Noël Ndong

La tension monte entre le Tchad et la République centrafricaine.

Tchad-Centrafrique : une frontière sous tension au cœur de l’Afrique centrale

Après une nouvelle incursion attribuée à l’armée centrafricaine sur son territoire, N’Djamena a convoqué l’ambassadeur de Bangui et exigé des explications. La répétition d’incidents depuis 2021 révèle la fragilité d’une frontière située au croisement des enjeux sécuritaires tchadiens, centrafricains et soudanais.

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Elle concerne notamment Ruben Um Nyobè, Félix-Roland Moumié, Ernest Ouandié et les milliers de Camerounais victimes de la répression.

Guerre du Cameroun : quand la répression coloniale voulait aussi faire école

De 1955 au début des années 1970, la France a mené au Cameroun une guerre longtemps occultée. Pour l’historien Pascal Blanchard, cette répression ne répondait pas seulement à l’insurrection nationaliste : elle s’inscrivait aussi dans une stratégie destinée à préserver les intérêts français et à montrer aux autres territoires africains le prix d’une rupture avec Paris.

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Pour le Canada, le Cameroun peut également constituer une porte d’entrée vers l’Afrique centrale.

Yaoundé-Canada : la diaspora au cœur d’un nouveau corridor économique

Ouvert le 7 octobre à Yaoundé, le Salon de l’immigration et de l’investissement Afrique-Canada met en avant un enjeu désormais stratégique : transformer les mobilités, les compétences et les réseaux de la diaspora en investissements, en emplois et en partenariats économiques. La quatrième édition du Salon de l’immigration et de l’investissement Afrique-Canada (SACII) place le capital humain au centre du rapprochement entre le Cameroun et le Canada. Les participants étaient réunis à Yaoundé autour du thème « Investir dans le capital humain et l’innovation : un moteur de transformation économique et d’immigration sûre entre l’Afrique et le Canada ». Ils ont exploré les nouvelles possibilités de coopération dans les domaines de l’investissement, de l’innovation et de la mobilité. Au-delà de la question migratoire, le salon dessine ainsi un autre enjeu : faire de la diaspora un actif économique et relationnel entre les deux espaces. La Haut-commissaire du Canada au Cameroun, Marie-Claude Harvey, a insisté sur le rôle des communautés de la diaspora comme « ponts » entre les deux continents. Pour Ottawa, ces réseaux peuvent faciliter les échanges commerciaux, rapprocher les entreprises et favoriser la constitution de partenariats. Mais leur efficacité se mesurera surtout après le salon, à travers la transformation des contacts en projets et en investissements. Cette approche rejoint les préoccupations de Yaoundé. En août 2026, le ministère camerounais des Finances et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) ont engagé des discussions sur la mobilisation des ressources de la diaspora en faveur de l’emploi et du développement économique. L’objectif affiché est notamment de mieux articuler les politiques migratoires avec la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30) et d’orienter davantage les ressources vers les investissements productifs. Pour le Cameroun, l’enjeu est considérable. La diaspora ne représente pas seulement des transferts financiers. Elle constitue aussi un réservoir de compétences, de réseaux professionnels, d’accès aux marchés et de capitaux susceptibles d’accompagner les entreprises camerounaises vers l’international. Pour le Canada, le Cameroun peut également constituer une porte d’entrée vers l’Afrique centrale. Lors des célébrations de la Fête du Canada à Yaoundé en juillet, Marie-Claude Harvey avait présenté le Cameroun comme un partenaire important dans la région pour l’investissement et la coopération commerciale. Mais le développement de cette mobilité économique suppose également de sécuriser les parcours migratoires. Le SACII a ainsi mis en lumière les risques liés aux intermédiaires frauduleux promettant des visas canadiens. La diplomate canadienne a rappelé qu’aucun intermédiaire ne peut garantir l’obtention d’un visa et a invité les candidats à utiliser directement les procédures officielles. Le message est donc double : faciliter la circulation des compétences et des capitaux, tout en protégeant les candidats à la mobilité contre les réseaux frauduleux. Pour Yaoundé comme pour Ottawa, le véritable défi sera désormais de transformer le capital humain circulant entre les deux espaces en capital économique, technologique et entrepreneurial. Le SACII entend précisément se positionner sur ce nouveau corridor entre migration, diaspora et investissement.

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Avec près de 30 millions d’habitants, le Cameroun dispose du marché intérieur le plus important de la CEMAC.

Cameroun : la bataille démographique sera-t-elle celle de la puissance ?

Avec une population proche de 30 millions d’habitants et une majorité de jeunes, le Cameroun dispose d’un potentiel démographique considérable en Afrique centrale. Mais entre pression sur l’emploi, besoins croissants en infrastructures et faiblesse de la transformation industrielle, le défi est désormais de convertir le nombre en richesse, en compétences et en influence régionale.

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La modernisation du corridor Douala-Bangui vise officiellement à fluidifier les échanges commerciaux entre le Cameroun et la République centrafricaine.

Douala-Bangui : le Cameroun consolide son rôle de porte d’entrée de l’Afrique centrale

La modernisation du corridor Douala-Bangui dépasse le simple enjeu routier. En reliant plus efficacement le principal port camerounais à la Centrafrique, et indirectement au Tchad, le projet renforce le poids logistique de Yaoundé dans une Afrique centrale où l’accès à la mer constitue un enjeu stratégique.

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L’économie circulaire change d’échelle en Afrique

Économie circulaire : l’Afrique veut reprendre la main sur la valeur de ses ressources

Au Forum mondial de l’économie circulaire de Gandhinagar, la Banque africaine de développement pousse un agenda qui dépasse la gestion des déchets : transformer, réparer, reconditionner et recycler pour industrialiser le continent, sécuriser les matières premières et créer des emplois. Pour le Cameroun et l’Afrique centrale, l’enjeu est désormais de convertir les ressources disponibles en chaînes de valeur locales.

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Au Cameroun, où l’entrepreneuriat constitue à la fois un espace d’innovation, une source de revenus et un important réservoir d’emplois, la question n’est plus seulement de créer une activité.

African Lions Championship : l’école Sonia Mouandjo Soppo

Pour sa deuxième édition, l’African Lions Championship veut rapprocher l’entrepreneuriat des réalités du marché. Avec Sonia Christiane Mouandjo Soppo, Sales Manager aux Boissons du Cameroun, l’événement mise sur une professionnelle aguerrie de la vente, du management et de la performance commerciale pour transmettre des méthodes directement applicables aux entrepreneures.

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La disparition de Cheikh Hamidou Kane, le 3 octobre 2026 à Dakar, ne constitue pas seulement une perte pour la littérature africaine.

Cheikh Hamidou Kane : l’Afrique avait déjà son débat sur la souveraineté intellectuelle

Mort à Dakar à 98 ans, l’auteur de L’Aventure ambiguëlaisse une œuvre qui dépasse largement la littérature. Dès 1961, il interrogeait le rapport de l’Afrique aux savoirs, aux modèles occidentaux et à la maîtrise de son propre récit. Une question devenue aujourd’hui un enjeu de soft power.

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