Au-delà du football, Tradex mise sur le développement local. C’était le cas lors de la deuxième édition de la Tradex Champions League qui s’est achevée dimanche 30 août 2026 par le sacre de Lion Vert, vainqueur de Petit Fils FC aux tirs au but. Au-delà de l’affluence et du spectacle, la finale a surtout mis en lumière les enjeux de développement d’une localité qui attend désormais des investissements capables de soutenir durablement son activité économique. C’était à Lobo, dans le département de la Lekié, à 37 kms de Yaoundé. Lion Vert remporte une finale très suivie Le stade municipal de Lobo a accueilli plus de 5 000 spectateurs pour la finale de la deuxième édition de la Tradex Champions League. La rencontre opposait Lion Vert à Petit Fils FC, les deux équipes s’étant déjà affrontées lors du match d’ouverture. Après un match disputé, les deux formations ont dû passer par la séance des tirs au but. Lion Vert s’est finalement imposé et a remporté le trophée, concluant une compétition qui aura réuni les équipes représentant plusieurs communautés de l’arrondissement. La présence d’anciens internationaux camerounais, notamment Pierre Womé Nlend, Jean II Makoun, Achille Emana et Alioum Boukar, a donné une dimension particulière à la rencontre. Le volet culturel a également contribué à attirer le public avec les prestations de plusieurs artistes camerounais. Au-delà de la compétition, le tournoi apparaît ainsi comme un instrument de mobilisation de la jeunesse pendant les vacances et de rassemblement des populations originaires des 26 villages de Lobo. Une plateforme pour les initiatives locales La finale a également servi de cadre à des actions à caractère social. Des fournitures scolaires ont été remises à des enfants à quelques jours de la rentrée, tandis que des ménages ont reçu des bouteilles de gaz. Ces initiatives répondent à des besoins immédiats, mais leur portée reste nécessairement limitée au regard des défis structurels auxquels sont confrontées les populations. L’enjeu est désormais de savoir comment ce type d’événement peut s’inscrire dans une démarche plus large de développement local. C’est sur ce terrain que l’annonce faite par TRADEX prend une importance particulière. Une station-service annoncée, un investissement attendu Le directeur général de TRADEX, Patrick Mvondo, a annoncé l’implantation prochaine d’une station-service dans la localité. Si cette infrastructure se concrétise, elle constituera l’une des principales retombées économiques durables associées à l’événement. Pour Lobo, l’enjeu dépasse la simple disponibilité du carburant. Une station-service peut contribuer à améliorer l’accès aux produits pétroliers, faciliter les déplacements et soutenir les activités économiques dépendantes du transport. Elle peut également créer des emplois directs et indirects et générer une activité commerciale autour du site. L’investissement intervient dans une localité où l’amélioration des infrastructures constitue un enjeu majeur pour accompagner l’activité économique. Les réalisations municipales mises en avant lors de la cérémonie – stade, hôtel de ville et logements sociaux – constituent déjà des éléments de structuration du territoire. Leur impact sera toutefois renforcé si les investissements privés suivent et contribuent à créer une activité économique permanente. C’est précisément là que se situe l’intérêt de la démarche de TRADEX : passer d’un soutien ponctuel à un événement sportif à une présence économique susceptible de produire des effets durables. La Tradex Champions League aura donc offert à Lobo une vitrine exceptionnelle. Mais pour les populations, le véritable bénéfice se mesurera moins au nombre de spectateurs réunis pour une finale qu’à la capacité des initiatives annoncées à se traduire par des services, des emplois, des investissements et de nouvelles opportunités économiques. La prochaine édition du tournoi pourra prolonger cette dynamique ; la concrétisation de la station-service, elle, permettra surtout d’en mesurer la portée économique réelle. Simon Emmanuel Minyem