouvelle bataille financière de l’Afrique Read More »

Du 3 au 6 septembre 2026, Chicago devient le point de convergence d’une communauté dont le rayonnement dépasse largement les frontières du Cameroun.

Chicago 2026 : la diaspora bamiléké veut passer du pouvoir d’influence au pouvoir d’investissement

Réunir plusieurs milliers de Bamiléké à Chicago n’est plus seulement une affaire d’identité. Derrière l’All Bamiléké Convention se joue une question stratégique : comment transformer un puissant réseau diasporique en capital économique, en compétences et en projets capables de peser durablement sur le développement du Cameroun ?

Chicago 2026 : la diaspora bamiléké veut passer du pouvoir d’influence au pouvoir d’investissement Read More »

Le projet couvre 218,9 km, de Bekoko à Bandjoun : 70 km pour Bekoko–Penja, 77,7 km pour Penja–Pont du Nkam et 71,2 km pour Pont du Nkam–Bandjoun.

Route Douala–Bafoussam (Cameroun) : un tronçon Ă  l’agonie oubliĂ©

C’est l’un des corridors les plus stratĂ©giques du Cameroun. Pourtant, entre Douala et Bafoussam, les usagers continuent de subir une chaussĂ©e fortement dĂ©gradĂ©e, des ralentissements et des temps de parcours qui explosent. Alors que la Banque islamique de dĂ©veloppement (BID) a approuvĂ© un financement de 139,3 milliards de FCFA sur un projet Ă©valuĂ© Ă  150,8 milliards, les travaux ne sont toujours pas entrĂ©s dans leur phase d’exĂ©cution. Le blocage n’est dĂ©sormais plus celui du financement, mais celui de la maturation administrative, financière et contractuelle du projet. Un projet financĂ©, mais pas encore matĂ©rialisĂ© Le paradoxe est saisissant : le financement existe, le projet est dĂ©coupĂ© en trois lots et les procĂ©dures de passation des marchĂ©s ont Ă©tĂ© engagĂ©es, mais les engins ne sont pas encore sur le terrain. Le projet couvre 218,9 km, de Bekoko Ă  Bandjoun : 70 km pour Bekoko–Penja, 77,7 km pour Penja–Pont du Nkam et 71,2 km pour Pont du Nkam–Bandjoun. La BID doit financer 212,349 millions d’euros, soit environ 139,3 milliards de FCFA, tandis que la contrepartie camerounaise est de 11,5 milliards. La prĂ©paration a nĂ©anmoins progressĂ©. La BID a autorisĂ© les acquisitions anticipĂ©es et l’avis de prĂ©qualification des entreprises a Ă©tĂ© publiĂ© en novembre 2025. La date limite de rĂ©ception des candidatures, initialement fixĂ©e Ă  dĂ©cembre 2025, a Ă©tĂ© reportĂ©e au 2 fĂ©vrier 2026. Autrement dit, le chantier est aujourd’hui dans une phase de passation des marchĂ©s plutĂ´t que d’exĂ©cution physique. Pourquoi les travaux tardent-ils ? Le principal verrou reste la finalisation du cadre financier et institutionnel permettant la signature de l’accord de prĂŞt. Ă€ cela s’ajoute la nĂ©cessitĂ© d’obtenir les validations de la BID sur les diffĂ©rentes procĂ©dures de recrutement. Trois marchĂ©s structurants doivent notamment ĂŞtre sĂ©curisĂ©s : les entreprises de travaux, la mission de contrĂ´le et de surveillance, ainsi que l’audit comptable et financier. Les procĂ©dures correspondantes ont Ă©tĂ© lancĂ©es, certaines ayant dĂ©jĂ  atteint le stade des manifestations d’intĂ©rĂŞt. L’ARMP recensait encore en 2026 des procĂ©dures relatives au contrĂ´le des travaux et Ă  l’audit du projet. Cette succession d’Ă©tapes explique en partie le dĂ©calage entre l’annonce du financement et le dĂ©marrage effectif du chantier. Mais elle met surtout en lumière une faiblesse rĂ©currente des grands projets routiers camerounais : mobiliser l’argent ne signifie pas automatiquement ĂŞtre capable de transformer rapidement cet argent en kilomètres de routes rĂ©habilitĂ©s. Un corridor qui ne peut plus attendre L’urgence est d’autant plus forte que la RN5 constitue une artère essentielle entre le Littoral et l’Ouest. Elle relie le principal pĂ´le Ă©conomique et portuaire du pays Ă  une rĂ©gion densĂ©ment peuplĂ©e, agricole et commerçante, avant de prolonger son influence vers le Nord-Ouest. Son importance dĂ©passe donc le simple transport de voyageurs. Produits agricoles, denrĂ©es alimentaires, matĂ©riaux de construction, marchandises importĂ©es et produits manufacturĂ©s empruntent cet axe. Sa dĂ©gradation renchĂ©rit mĂ©caniquement les coĂ»ts logistiques : davantage de carburant, usure accĂ©lĂ©rĂ©e des vĂ©hicules, pertes de temps, risques d’accidents et augmentation du prix du transport. Les consĂ©quences sont dĂ©jĂ  visibles. Selon un reportage publiĂ© en aoĂ»t 2026, le trajet, autrefois rĂ©alisable en environ trois heures et demie, peut dĂ©sormais atteindre près de dix heures selon l’Ă©tat du trafic et de la chaussĂ©e. Le coĂ»t Ă©conomique de l’immobilisme Une route dĂ©gradĂ©e constitue une taxe invisible sur l’Ă©conomie. Pour les transporteurs, chaque heure supplĂ©mentaire passĂ©e sur la route reprĂ©sente des charges additionnelles. Pour les agriculteurs de l’Ouest, elle peut rĂ©duire la compĂ©titivitĂ© des produits acheminĂ©s vers Douala. Pour les entreprises, elle complique la gestion des stocks et les dĂ©lais de livraison. Pour les passagers, elle se traduit par des trajets plus longs et plus coĂ»teux. Le problème est amplifiĂ© par les pluies, le trafic lourd et l’insuffisance de l’entretien. Le corridor concentre ainsi deux contraintes contradictoires : une demande de mobilitĂ© Ă©levĂ©e et une infrastructure qui n’est plus adaptĂ©e Ă  cette intensitĂ© d’utilisation. Une rĂ©habilitation qui doit ĂŞtre pensĂ©e comme un investissement Ă©conomique La future rĂ©habilitation ne devrait donc pas ĂŞtre considĂ©rĂ©e comme une simple opĂ©ration de remise en Ă©tat de la chaussĂ©e. Elle reprĂ©sente un investissement dans la compĂ©titivitĂ© des territoires. Le projet prĂ©voit une chaussĂ©e de 7,5 mètres, des accotements adaptĂ©s aux zones traversĂ©es et l’amĂ©nagement en 2Ă—2 voies dans certaines grandes agglomĂ©rations. Ces choix doivent permettre d’absorber une partie de la croissance future du trafic. L’enjeu est Ă©galement rĂ©gional. Une meilleure liaison Douala–Bafoussam rĂ©duirait les coĂ»ts de connexion de l’Ouest au port de Douala et renforcerait les Ă©changes entre les bassins de production et de consommation. 2026-2027 : le vĂ©ritable test Les donnĂ©es de passation des marchĂ©s montrent que le processus avance : les trois lots de travaux figurent dĂ©sormais dans la programmation des marchĂ©s, avec des montants d’environ 40 milliards de FCFA chacun. Le vĂ©ritable indicateur de rĂ©ussite sera toutefois le passage de cette phase administrative au dĂ©marrage effectif des travaux. Pour les usagers, le temps des annonces est largement dĂ©passĂ©. Chaque mois supplĂ©mentaire de retard prolonge les pertes Ă©conomiques, les risques et les difficultĂ©s de mobilitĂ©. Avec 218,9 km Ă  rĂ©habiliter et près de 151 milliards de FCFA Ă  investir, le projet Douala–Bafoussam est moins confrontĂ© aujourd’hui Ă  un problème de ressources qu’Ă  un impĂ©ratif d’exĂ©cution. La question n’est donc plus de savoir si la route sera financĂ©e, mais quand les financements mobilisĂ©s se transformeront enfin en bitume, en sĂ©curitĂ© et en gains de productivitĂ© pour l’Ă©conomie camerounaise. Simon Emmanuel Minyem

Route Douala–Bafoussam (Cameroun) : un tronçon Ă  l’agonie oubliĂ© Read More »

Le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, s’y est rendu le 2 septembre pour évaluer les conditions de fonctionnement de l’institution et échanger avec ses responsables.

ANIF- Argent sale : : le Cameroun veut changer d’échelle dans la traque

La visite de Louis Paul Motaze à l’Agence nationale d’investigation financière (ANIF), le 2 septembre 2026 à Yaoundé, intervient à un moment particulièrement sensible pour le dispositif camerounais de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et le financement de la prolifération.

ANIF- Argent sale : : le Cameroun veut changer d’échelle dans la traque Read More »

Quand la diaspora transforme la solidarité en investissement

Ndog Njèe d’Europe (Cameroun) : la diaspora qui bâtit l’avenir de NgweĂŻ

À Seppè, dans le département de la Sanaga maritime, la diaspora des Ndog Njèe d’Europe transforme l’attachement au terroir en réalisations concrètes. Réhabilitation des écoles maternelle et primaire, amélioration du cadre d’apprentissage et dotation en équipements : le 7 septembre 2026, la communauté célèbre un retour au pays placé sous le signe de la transmission et du développement.

Ndog Njèe d’Europe (Cameroun) : la diaspora qui bâtit l’avenir de NgweĂŻ Read More »

La présence d’anciens internationaux camerounais, notamment Pierre Womé Nlend, Jean II Makoun, Achille Emana et Alioum Boukar, a donné une dimension particulière à la rencontre.

Tradex Champions League 2026 – Cameroun : Cap dans la localitĂ© de Lobo dans la LekiĂ©

Au-delĂ  du football, Tradex mise sur le dĂ©veloppement local. C’Ă©tait le cas lors de la deuxième Ă©dition de la Tradex Champions League qui s’est achevĂ©e dimanche 30 aoĂ»t 2026 par le sacre de Lion Vert, vainqueur de Petit Fils FC aux tirs au but. Au-delĂ  de l’affluence et du spectacle, la finale a surtout mis en lumière les enjeux de dĂ©veloppement d’une localitĂ© qui attend dĂ©sormais des investissements capables de soutenir durablement son activitĂ© Ă©conomique. C’Ă©tait Ă  Lobo, dans le dĂ©partement de la LekiĂ©, Ă  37 kms de YaoundĂ©. Lion Vert remporte une finale très suivie Le stade municipal de Lobo a accueilli plus de 5 000 spectateurs pour la finale de la deuxième Ă©dition de la Tradex Champions League. La rencontre opposait Lion Vert Ă  Petit Fils FC, les deux Ă©quipes s’étant dĂ©jĂ  affrontĂ©es lors du match d’ouverture. Après un match disputĂ©, les deux formations ont dĂ» passer par la sĂ©ance des tirs au but. Lion Vert s’est finalement imposĂ© et a remportĂ© le trophĂ©e, concluant une compĂ©tition qui aura rĂ©uni les Ă©quipes reprĂ©sentant plusieurs communautĂ©s de l’arrondissement. La prĂ©sence d’anciens internationaux camerounais, notamment Pierre WomĂ© Nlend, Jean II Makoun, Achille Emana et Alioum Boukar, a donnĂ© une dimension particulière Ă  la rencontre. Le volet culturel a Ă©galement contribuĂ© Ă  attirer le public avec les prestations de plusieurs artistes camerounais. Au-delĂ  de la compĂ©tition, le tournoi apparaĂ®t ainsi comme un instrument de mobilisation de la jeunesse pendant les vacances et de rassemblement des populations originaires des 26 villages de Lobo. Une plateforme pour les initiatives locales La finale a Ă©galement servi de cadre Ă  des actions Ă  caractère social. Des fournitures scolaires ont Ă©tĂ© remises Ă  des enfants Ă  quelques jours de la rentrĂ©e, tandis que des mĂ©nages ont reçu des bouteilles de gaz. Ces initiatives rĂ©pondent Ă  des besoins immĂ©diats, mais leur portĂ©e reste nĂ©cessairement limitĂ©e au regard des dĂ©fis structurels auxquels sont confrontĂ©es les populations. L’enjeu est dĂ©sormais de savoir comment ce type d’Ă©vĂ©nement peut s’inscrire dans une dĂ©marche plus large de dĂ©veloppement local. C’est sur ce terrain que l’annonce faite par TRADEX prend une importance particulière. Une station-service annoncĂ©e, un investissement attendu Le directeur gĂ©nĂ©ral de TRADEX, Patrick Mvondo, a annoncĂ© l’implantation prochaine d’une station-service dans la localitĂ©. Si cette infrastructure se concrĂ©tise, elle constituera l’une des principales retombĂ©es Ă©conomiques durables associĂ©es Ă  l’Ă©vĂ©nement. Pour Lobo, l’enjeu dĂ©passe la simple disponibilitĂ© du carburant. Une station-service peut contribuer Ă  amĂ©liorer l’accès aux produits pĂ©troliers, faciliter les dĂ©placements et soutenir les activitĂ©s Ă©conomiques dĂ©pendantes du transport. Elle peut Ă©galement crĂ©er des emplois directs et indirects et gĂ©nĂ©rer une activitĂ© commerciale autour du site. L’investissement intervient dans une localitĂ© oĂą l’amĂ©lioration des infrastructures constitue un enjeu majeur pour accompagner l’activitĂ© Ă©conomique. Les rĂ©alisations municipales mises en avant lors de la cĂ©rĂ©monie – stade, hĂ´tel de ville et logements sociaux – constituent dĂ©jĂ  des Ă©lĂ©ments de structuration du territoire. Leur impact sera toutefois renforcĂ© si les investissements privĂ©s suivent et contribuent Ă  crĂ©er une activitĂ© Ă©conomique permanente. C’est prĂ©cisĂ©ment lĂ  que se situe l’intĂ©rĂŞt de la dĂ©marche de TRADEX : passer d’un soutien ponctuel Ă  un Ă©vĂ©nement sportif Ă  une prĂ©sence Ă©conomique susceptible de produire des effets durables. La Tradex Champions League aura donc offert Ă  Lobo une vitrine exceptionnelle. Mais pour les populations, le vĂ©ritable bĂ©nĂ©fice se mesurera moins au nombre de spectateurs rĂ©unis pour une finale qu’Ă  la capacitĂ© des initiatives annoncĂ©es Ă  se traduire par des services, des emplois, des investissements et de nouvelles opportunitĂ©s Ă©conomiques. La prochaine Ă©dition du tournoi pourra prolonger cette dynamique ; la concrĂ©tisation de la station-service, elle, permettra surtout d’en mesurer la portĂ©e Ă©conomique rĂ©elle. Simon Emmanuel Minyem

Tradex Champions League 2026 – Cameroun : Cap dans la localitĂ© de Lobo dans la LekiĂ© Read More »

Scroll to Top